Memory Image

Les carnets du sous-sol

1992

Fedor Mikhaĭlovich Dostoevskiĭ

HM

Heloise Minkhar envisage de faire

Avis de la communauté

Opinion du public

user icon

73 avis

memorizer logo

7,9/10

logo memorizer

Découvrez si vos amis l'ont ajouté

Plus d'infos

Summary

Réfugié dans son sous-sol, le personnage que met en scène Dostoïevski n'a de cesse qu'il n'ait conspué l'humaine condition pour prôner son droit à la liberté. Et il n'a de répit qu'il n'ait, dans son discours, humilié, diminué, vilipendé les amis de passage ou la maîtresse d'un soir. Or, pour rendre la tonalité de ce monologue, pour en retrouver la " matière ", pour en restituer le sens qui tient avant tout à la langue et à l'usage qu'en fait Dostoïevski, il fallait une traduction débarrassée du souci d'élégance contre lequel celui-ci n'a cessé de lutter. C'est pourquoi la nouvelle traduction d'André Markowicz - qui a entrepris pour Babel de retraduire intégralement l'œuvre de Dostoïevski - trouve ici toute sa nécessité. Imprécatoire et violente, elle permet d'entendre la véritable voix du grand écrivain russe.

Avis et Commentaires

30 avis
L
Laua noté ★ 8/10
1 septembre 2025

Entre le journal intime et l'essai philosophique. Avoir accès à la façon de penser de quelqu'un satisfait mon voyeurisme! C'est un homme d'une grande intelligence, un grand ego mais donc une sorte de haine profonde de soi-même, car il a la faculté de savoir, de comprendre et de mesurer toute l'étendue de sa médiocrité et de ses imperfections. Je suis un homme malade, je suis un homme méchant. Un homme repoussoir voilà ce que je suis. Je crois que j'ai quelque chose au foi. De toute façon ma maladie je n'y comprends rien, j'ignore au juste ce qui me fait mal même si je respecte la médecine et les docteurs. (Je suis suffisamment instruit pour ne pas être superstitieux mais je suis superstitieux). Oui, c'est par méchanceté que je ne me soigne pas.

L ☆ Demontrond
L ☆ Demontronda noté ★ 8/10
26 mai 2025

Très intéressant, compliqué comme la personnalité du protagoniste , il est piégé par son intelligence « livresque » au milieu de personne dans la « vie vivante »

ML
Maud Loareca noté ★ 8/10
7 avril 2025

Mon premier livre de Dostoievski, et j’ai adoré. C’est piquant, va droit au but sans détour. Il est l’anti héros par excellence, cet homme méchant, auto destructeur. Très spécial, car au fil de la lecture on en vient parfois à l’excuser, à s’attacher à ce côté cruel et c’est pile à ce moment où il exprime le rejet de la compassion. On a l’impression qu’il sait parfaitement guider nos émotions pendant la lecture. C’est un homme éclairé, qui sait, qui a conscience mais qui reste cruel et seul. Il pousse sa réflexion seul, dans son sous sol, au point où il dit « que l’hyper conscience peut mener à l’inaction et à l’auto destruction ». Le conflit entre action et pensée. L’homme est irrationnel par nature et peut délibérément choisir ce qui lui fait du mal.

Fanny Chauviré
Fanny Chauviréa noté ★ 8/10
14 décembre 2024

Un livre perturbant. Le narrateur est affreux, abject. Il convertit son malheur et son angoisse dans un fiel constant. Il détourne la moindre lueur d’espoir et d’humanité comme celle de Lisa, dans un plaisir de souiller. Mais que fait-on de tant de ténèbres? Un livre puissant néanmoins.

ss_1b3ll
ss_1b3lla noté ★ 10/10
26 juillet 2024

Pensées philosophiques du début très bon. J’ai néanmoins préféré la partie consacrée sur le personnage et ses pensées, avec un complexe d’infériorité bien représenté

MK
Mathieu Koméa noté ★ 6/10
29 juin 2024

La lecture la plus difficile et la plus longue de ma vie sans doute. Le livre est d’une honnêteté déconcertante. Peut-être que je suis trop nul en lecture mais la première partie est vraiment difficile à lire mais la seconde est une libération. C’est la mise en pratique de toute la méchanceté et la bassesse décrite au début

Liste