
Le Banquet
2016
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Platon
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Summary
Ils sont allongés sur des lits et parlent de l’Amour et de la Beauté. Leurs discours se succèdent, parfois se répondent : car il y a plusieurs Amours et plusieurs manières de désirer le Beau. A ces hommes vivant en un temps et un lieu où l’éducation des garçons est indissociable de la sexualité qui règle les rapports du maître et du disciple, une étrangère, Diotime, oppose un modèle féminin de la procréation du savoir. A travers elle, Socrate dessine les étapes de l’apprentissage du philosophe capable de se détacher du monde sensible pour devenir «l’amant» par excellence qui guide l’«aimé» dans sa quête du Vrai et du Beau. Par-delà les interprétations prudentes du Banquet que nous a léguées la tradition philosophique, cette traduction invite à une lecture renouvelée du dialogue un Banquet parfois extravagant, à l’image de son objet, d’une richesse stylistique exubérante, souvent cru dans son langage, foisonnant enfin dans sa recherche du bonheur véritable.
Avis et Commentaires
7 avisP56 Suivre, en effet, la voie véritable de l'amour, ou y être conduit par un autre, c'est partir, pour commencer, des beautés de ce monde pour aller vers cette beauté-là, s'élever toujours, comme par échelons, en passant d'un seul beau corps à deux, puis de deux à tous, puis des beaux corps aux belles actions, puis des actions aux belles sciences, jusqu'à ce que des sciences on en vienne enfin à cette science qui n'est autre que la science du beau, pour connaître enfin la beauté en elle-même. Ne penses-tu pas, dit-elle, qu'alors seu-lement, quand il verra la beauté par l'organe qui la rend visible, il pourra enfanter non point des simulacres de vertu, car il ne s'attache pas à un simulacre, mais une vertu véritable, car il s'attache à la vérité? Or, s'il enfante la vertu véritable et la nourit, ne lui appartient-il pas d'être aimé des dieux et, entre tous les hommes, de devenir immortel?"
Parler de l'amour au travers d'un dieux (Eros) n'est pas facile pas même pour des hommes déjà pour la plupart bien initiés à philosopher, Plusieurs fois je n'ai pas étais d'accord avec eux et pourtant Platon lui même donne la plus simple des explications a contrario de ses compères. Ce livre me laisse tout de même un goût amer qui vient je pense d’une part de la différence entre nos époques et d’autre par a cause de tout c'est monologue qui se mélange les uns aux autres. A la fin on ne sais plus quoi en penser, je devrais peut être essayer de relire ce livre à l'avenir voir si le goût à changer.





