
Les âmes errantes
Cecile Pin
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Summary
« Il y a les adieux, et puis on repêche les corps – entre les deux, tout est spéculation. » Sur le sable d’une plage hongkongaise, une main soulève des draps. La jeune Anh, 16 ans, reconnaît ses parents et quatre de ses frères et soeurs, noyés. Anh et ses deux frères, Thanh et Minh, sont désormais seuls au monde. Il y a quelques mois à peine, ils étaient encore une famille. Une famille obligée de fuir le Vietnam après le départ des dernières troupes américaines. Alors que les fantômes des absents et la culpabilité leur collent à la peau, qu’ils dérivent de camps de réfugiés en centres de réinstallation, les trois orphelins finissent par poser leurs valises à Londres, dans la Grande-Bretagne de Thatcher. Une nouvelle vie commence. Un premier roman éblouissant qui explore les blessures générationnelles et le pouvoir guérisseur des mots. Traduit de l’anglais par Carine Chichereau
Avis et Commentaires
8 avisTrès beau livre, sobre et émouvant autour du destin de cette fratrie. Je ne connaissais pas bien l'histoire des boat people, ce livre m'a permis d'en savoir plus
Une magnifique histoire de famille qui a en partie survécu au boatpeople en fuyant la guerre au Vietnam
Très beau livre sur l’immigration de vietnamiens qui ont fuit leur pays : une famille qui se sépare, les parents et des frères qui meurent en fuyant et une fratrie resserrée qui se construit une vie nouvelle en Angleterre À lire sans hésitation !
Récit poignant et très beau à propos des boat people. La fuite (« partiellement » réussie) du Viet Nam à la fin de la guerre, d’une famille de 9 personnes dont seulement 3 atteindront Hong Kong puis l’Europe.
Un très beau roman, peux-être aussi un récit, très émouvant, sur les boat people. L’auteure raconte l’histoire inspirée de la vie de sa mère, entre ces chapitres s’insèrent des pages relatant l’histoire contemporaine par des extraits de presse et d’autres où les âmes errantes contemplent la vie des leurs, ceux qui ont réussi à aller jusqu’au bout du voyage. Cécile Pin raconte merveilleusement bien la souffrance de l’exil, la douleur qui se transmet de génération en génération. Un premier livre très réussi.
