
Le bonheur, désespérément
2003
•
André Comte-Sponville
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Summary
Réflexions sur le bonheur qui, à force d'être poursuivi par les hommes et non atteint, finit par devenir l'objet de leur malheur. Renoncer au bonheur serait alors la seule façon d'être heureux. Des détours par Epicure, les stoïciens, Spinoza et par le bouddhisme renforcent cette démonstration.
Avis et Commentaires
3 avisPage 53 : … »un homme vous abord dans la rue ce soir ou demain. En vous disant : madame, mademoiselle je suis joyeux à l’idée que vous existez ! -….mon chéri monsieur, cela me fait plaisir. Vous êtes joyeux à l’idée que j’existe ; or vous le voyez, j’existe en effet, donc tout va bien, Bonsoir monsieur….attendez ne partez pas, je veux que vous soyez à moi ! …mais alors, qu’est ce qui vous rend joyeux ? Est ce que ce qui vous rend joyeux, c’est l’idée que e j’existe, comme je l’avais compris d’abord ? Auquel cas je vous accorde que vous m’aimiez, je m’en réjouis et je vous dis bonsoir. Ou bien est ce que ce qui vous rend joyeux c’est l’idée que je dois à vous, comme je crains de le comprendre maintenant ? Auquel cas ce que vous aimez, ce n’est pas moi, c’est la possession de moi, ce qui signifie mon pauvre monsieur, que vous n’aimez que vous. Cela. E m’intéresse pas du tout !….. Vous dites être amoureux, vous êtes chez Platon, vous ne désirez que ce que vous n’avez pas : je vous manque, vous voulez me posséder. Mais imaginez que je satisfasse à vos avances.. à force d’être à vous, d’être là tous les soirs..je vous manquées forcément de moins en moins, puis moins qu’une autre ou moins que la solitude. Nous avons suffisamment vécu, l’un comme l’autre, pour savoir comment ça se passe.. Est ce que vous voulez vraiment qu’on commence cette histoire, une fois encore ? ..a moins que vous soyez capable d’aimer autrement, d’être spinoziste, au moins parfois….je veux dire d’aimer ce qui ne vous manque pas, de vous réjouir de ce qui est.. réfléchissez y …
Page 53 : … »un homme vous aborde dans la rue ce soir ou demain. En vous disant : madame, mademoiselle je suis joyeux à l’idée que vous existez ! -….mon chéri monsieur, cela me fait plaisir. Vous êtes joyeux à l’idée que j’existe ; or vous le voyez, j’existe en effet, donc tout va bien, Bonsoir monsieur….attendez ne partez pas, je veux que vous soyez à moi ! …mais alors, qu’est ce qui vous rend joyeux ? Est ce que ce qui vous rend joyeux, c’est l’idée que e j’existe, comme je l’avais compris d’abord ? Auquel cas je vous accorde que vous m’aimiez, je m’en réjouis et je vous dis bonsoir. Ou bien est ce que ce qui vous rend joyeux c’est l’idée que je dois à vous, comme je crains de le comprendre maintenant ? Auquel cas ce que vous aimez, ce n’est pas moi, c’est la possession de moi, ce qui signifie mon pauvre monsieur, que vous n’aimez que vous. Cela. E m’intéresse pas du tout !….. Vous dites être amoureux, vous êtes chez Platon, vous ne désirez que ce que vous n’avez pas : je vous manque, vous voulez me posséder. Mais imaginez que je satisfasse à vos avances.. à force d’être à vous, d’être là tous les soirs..je vous manquées forcément de moins en moins, puis moins qu’une autre ou moins que la solitude. Nous avons suffisamment vécu, l’un comme l’autre, pour savoir comment ça se passe.. Est ce que vous voulez vraiment qu’on commence cette histoire, une fois encore ? ..a moins que vous soyez capable d’aimer autrement, d’être spinoziste, au moins parfois….je veux dire d’aimer ce qui ne vous manque pas, de vous réjouir de ce qui est.. réfléchissez y …





