La joie ennemie
2025
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Kaouther Adimi
Laura Largillet rated 6/10
Le livre pèche de ne pas choisir ce qu’il raconte, la vie de Baya ou le récit intime. C’est celui-ci vers lequel on aimerait aller, qu’il soit développé. Un prochain livre peut-être.
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Summary
Kaouther Adimi passe une nuit à l’Institut du monde arabe pour raconter le destin de Baya, peintre algérienne prodige, célébrée par Matisse et Picasso ; mais dans le silence du musée, un autre récit s’impose. En 1994, alors que l’Algérie s’enfonce dans la violence, ses parents choisissent de retourner s’y installer avec leurs enfants. Le lendemain de leur arrivée, la voiture familiale tombe sur un faux barrage tenu par le GIA, le Groupe islamique armé, premier événement d’une série de tragédies liées à la décennie noire. Pourquoi ses parents ont-ils voulu rentrer alors que tous ceux qui le peuvent fuient le pays ? Comment se construire lorsque le passé hante et dévore vos nuits ? L’autrice confronte ses souvenirs, tente de combler les silences, de faire émerger ce qui a été enfoui. Et explore ce que l’on transmet, ce que l’on tait et ce que l’on reconquiert. Un texte puissant où l’art est un contrepoint lumineux à l’obscurantisme.
Reviews and Comments
10 reviewsBelle intrigue mais quelques longueurs
Torturée entre 2 pays, 2 cultures, Kaouther Adimi mêle sa propre histoire à celle de l’artiste Baya issue de cette culture algérienne et dont l’histoire l’a ramène constamment à son propre vécu.
Le livre pèche de ne pas choisir ce qu’il raconte, la vie de Baya ou le récit intime. C’est celui-ci vers lequel on aimerait aller, qu’il soit développé. Un prochain livre peut-être.
Guerre en Algérie, un pays se déchire et massacre ses propres enfants. L’autrice après avoir grandi quelques années en France, retourne avec sa famille dans ce pays ravagé par la violence. Écrire un texte sur l’artiste Baya lui offre l’occasion de creuser le passé et de faire surgir des souvenirs souvent douloureux mais qui l’ont construite
Magnifique retour sur la guerre civile en Algérie sur fond d'ecriture du portrait de Baya, peintre algerienne, une nuit à l'institut du monde arabe.