
Pars vite et reviens tard
2005
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Fred Vargas
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Summary
Ce sont des signes étranges, tracés à la peinture noire sur des portes d'appartements, dans des immeubles situés d'un bout à l'autre de Paris. Une sorte de grand 4 inversé, muni de deux barres sur la branche basse. En dessous, trois lettres : CTL. A première vue, on pourrait croire à l'œuvre d'un tagueur. Le commissaire Adamsberg, lui, y décèle une menace sourde, un relent maléfique. De son côté, Joss Le Guern, le Crieur de la place Edgar Quinet, se demande qui glisse dans sa boîte à messages d'incompréhensibles annonces accompagnées d'un paiement bien au-dessus du tarif. Un plaisantin ou un cinglé ? Certains textes sont en latin, d'autres semblent copiés dans des ouvrages vieux de plusieurs siècles. Mais tous prédisent le retour d'un fléau venu du fond des âges...
Avis et Commentaires
23 avisAdamsberg enquête sur des puces
Symbole mystique qui représente la peste.
Un ancien marin breton, Joss Le Guern, connaît quelques succès en reprenant, sur la place Edgard Quinet, le vieux métier de crieur public de son arrière grand père. Le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg est alerté par une femme inquiète de la présence de grands « 4 » noirs inversés avec des barres et sous-titrés des trois lettres CLT (Cito Longe Tarde), qui veut dire « Vite, Loin, Longtemps » (dont Fred Vargas s'est inspiré pour le titre du livre) sur toutes les portes de son immeuble, à l'exception d'une seule. De plus en plus intrigué lorsqu'un second immeuble subit le même sort, Adamsberg s'alarme véritablement lorsque le crieur, épaulé par le vieil érudit Decambrais, vient lui rapporter des messages énigmatiques laissés par un inconnu. Ces messages, annonçant le retour du « fléau de Dieu » (la peste), sèment la panique à Paris, où la Grande Peste avait fait des ravages. Lorsque l'affaire s'ébruite à la suite de morts suspectes (des corps recouvert de poudre de charbon noir), il devient difficile pour Adamsberg de poursuivre son enquête car aux « 4 »(lors de l’épidémie de la Peste les personnes peignaient ces 4 inversés sur leur porte afin de se protéger) du véritable « semeur » se mêlent ceux des imitateurs. Bientôt, de plus en plus de gens viennent à la criée de Joss Le Guern, qui continue de diffuser les annonces « spéciales » du semeur. La presse met en doute la thèse officielle de la police (des personnes mortes par strangulation et non de Peste) , accusée de vouloir masquer la vérité pour éviter une panique générale, d'autant plus que le mal semble s'étendre en province. Petit à petit, ces deux affaires vont se rejoindre en une seule et tortueuse énigme. Le commissaire Adamsberg va alors tenter de démasquer le commanditaire de tous ces messages.





