
Rien ne s'oppose à la nuit
2013
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Delphine de Vigan
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Summary
La 4e de couverture indique : "Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence."
Avis et Commentaires
31 avisParcours d'une maman bipolaire dans les années 90.
J'avais adoré D'après une histoire vraie donc je voulais lire celui-ci. J'ai aimé l'alternance entre l'histoire de sa mère et sa réflexion d'écrivaine, ça accentuait bien l'aspect autobiographique. C'est quand même terrible cette vie là et ça fait prendre conscience de sa chance mais aussi d'une forme de voyeurisme. Parce que, qu'elle écrive pour se libérer d'un poids, chercher à mieux comprendre sa mère etc c'est compréhensible mais que nous on le lise et que finalement on se délecte des péripéties alors qu'on sait que c'est véritablement arrivé c'est perturbant.
Conseillé par Élisa, qui a été avec moi tout le long de la lecture. Des suicides, de la folie, des secrets, une grande famille avec ses relations plus ou moins intimes. *** « La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d'adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d'explication est vouée à l'échec. L'écriture n'y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d'interroger la mémoire. La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j'ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination; je l'ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. Le livre, peut-être, ne serait rien d'autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.
Rapport à la mère que est mentalement malade
Très bien écrit. Bouleversant notamment la fin qui ne renvoie à l’idée de perte des parents et du fait de profiter d’eux.
Secret de famille





