
La maison vide
2025
•
Laurent Mauvignier
laurent savelli rated 5/10
Rien qui m’a donné envie de continuer après 100 pages … ça tourne en rond sur la supposée histoire familiale qui resort avec différents objets trouvés dans la maison … l’écriture est ok mais rien de spécial, 0 suspense, j’apprends rien … bref pas de temps pour ce genre de livre
Community Reviews
Public Opinion
695 reviews
8.7/10
Readers have expressed a deep appreciation for Laurent Mauvignier's 'La maison vide', praising its rich narrative and masterful depiction of a family saga spanning several generations. The novel's detailed character exploration and historical depth resonate strongly, drawing comparisons to classic literature. While the book's length and dense prose are seen as a testament to its depth, some readers found these aspects challenging, noting occasional pacing issues and a demanding reading experience.
👍 Masterful depiction of a multi-generational family saga.
👎 Some readers found the book's length and dense prose challenging.
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Summary
En 1976, mon père a rouvert la maison qu’il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans. À l’intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d’honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux. Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d’elles. Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J’ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.
Reviews and Comments
235 reviewsPassionnante histoire familiale au cœur d’une époque difficile ponctuée de 2 guerres mondiales. Très belle écriture. Peut-être quelques longueurs.
Passionnante histoire familiale, reflet d’une époque difficile ponctuée de 2 guerres mondiales. Belle écriture, peut-être quelques longueurs.
Une écriture élégante et envoûtante. Une histoire de famille bouleversée par les mœurs, les coutumes, les traditions et le paysage politique. Le lecteur espère, souffre et se réjouit à chaque page. Un délice.
Prix Goncourt 2025 Saga familiale qui traverse le 20°s 1 maison 3 femmes : Jeane-Marie, femme de Firmin Marie-Ernestine leur fille pianiste, mariée à Jules (mariage imposé par son père à la sortie de l’école chez les sœurs) un ouvrier ébéniste sans le sous. Firmin a renié ses fils ainés (un vendeur, l’autre curé, qui ont déserté la maison) et s’est choisi un fils vaillant. Firmin offre à sa fille le même jour 1 piano magistral (elle croira que c’est l’entrée vers le conservatoire et une vue de pianiste pro) et un mari. Elle qui était amoureuse de son prof de piano (qui rentrera gueule cassée dela 1ere guerre). 1 fille née : Marguerite, jamais aimée de sa mère, toujours tenue à l’écart. Jules mort à la guerre. ME remariée des années plus tard avec un notaire, qui emménage dans la maison avec son fils Rubens. Notaire qui finira par spoiler les enfants de Marguerite (dont le père de l’auteur) de tous leurs biens (terrains, lacs, ébénisterie…) en leur laissant que la maison. Marguerite aimee trop peu de temps par son père mort à la guerre, choyée par sa grand-mère mais tellement mise à l’écart par sa mère, sera envoyée apprentie dans un magasin de vêtements à La Bassée, ville proche de la maison. Elle va côtoyer Paulette, la vendeuse et le couple de patrons. A 14 ans tout bascule. Le patron abuse d’elle, Paulette lui apprend à en profiter. Elle se dévergonde, couche avec le patron, Paulette et d’autres hommes. ME et son notaire l’apprennent, la ramènent à la maison. Puis elle rencontre André, ils tombent amoureux, elle est enceinte, l’épouse. Puis encore la guerre. André est prisonnier 5 ans en Allemagne. Marguerite a 2 enfants, le père de l’auteur qui se suicidera et sa tante Henriette. Elle va à la sous-préfecture pour demander où est son mari. Toutes les semaines elle rencontre un sous officier qui deviendra son amant. Avant de rentrer en Allemagne, il ramènera M chez elle. Notaire, fils et ME qui sont des résistants en seront très choqués. Lnallemand forcera ME à jouer du piano pour sa fille, ce dont elle s’est toujours refusée. Suite à ça, ME renie sa fille et va habiter dans la maison de famille du notaire avec ses petits-enfants. Marguerite devient alcoolique et se laisse dépérir. Voit ses enfants quelques fois au parc. À la fin de la guerre, elle est tondue, humiliée. Le notaire continue à lui verser une petite rente et elle reste dans la maison où elle mourra quelques années plus tard soit-disant d’alcoolisme. André est rentré dans un état catastrophique, il refuse de pardonner. Il finira gardien d’une papeterie. Ce récit de l’histoire familiale de l’auteur est d’une richesse immense et d’une écriture magistrale. Un pavé qui se savoure, de longues phrases, des descriptions magnifiques et une tension parfois insoutenable. La durete de la vie, ses femmes forcées, ses hommes qui s’autorisent tout. Et pourtant elles sont fortes. MJ devient la patronne pendant la 1ere guerre. Elle qui a été violee par son mari tant de fois. Marguerite prend son destin en main. C’est la seule à assumer son désir, ses envies. Quant à la figure centrale de ME, c’est elle qui fait vriller l’histoire, sa durete, son manque d’amour pour sa fille. Mais elle aussi a été forcée, trahie par son père en 1er, par Jules aussi qui l’aura aimée pourtant. Magnifique !
Un grand livre, un vrai, de ceux qu'on ne lâche pas et qu'on est désolé de terminer. Extraordinaire portait de femmes, à travers lesquelles on vit l'horreur de la condition féminine au début du siècle dernier. Immersion très juste dans la société rurale, les drames de la guerre... On pense à Proust, à Pierre Lemaître... Vrai plaisir de lecture
Un nouveau genre littéraire, un style unique, un chef d’oeuvre