Crime et châtiment
2008
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Fedor Dostoïevski
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Summary
L'acte fondateur du roman est le meurtre de la vieille usurière, dans un immeuble de Saint-Pétersbourg, par l'étudiant Raskolnikov : sa réflexion sur le mobile du crime, l'influence de Sonia ou une mystérieuse puissance intérieure, poussent le héros à se dénoncer et à devenir l'objet d'un châtiment librement consenti. C'est pendant les années de bagne que se révèle à lui son amour pour Sonia, et le chemin de la rédemption. Crime et Châtiment est le deuxième "grand roman" de Dostoïevski, qu'il écrivit en même temps que Le joueur, en 1866, alors qu'il était revenu de sa déportation en Sibérie et qu'il entrait dans les années les plus productives de sa carrière : L'idiot, L'Eternel Mari et Les Démons allaient paraître de 1866 à 1871.
Avis et Commentaires
10 avisCertainement l’un des meilleurs romans que j’ai pu lire ! Tout de ce roman est absolument divin , autant la complexité des psychologies de chaque personnage ,que la morale faite . Le titre résume parfaitement l’histoire , un homme va un jour commettre un crime et il sera châtié , comme Raskolnikov dit : ce n’est pas l’usuriere qui a été tué ce soir là mais c’est lui qui s’est tué. Voilà son châtiment
Tome 1 Des centaines de pages dans la tête d’un fou. Difficile d’y rentrer tant la parole est arrêté dans rythme, trancher par la virgule, balbutier dans des injonctions. Et pourtant se dessine la vie d’un étudiant Raskolnikov enfermé dans une chambre de bonne sale et minuscule une pauvreté écrasante. Lourde. Sale. Le roman se passe à St Petersbourg 1865, il est brillant mais a arrêté ses études par faute d’argent et refuse tout aide de son ami Raskoupkine. Il a écrit un article dans lequel il explique à demi mot son crime, l’envie de faire de grandes choses, suivre l’example de Napoléon. Qu’il est un homme qui a une ambition supérieur et qui aurait le droit ainsi de tuer une vieille usurière. Il vole rien, il veut se montrer qu’il peut. Hors il le fait mais un poids écrasant lui tombe sur la poitrine, il l’a fait mais ne le survit pas. Ce roman parle de douleurs inouïes, de pauvreté extrême, de la ville de Saint-Pétersbourg lorsque le tsar Pierre Le Grand qui déteste Moscou décide de faire de Saint-Pétersbourg, la capitale il se met au bord au bord du fleuve, et commence la création de villa d’ aristocrates. La ville va connaître une succession de vagues catastrophique. La première ré un inondation la seconde est l’abolition du sevrage et l’arrivée de tous les serres en ville avec les paysans pauvres qui cherche du travail. Raskolnikov est un de ses paysans, il se torture pendant des mois sur son lit allongé comme dans une tombe pour trouver son issue d’argent et Ira, tuer de sang-froid, une vieille usurière , la sœur Lizaveta qui passait par là. Ce livre est le tourbillon d’une maladie invisible, la folie qui s’immisce dans la nécessité. Au bout de 500 pages, un meurtre a eu lieu et on est devenu à notre tour un peu fou entre ses raisonnements en boucle. PS: ce livre est écrit sous forme de feuillets dans un journal, personne à l’époque ne l a lu d’une traite. Tome 2 Plus de péripétie, le meurtre est fait et la traque est commencé. Se joue un jeu formidable d’enquête de piège et de déduction entre Raskolnikov et Pophiri, l’enquêteur qui est le seul à soupçonner l’étudiant. Que des paroles à demi-mots des pièges des valeurs qui trahissent derrière des rires moqueurs, plein de sous-entendus. La famille de l’étudiant arrive à Saint-Pétersbourg il les protège et a montré d’ores et déjà sa grande humanité. Il donne ses derniers kopecks a la veuve d’un homme qui vient de se faire écraser. Il tombe en amour d’une prostituée Sonia, il ne qualifiera jamais comme tel. À travers ses mots, elle a la vertu, elle est bonne et timide, et on sent que pour une femme dans sa condition, elle aura toujours tort. C’est ce qui arrive avec un autre aristocrate qui essaye de l’avoir en lui mettant dans la poche de l’argent qu’il la condamne ensuite d’avoir volé. Louijkine un homme malhonnête qui veut qui veut épouser sa sœur Dounia. Dans cette image de l’époque, St Petersburg est noir, les riches sont mauvais et les pauvres, s’ils agissent mal, se n’est que parce qu’ils sont enterrés de misères. Raskolnikov aide, Rasmoukine aide. Ils font aussi partie de la nouvelle génération, révolutionnaire qui remet en cause le parti. Les gens sont souvent bêtes, apeurés, timide, pale et maladifs. Un autre homme se rend coupable de son crime à lui, il avoue confesse ce qu’il n’a pas fait. L’étudiant finira par confesser à Sonia puis par se dénoncer. Pophiri est un maître du même acabit que l’étudiant, les deux semblent intelligents, pour Pophiri la prison est l’assassin libre, embourbé dans sa culpabilité. Bien que l’autre -faux criminel- soit enfermé, Pophiri ne lâche pas ses soupçons et vient le confronter. L’étudiant se dénonce et finira au bagne, suivit par Sonia qui vient jusqu’en Sibérie. La bas il est recueillie par l’amour. Il leur faudra attendre sept ans et un autre livre pour se retrouver.
