Le Pouvoir au féminin. Marie-Thérèse d'Autriche, 1717-1780, L'impératrice reine
2016
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Elisabeth Badinter
Margaux envisage de faire
À notre époque où “avoir des couilles” est définitivement vu comme une qualité et “pleurer comme une fille” comme un défaut, lire cette magnifique biographie nous rappelle que, oui les femmes pleurent (nos hormones en ont décidé ainsi, c’est biologique), oui elles sont sensibles, de manière générale davantage que les hommes, mais qu’il est bon de rappeler que tout cela, loin d’être des faiblesses qui empêchent les hautes responsabilités, en sont même un avantage, car il s’agit là tout simplement d’une autre manière de faire, par rapport à celle d’un homme. La différence est de nature et non de qualité. Bien plus, cette femme qui a subi pas moins de SEIZE grossesses (!!! Celles qui en ont vécu une seule, déjà, se rendront compte de l’exploit!) sait mieux que n’importe quel général des armées ce que c’est que la souffrance physique, la peur et la résilience ! Gouverner « au féminin » présente la position de chef sous un angle nouveau qui a toujours effrayé les esprits les plus arriérés, mais permet aussi de nouvelles solutions à des problèmes séculaires. Il serait temps de comprendre que « comme une femme » doit cesser d’être assimilé à la faiblesse par ceux qui en ont simplement peur, mais doit davantage montrer les forces dont les femmes sont capables, en utilisant LEURS armes: la sensibilité, les émotions, la résilience, le sourire aussi, l’amour pour leurs enfants (vous êtes-vous déjà retrouvé.es devant une mère ourse qui protège ses petits? Non? N’essayez pas, il n’y a pas plus féroce!) Attention, je ne dis pas que TOUTES les femmes sont ainsi, beaucoup ont aussi des qualités dites masculines, yang, tout comme des hommes peuvent avoir des qualités féminines, yin. My point is, ces qualités féminines en sont bel et bien, et madame Badinter le démontre merveilleusement à travers ce portrait qui s’avère être celui d’une femme. Mais vive les hommes qui en font montre, et les femmes qui en utilisent d’autres! 👌🏻
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Summary
"Les Français connaissent mal celle qui fut la mère de Marie-Antoinette. Pourtant, Marie-Thérèse d’Autriche (1717-1780) est l’une des grandes figures tutélaires de son pays. Je l’ai découverte par sa correspondance privée, dans laquelle elle se révèle guerrière, politique avisée, mère tendre et sévère.Mais cette mère-là n’est pas n’importe laquelle, c’est une femme au pouvoir absolu, hérité des Habsbourg, qui régna pendant quarante ans sur le plus grand empire d’Europe. Et, ce faisant, elle eut à gérer trois vies, parfois en opposition les unes avec les autres : épouse d’un mari adoré et volage, mère de seize enfants, souveraine d’un immense territoire. Cette gageure qu’aucun souverain masculin n’eut à connaître, j’ai voulu tenter de la comprendre : qui fut cette femme et comment elle put – ou non – concilier ses différents statuts. Prendre la mesure, en somme, de ses forces et faiblesses, de ses priorités et inévitables contradictions. Ce portrait, qui puise à des sources abondantes et souvent inédites, ne saurait être exhaustif : Marie-Thérèse garde bien des mystères. Cette femme incomparable en son temps, qui inaugure une nouvelle image de la souveraineté et de la maternité, ressemble, sous certains aspects, aux femmes du XXIe siècle." E. B.





