Le Gai Savoir
2013
•
Friedrich Nietzsche
Margaux a noté 8/10
Comment parler du Gai Savoir en étant limité par ce nombre scandaleusement réduit de caractères, cimer insta!! 😤 je ne parlerai que du point qui a fait la renommée de Nietzsche… Le fameux dieu est mort nous vient de cette magnifique introduction à Zarathustra. Et si souvent, je pense, mal interprété, car il a fait taxer notre ami Nietzsche d’athée radical qui nie l’existence de Dieu. Mais réfléchissons deux minutes… pour dire qu’il est mort, il fallait bien qu’il y crût! (J’avoue je me la raconte mais je ne suis pas 100% sûre sure de la concordance des temps… 😅) Il nous dit juste qu’on avait trouvé un truc très sympa, qu’on n’avait même pas appelé (dieu n’est venu qu’après) qui nous aidait pas mal à composer avec ce cerveau en surchauffe, une puissance supérieure qui nous maintenait dans l’humilité d’un simple mammifère qui n’a d’autre souci à se faire que son existence… pas mal comme système ! jusqu’à ce qu’on s’imagine qu’on pouvait le remplacer, créer à sa place, anticiper, fabriquer, intervenir, manipuler pour un confort dont on se persuadait d’avoir besoin… c’est ainsi que l’orgueil est apparu, la fameuse vanité dont Shakespeare parle si bien, sous les traits d´Hamlet. Bref, William et Friedrich sont d’accord sur ce point: l’humain se la pète grave, et cette attitude le perd, car derrière ces belles avancées technologiques dont il s’enorgueillit si lourdement, son âme se perd, son authenticité, sa santé mentale, sa sérénité. A cause de cette vanité, il vit dans la peur constante, d’être, d’avoir, de faire moins que le voisin. Comparaison, haine, angoisse font de l’humain un être à la merci de son propre succès. Nietzsche n’a pas l’air d’y voir trop d’espoir… c’est là où nos avis diffèrent: je pense que le monde saura remonter la pente, tant qu’il y aura d’immenses penseurs comme notre ami Fried, pour nous ouvrir les yeux et nous mettre face à nos contradictions, la porte restera ouverte pour nous diriger vers un monde plus beau, plus « humain » dans le plus beau sens du terme!
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Summary
Le Gai Savoir est un ouvrage de Friedrich Nietzsche, publié en 1882, sous le titre original Die fröhliche Wissenschaft, la gaya scienza. Dans sa préface à la seconde édition, Nietzsche contextualise son projet : de ses provenances toutes de soupçons et de souffrances morales, faisant explicitement référence à une certaine appréhension de la psychologie en tant que libératrice des affres de la maladie, à l'antiquité grecque qu'il affectionne particulièrement pour ce que les Grecs anciens auraient été, de son avis philologique, « superficiels... par profondeurs ! », en passant par la conjecture que les personnes de sa trempe sont destinées à vivre une existence tragique, ressentie comme délivrance, par opposition « au troupeau », qui se nourrirait de certitudes satisfaites. Nietzsche introduit son ouvrage avec la citation suivante: J’habite ma propre demeure, Jamais je n’ai imité personne, Et je me ris de tous les maîtres Qui ne se moquent pas d’eux-mêmes. Écrit au-dessus de ma porte
Avis et Commentaires
2 avisComment parler du Gai Savoir en étant limité par ce nombre scandaleusement réduit de caractères, cimer insta!! 😤 je ne parlerai que du point qui a fait la renommée de Nietzsche… Le fameux dieu est mort nous vient de cette magnifique introduction à Zarathustra. Et si souvent, je pense, mal interprété, car il a fait taxer notre ami Nietzsche d’athée radical qui nie l’existence de Dieu. Mais réfléchissons deux minutes… pour dire qu’il est mort, il fallait bien qu’il y crût! (J’avoue je me la raconte mais je ne suis pas 100% sûre sure de la concordance des temps… 😅) Il nous dit juste qu’on avait trouvé un truc très sympa, qu’on n’avait même pas appelé (dieu n’est venu qu’après) qui nous aidait pas mal à composer avec ce cerveau en surchauffe, une puissance supérieure qui nous maintenait dans l’humilité d’un simple mammifère qui n’a d’autre souci à se faire que son existence… pas mal comme système ! jusqu’à ce qu’on s’imagine qu’on pouvait le remplacer, créer à sa place, anticiper, fabriquer, intervenir, manipuler pour un confort dont on se persuadait d’avoir besoin… c’est ainsi que l’orgueil est apparu, la fameuse vanité dont Shakespeare parle si bien, sous les traits d´Hamlet. Bref, William et Friedrich sont d’accord sur ce point: l’humain se la pète grave, et cette attitude le perd, car derrière ces belles avancées technologiques dont il s’enorgueillit si lourdement, son âme se perd, son authenticité, sa santé mentale, sa sérénité. A cause de cette vanité, il vit dans la peur constante, d’être, d’avoir, de faire moins que le voisin. Comparaison, haine, angoisse font de l’humain un être à la merci de son propre succès. Nietzsche n’a pas l’air d’y voir trop d’espoir… c’est là où nos avis diffèrent: je pense que le monde saura remonter la pente, tant qu’il y aura d’immenses penseurs comme notre ami Fried, pour nous ouvrir les yeux et nous mettre face à nos contradictions, la porte restera ouverte pour nous diriger vers un monde plus beau, plus « humain » dans le plus beau sens du terme!





