J'ai oublié 30 ans de ma vie
2013
•
Jacques-michel Huret
Margaux a noté 7/10
Qui sommes-nous ? La question paraît triviale. Et pourtant… je me la suis posée toute ma vie. Qui suis-je, vraiment? Au fond? Quel être humain, quelle est ma nature, inaltérable, celle avec laquelle je suis née, mon identité, le socle de Moi? Difficile de résoudre ce mystère, tant l’existence que nous menons nous altère. La société, les injonctions, l’opinion des autres, les traumatismes d’enfance, les déceptions, les angoisses,…. Nous nous perdons. Jacques-Michel, lui, a eu cette (malheureuse) opportunité de repartir à zéro. Faire table rase de qui il pensait être et se réécrire, se redécouvrir sur une feuille blanche, vierge de toute altération. Il se réveille, place de l’opéra, un soir de 1987, seul, sans aucun souvenir de son nom, son passé immédiat comme lointain, il ne sait pas d’où il vient, où il allait, son métier, ses talents, sa personnalité. Rien sur quoi s’appuyer, mais tout à découvrir. Découvrir, ou façonner? Son Lui d’avant, était-ce une fatalité? Était-ce le vrai, le seul, celui qu’il devait incarner sur terre? Ce genre de question m’a longtemps turlupinée (et me tourmente encore!). L’amnésie de Jacques Michel me donne une piste: nous sommes maîtres de qui nous sommes. Être bon ou mauvais n’est pas une qualité intrinsèque, mais un choix. Si tant est que l’on veuille bien ouvrir son cœur à la découverte de ce qu’est le bon et le mauvais. Se remettre en question, oser, se connecter à son instinct plutôt qu’à ce qu’on pense-qu’on-sait-que-les-autres-pensent-ou-veulent… sortir de ce labyrinthe diabolique et juste être soi. Selon ses dires, Jacques Michel était un « connard égoïste et feignant ». Et pourtant, ce récit est celui d’un homme au courage sans limite, à la bonté et à la générosité évidentes, un homme qui fait les justes choix, ceux qui résonnent le plus avec les valeurs qu’il sent dans son âme, et non dans les yeux des autres. C’est le récit d’un merveilleux succès. Alors traitez moi d’optimiste, d’idéaliste peut-être, mais cette histoire me conforte dans cette conviction instinctive que j’avais depuis toujours: l’humain est bon, intrinsèquement. Seuls les choix sont mauvais. J’ai a-do-ré!!
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Summary
Lorsqu'il ouvre les yeux, un soir de 1987, face aux marches de l'Opéra de Paris, cet homme a tout oublié. Son nom, sa profession, le lieu où il habite, tout. Pas de papiers sur lui : "Je ne sais pas qui je suis ", dit-il aux policiers qui l'interpellent, puis au médecin qui l'interne dans un hôpital psychiatrique. Serait-il malade ? Commence alors une quête douloureuse, à la recherche de son identité. Mais quand on la retrouve grâce à un détail insolite livré sous narcose, il se sent perdu comme jamais. Car ces parents, cette épouse, ces jeunes enfants qui sont les siens, il ne les reconnaît pas. Il a 30 ans. Comment reprendre le cours d'une vie à jamais effacée ? Comment va-t-il recouvrer toutes ses aptitudes, son talent d'architecte, la faculté d'aimer à nouveau cette famille qui a disparu de sa mémoire ? Est-il le même qu'avant. Ce qu'on lui raconte sur son passé ne lui plaît qu'à moitié. Deviendra-t-il meilleur ? Dans un témoignage poignant, Jacques-Michel Huret nous livre une aventure pleine de courage et de détermination. La sienne, et celle de Martine, sa femme. Une petite femme douce et fragile, qui a opposé à cette longue épreuve une force de titan : celle de l'amour inconditionnel.
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1 avisQui sommes-nous ? La question paraît triviale. Et pourtant… je me la suis posée toute ma vie. Qui suis-je, vraiment? Au fond? Quel être humain, quelle est ma nature, inaltérable, celle avec laquelle je suis née, mon identité, le socle de Moi? Difficile de résoudre ce mystère, tant l’existence que nous menons nous altère. La société, les injonctions, l’opinion des autres, les traumatismes d’enfance, les déceptions, les angoisses,…. Nous nous perdons. Jacques-Michel, lui, a eu cette (malheureuse) opportunité de repartir à zéro. Faire table rase de qui il pensait être et se réécrire, se redécouvrir sur une feuille blanche, vierge de toute altération. Il se réveille, place de l’opéra, un soir de 1987, seul, sans aucun souvenir de son nom, son passé immédiat comme lointain, il ne sait pas d’où il vient, où il allait, son métier, ses talents, sa personnalité. Rien sur quoi s’appuyer, mais tout à découvrir. Découvrir, ou façonner? Son Lui d’avant, était-ce une fatalité? Était-ce le vrai, le seul, celui qu’il devait incarner sur terre? Ce genre de question m’a longtemps turlupinée (et me tourmente encore!). L’amnésie de Jacques Michel me donne une piste: nous sommes maîtres de qui nous sommes. Être bon ou mauvais n’est pas une qualité intrinsèque, mais un choix. Si tant est que l’on veuille bien ouvrir son cœur à la découverte de ce qu’est le bon et le mauvais. Se remettre en question, oser, se connecter à son instinct plutôt qu’à ce qu’on pense-qu’on-sait-que-les-autres-pensent-ou-veulent… sortir de ce labyrinthe diabolique et juste être soi. Selon ses dires, Jacques Michel était un « connard égoïste et feignant ». Et pourtant, ce récit est celui d’un homme au courage sans limite, à la bonté et à la générosité évidentes, un homme qui fait les justes choix, ceux qui résonnent le plus avec les valeurs qu’il sent dans son âme, et non dans les yeux des autres. C’est le récit d’un merveilleux succès. Alors traitez moi d’optimiste, d’idéaliste peut-être, mais cette histoire me conforte dans cette conviction instinctive que j’avais depuis toujours: l’humain est bon, intrinsèquement. Seuls les choix sont mauvais. J’ai a-do-ré!!
