Premier sang
Margaux envisage de faire
J’aime les histoires qui commencent par la fin. Elles annoncent la découverte progressive d’une existence, et le déroulement de l’explication d’un destin: comment; pourquoi en est on là où on en est? Pourquoi ici et pas ailleurs? Était-ce inévitable? Était-ce écrit? Il est toujours plus facile de trouver du sens avec la perspective du recul, et c’est en regardant en arrière que l’on peut poser une compréhension toute humaine - artificielle peut-être ? - sur un parcours de vie. Ce n’est pas vraiment le propos de ce petit roman qui se lit en moins de deux, mais c’est ce qu’il m’a évoqué, car il est de ces ouvrages qui nous délivrent la situation finale et reviennent sur parcours qui aura mené à ce peloton d’exécution. En outre, le fait que ce protagoniste porte le patronyme Nothomb éveille la curiosité et maintient en haleine sur le lien qui l’unit avec son autrice. Fidèle à elle même, A.N. ne nous donne pas vraiment de palpitations, mais parvient à nous envoûter par son écriture enchanteresse, au fil du déroulement de son histoire, qu’elle raconte, comme à son habitude, avec brio.