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Anna Karénine

2015

Leon Tolstoï

Chrystelle MACÉ

Chrystelle MACÉ envisage de faire

Noté 10/10 par Lionel Jouffe "Léon Tolstoï Anna Karénine (en russe : Анна Каренина) est un roman de Léon Tolstoï paru en 1877 en feuilleton dans Le Messager russe. Il est considéré comme un chef-d'œuvre de la littérature. L'auteur y oppose le calme bonheur d'un ménage honnête formé par Lévine et Kitty Stcherbatskï aux humiliations et aux déboires qui accompagnent la passion coupable d'Alexis Vronski et d'Anna Karénine ; les premiers brouillons étaient d'ailleurs intitulés Deux mariages, deux couples[1]. Paru en France pour la première fois en 1885[2], Anna Karénine marque l'entrée triomphale de la littérature russe dans la culture européenne[3], à condition d'ignorer Crime et Châtiment de Dostoïevski, publié en 1866 —- Présentation Ce roman est tout d'abord paru sous forme de feuilleton dans le périodique Rousky vestnik (Le Messager russe ou Le Courrier russe), mais Tolstoï entra en conflit avec le rédacteur en chef Mikhaïl Katkov à propos du contenu du dernier épisode. Le roman ne parut donc dans son intégralité qu'à sa publication sous forme de livre. Le feuilleton connaît néanmoins un grand succès dans la Russie du xixe siècle, certaines femmes du monde allant jusqu'à envoyer leurs domestiques à l'imprimerie afin de connaître la teneur des prochains épisodes[4]. Anna Karénine met en scène la noblesse russe, sur laquelle Tolstoï porte un regard critique. Le personnage d'Anna Karénine aurait été en partie inspiré de Maria Hartung (1832–1919), la fille aînée du poète Alexandre Pouchkine. Pour la fin tragique du roman, l’auteur s'est inspiré d’un fait divers : la maîtresse de son voisin Bibikov s’est jetée sous un train en janvier 1872 ; il est allé voir le corps de la malheureuse[5]. Résumé Anna Karénine est une jeune femme mariée à Alexis Karénine, fidèle et mère d'un jeune garçon, Serioja. Anna Karénine se rend à Moscou chez son frère Stiva Oblonski. En descendant du train, elle croise le comte Vronski. Anna tombe amoureuse de Vronski, cet officier brillant, mais frivole. Elle lutte contre cette passion et finit pourtant par s'abandonner avec un bonheur coupable au courant qui la porte vers ce jeune officier. Puis Anna tombe enceinte. Se sentant coupable et profondément déprimée par sa faute, elle décide d'avouer son infidélité à son mari. L'amour qu'elle porte à son fils lui fait songer un moment à abandonner mari et enfant et à fuir avec son amant. Mais une lettre de son mari parti en voyage, en réponse à son aveu, où il ne lui demande que de respecter les apparences, la décide à rester. La grossesse se déroule mal. Après avoir mis au monde une fille, Anna contracte la fièvre et risque de mourir. Elle envoie un télégramme à son mari, lui demandant de rentrer et de lui pardonner. Elle se repent et appelle la mort comme une libération pour tous. Ému par le remords de sa femme et sa mort imminente, Alexis consent à lui pardonner. Puis quelque temps plus tard, une rencontre inopinée avec Vronski suffit à faire voler en éclats la décision d'Anna. Elle se jette dans ses bras et ils décident de fuir ensemble à l'étranger. C'est pour Anna un moment de joie et de délivrance. Ils passent leur lune de miel en Italie, mais peu à peu Vronski s’ennuie et regrette d’avoir abandonné sa carrière militaire. De retour en Russie, Anna et Vronski vivent en marge de la société. Ils suscitent à la fois admiration et réprobation d'avoir ainsi bravé les conventions de la haute société russe. La fortune de Vronski leur permet d'avoir une existence indépendante et ils parviennent à recréer autour d'eux une micro-société, en marge du grand monde. Mais Anna ne supporte pas d'avoir abandonné son enfant et trahi son mari. Ce climat pesant provoque une incompréhension réciproque qui obscurcit leur union. Anna, en proie aux plus vifs tourments et prise dans un engrenage dont elle ne peut se délivrer, met fin à sa vie en se jetant sous un train. En parallèle à leur aventure, Tolstoï brosse le portrait de deux autres couples : Kitty et Lévine, ainsi que Daria (dans le livre plus communément appelée Dolly) et Oblonski. Kitty est une belle adolescente qui, à dix-huit ans, fait son entrée dans le monde. Lors d'un bal, la déclaration de Lévine la flatte car elle lui donne de l'importance. Elle lui répond cependant par la négative car elle est amoureuse de Vronski. Ce dernier lui échappe lors de ce bal où il succombe à la fascination d'Anna. Kitty sombre dans la honte. Plusieurs mois après ce sinistre bal, Kitty rencontre à nouveau Lévine, auprès duquel elle ressent un mélange d'effroi et de bonheur. Elle se rend compte qu'elle n'a aimé que lui. Kitty et Lévine comprennent que le passé n'a été qu'une épreuve destinée à consolider leur amour. Ils décident de se marier. Daria, épouse soumise et résignée, mais surtout épuisée par les tâches de la vie quotidienne, est la femme de Stiva Oblonski. Malgré son infidélité, Oblonski prodigue à sa femme des marques de tendresse réconfortantes."

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"Anna Karénine" de Léon Tolstoï. Un des écrivains majeurs de la littérature russe(1873-1877).

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1 avis
Lionel Jouffe
Lionel Jouffea noté ★ 10/10
23 mars 2024

Léon Tolstoï Anna Karénine (en russe : Анна Каренина) est un roman de Léon Tolstoï paru en 1877 en feuilleton dans Le Messager russe. Il est considéré comme un chef-d'œuvre de la littérature. L'auteur y oppose le calme bonheur d'un ménage honnête formé par Lévine et Kitty Stcherbatskï aux humiliations et aux déboires qui accompagnent la passion coupable d'Alexis Vronski et d'Anna Karénine ; les premiers brouillons étaient d'ailleurs intitulés Deux mariages, deux couples[1]. Paru en France pour la première fois en 1885[2], Anna Karénine marque l'entrée triomphale de la littérature russe dans la culture européenne[3], à condition d'ignorer Crime et Châtiment de Dostoïevski, publié en 1866 —- Présentation Ce roman est tout d'abord paru sous forme de feuilleton dans le périodique Rousky vestnik (Le Messager russe ou Le Courrier russe), mais Tolstoï entra en conflit avec le rédacteur en chef Mikhaïl Katkov à propos du contenu du dernier épisode. Le roman ne parut donc dans son intégralité qu'à sa publication sous forme de livre. Le feuilleton connaît néanmoins un grand succès dans la Russie du xixe siècle, certaines femmes du monde allant jusqu'à envoyer leurs domestiques à l'imprimerie afin de connaître la teneur des prochains épisodes[4]. Anna Karénine met en scène la noblesse russe, sur laquelle Tolstoï porte un regard critique. Le personnage d'Anna Karénine aurait été en partie inspiré de Maria Hartung (1832–1919), la fille aînée du poète Alexandre Pouchkine. Pour la fin tragique du roman, l’auteur s'est inspiré d’un fait divers : la maîtresse de son voisin Bibikov s’est jetée sous un train en janvier 1872 ; il est allé voir le corps de la malheureuse[5]. Résumé Anna Karénine est une jeune femme mariée à Alexis Karénine, fidèle et mère d'un jeune garçon, Serioja. Anna Karénine se rend à Moscou chez son frère Stiva Oblonski. En descendant du train, elle croise le comte Vronski. Anna tombe amoureuse de Vronski, cet officier brillant, mais frivole. Elle lutte contre cette passion et finit pourtant par s'abandonner avec un bonheur coupable au courant qui la porte vers ce jeune officier. Puis Anna tombe enceinte. Se sentant coupable et profondément déprimée par sa faute, elle décide d'avouer son infidélité à son mari. L'amour qu'elle porte à son fils lui fait songer un moment à abandonner mari et enfant et à fuir avec son amant. Mais une lettre de son mari parti en voyage, en réponse à son aveu, où il ne lui demande que de respecter les apparences, la décide à rester. La grossesse se déroule mal. Après avoir mis au monde une fille, Anna contracte la fièvre et risque de mourir. Elle envoie un télégramme à son mari, lui demandant de rentrer et de lui pardonner. Elle se repent et appelle la mort comme une libération pour tous. Ému par le remords de sa femme et sa mort imminente, Alexis consent à lui pardonner. Puis quelque temps plus tard, une rencontre inopinée avec Vronski suffit à faire voler en éclats la décision d'Anna. Elle se jette dans ses bras et ils décident de fuir ensemble à l'étranger. C'est pour Anna un moment de joie et de délivrance. Ils passent leur lune de miel en Italie, mais peu à peu Vronski s’ennuie et regrette d’avoir abandonné sa carrière militaire. De retour en Russie, Anna et Vronski vivent en marge de la société. Ils suscitent à la fois admiration et réprobation d'avoir ainsi bravé les conventions de la haute société russe. La fortune de Vronski leur permet d'avoir une existence indépendante et ils parviennent à recréer autour d'eux une micro-société, en marge du grand monde. Mais Anna ne supporte pas d'avoir abandonné son enfant et trahi son mari. Ce climat pesant provoque une incompréhension réciproque qui obscurcit leur union. Anna, en proie aux plus vifs tourments et prise dans un engrenage dont elle ne peut se délivrer, met fin à sa vie en se jetant sous un train. En parallèle à leur aventure, Tolstoï brosse le portrait de deux autres couples : Kitty et Lévine, ainsi que Daria (dans le livre plus communément appelée Dolly) et Oblonski. Kitty est une belle adolescente qui, à dix-huit ans, fait son entrée dans le monde. Lors d'un bal, la déclaration de Lévine la flatte car elle lui donne de l'importance. Elle lui répond cependant par la négative car elle est amoureuse de Vronski. Ce dernier lui échappe lors de ce bal où il succombe à la fascination d'Anna. Kitty sombre dans la honte. Plusieurs mois après ce sinistre bal, Kitty rencontre à nouveau Lévine, auprès duquel elle ressent un mélange d'effroi et de bonheur. Elle se rend compte qu'elle n'a aimé que lui. Kitty et Lévine comprennent que le passé n'a été qu'une épreuve destinée à consolider leur amour. Ils décident de se marier. Daria, épouse soumise et résignée, mais surtout épuisée par les tâches de la vie quotidienne, est la femme de Stiva Oblonski. Malgré son infidélité, Oblonski prodigue à sa femme des marques de tendresse réconfortantes.

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