
Le démon et mademoiselle Prym
2003
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Paulo Coelho
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Summary
L'homme est-il bon ou mauvais ? Entraînés par un mystérieux étranger, les habitants d'un petit village ont une semaine pour choisir entre le Bien et le Mal. Une parabole éblouissante sur le combat que se livrent en nous les ténèbres et la lumière, et une réflexion sur la liberté que nous avons, à chaque instant, de choisir notre chemin.
Avis et Commentaires
3 avisUn jour, Berta voit arriver à l’hôtel un étranger que son mari décédé lui a dit être le démon. Le lendemain, en forêt, il enterre un lingot près d'une roche en Y et 10 autres près d'une roche en aigle. Puis il les fait trouver à Chantal Prym et ne lui fait recacher que l'isolé. S'il disparaît, ce sera elle. Il va déplacer les autres et lui demande de dire aux villageois qu'il leur donnera s'ils tuent quelqu'un dans la semaine. Elle leur dit. Ils décident de tuer Berta mais Chantal les en empêche. L'étranger lui donne les 11 lingots et elle part. Paul Coelho dessine ici le portrait de la lutte entre le bien et le mal. Le fruit défendu est représenté par les dix lingots et l'étranger est le tentateur. Les hommes choisissent le bien, mais par peur du mal qui peut suivre le choix du Mal. Cela fait-il de l'homme une mauvaise créature? Pas totalement puisqu'une personne se bat pour sauver Berta. Or il est dit dans le livre qu'il suffit qu'une seule personne dise non et l'humanité sera sauvée. L'homme a donc un libre arbitre et peut choisir entre le bien et et le mal. In fine, l'étranger vient ici afin de prouver que l'homme est mauvais et que donc tous les malheurs qui lui sont arrivés, à savoir la mort de sa famille dans une prise d'otage, n'aurait pu être évitée puisque l'homme est contraint au Mal. Si l'homme peut être bon, alors cela aurait pu être différent et donc il aurait à regretter ses actions. Ici l'étranger perd puisque l'homme peut être bon, et sa famille aurait donc pu vivre. Il avoue être également animé d'un désir de vengeance et essaie de faire subir aux autres ce qu'il a subi. Ultimement, c'est un argument logique de Chantal sur les risques qu'ils envoient s'ils prennent effectivement les lingots qui les fait choisir de ne pas tuer Berta. L'homme est donc bon essentiellement par peur du risque qu'il encourt s'il commet le Mal. Ahab et saint Savin représentent un autre aspect intéressant, en effet Ahab le brigand est amené à la rédemption par un saint Savin qui considère qu'il peut être bon en ne se méfiant pas de lui malgré sa réputation. Être considéré comme potentiellement bon peut amener un homme se pensant voué au mal et se pensant voué à être perçu comme mauvais à changer car il entrevoit une lumière de bien. En somme un livre de penchant sur la dualité du bien et du mal et explorant la possibilité de libre arbitre.
Difficile à lire, très philosophique… Mais tout de même intéressant.





