Le journal intime d'un arbre
2013
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Didier Van Cauwelaert
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Summary
"On m'appelle Tristan, j'ai trois cents ans et j'ai connu toute la gamme des émotions humaines. Je suis tombé au lever du jour. Une nouvelle vie commence pour moi - mais sous quelle forme ? Ma conscience et ma mémoire habiteront-elles chacune de mes bûches, ou la statuette qu'une jeune fille a sculptée dans mon bois? Ballotté entre les secrets de mon passé et les rebondissements du présent, lié malgré moi au devenir des deux amants dont je fus la passion commune, j'essaie de comprendre pourquoi je survis. Ai-je une utilité, une mission, un moyen d'agir sur le destin de ceux qui m'ont aimé ?" Tristan, fruitier de 300 ans, gît à terre après un coup de vent, et révèle trois siècles d'histoire et d'Histoire.
Avis et Commentaires
10 avisJ'étais super hypé par le livre au début. Le concept est cool : l'histoire d'un arbre de 300 ans qui se fait déraciner et qui vit ses derniers instants avec toutes le résurgence de ses souvenirs la connexion qu'il a avec les gens qui la côtoyer... Mais malheureusement le livre s'essouffle très vite, ça reste que de surface, les moments qui auraient pu être sympas sont balayés en deux pages. Plein de choses à dire mais surtout la chose qui m'a déçu c'est que pour moi on a un arbre qui raconte la vie des hommes, leur vie en bref l'arbre est juste une excuse au livre et pas le véritable personnage principal si il avait pas été là c'était pas grave Bref déçu et j'ai eu du mal à le finir et une histoire qui aurait pu aussi être écourté d'une centaine de pages à mon avis
L’histoire de poirier déraciné et des êtres humains qui l’ont entourés ou l’entourent. Très beau récit bien écrit
datura : plante pour visiter les esprits - toxique à certaines doses - p 159 La découverte scientifique majeure du précédent siècle, due à l'intelligence trop foisonnante de lord Hatcliff, vous ne l'avez pas prise au sérieux, elle ne vous a pas inspiré la moindre inquiétude avant que ses conséquences ne vous déciment. Pourtant, c'était dans l'ordre des choses : nous avons synthétisé vos hormones féminines, et nous les avons diffusées dans nos pollens en modifiant les dosages, comme nous le faisons depuis des millénaires afin de stériliser les prédateurs quand ils menacent notre survie. Mais ça ne suffisait pas. Vos désherbants, vos pesticides et vos OGM étaient sur le point de détruire totalement les abeilles. Si nos fleurs n'étaient plus fécondées, presque tous les fruits et légumes allaient disparaître. Alors nous avons dû agir sur votre court terme. Désormais, nos pollens transportent également une dose massive de cortisol, l'hormone de la dépression profonde. Nos méthodes de régulation font des progrès, voyez, elles aussi. Inciter le prédateur au suicide est la solution la plus écologique que nous ayons trouvée, pour que la planète dont nous sommes les gardiens demeure vivante et viable. Ne vous plaignez pas : vous aurez évité ainsi l'extinction complète à laquelle se sont condamnés, par leur appétit ingérable et leur surnombre, les grands herbivores à la fin de l'ère secondaire. Plus besoin d'avoir recours aux météorites, à la glaciation ou aux volcans. Le déstockage humain qui aura marqué la fin du XXI° siècle, en lieu et place du réchauffement climatique et de l'hiver nucléaire que prédisaient vos experts, n'est pas le Jugement dernier, mais c'est votre chance ultime. Car beaucoup d'entre vous, du coup, développent des gènes résistants à la dépression suicidaire. Ceux qui savent que le but de la présence sur terre, pour toutes les formes de vie, est l'accroissement de la connaissance à travers l'empathie, et que cette fonction ne peut s'accomplir dans la haine, l'aveuglement égoïste ou le désespoir - p168.





