
La cicatrice
1999
•
Bruce Lowery
Laura Gillot a noté 8/10
1960. Bruce Lowery. L'histoire autobiographique est vraiment belle mais tellement triste, elle témoigne de la violence du harcèlement scolaire.
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Summary
" J'étais, sans le savoir, un enfant heureux, relativement heureux, il est vrai. Mais ce n'était qu'une impression d'ensemble. Car ma vie, même alors, ne manquait pas de petits malheurs auxquels je n'arrivais pas à m'habituer. Il faut remonter à novembre 1944. J'avais treize ans. " Jeff porte sur la lèvre un petit bec-de-lièvre que tout le monde nomme la " cicatrice ". Une infirmité dont il ne connaît pas la cause et qui lui vaut moqueries et méchancetés de toutes sortes. Parce qu'il ne sait s'en défendre, il intériorise toute cette douleur, toutes ces blessures morales répétées. A cet âge si sensible, s'enfermant peu à peu, il souffre et fait souffrir ceux qui l'aiment sans réserve...
Avis et Commentaires
15 avisUne lecture touchante et profonde.
Très touchant
1960. Bruce Lowery. L'histoire autobiographique est vraiment belle mais tellement triste, elle témoigne de la violence du harcèlement scolaire.
Différence, bec de lièvre, famille, harcèlement, vol, culpabilité Résumé complet wiki « Novembre 1944, aux États-Unis. Les parents de Jeff,13 ans, et de Bubby, 6 ans, viennent de déménager. Leur arrivée dans une nouvelle ville va causer de nouveau des problèmes d'intégration pour Jeff. Sa "cicatrice", qui le fait rapidement surnommer "Grosse-Lèvre", le rend objet des railleries de ses nouveaux camarades à l'école. Isolé, sans ami, Jeff passe son temps à s'adonner à la philatélie et joue avec son petit frère, qui lui voue une admiration et un amour sans bornes. Toutefois, sans véritablement savoir s'il est motivé par de la pitié ou de la sympathie, Willy fait entrer Jeff dans le cercle de ses copains. Durant les vacances de Noël 1944, il l'invite chez lui, et lui montre sa propre collection de timbres. Mais pris d'une pulsion incontrôlable, Jeff lui "vole" (mot que lui-même n'acceptera jamais) ses plus beaux timbres. Parvenant à échapper à une fouille au moyen d'un chantage affectif qui lui devient vite odieux, Jeff rentre chez lui pas très convaincu de la gravité de son acte. S'ensuit alors pour Jeff un rapide changement de personnalité. Contraint au mensonge, il rejette ses parents et Bubby, qui ne comprennent plus ses réactions. L'affaire du vol s'ébruite à l'école, ce qui augmente encore la grossièreté des mensonges que Jeff doit employer pour se couvrir, accusant Willy de mentir. Il s'isole de plus en plus. Sur les conseils de M. Sandt, vieil allemand que personne ne visite, mais seul "ami" de Jeff avec qui il partage la passion des timbres et de la numismatique, Jeff essaye de trouver un moyen d'avouer son crime. Involontairement d'abord, puis avec la plus vive conviction, il parvient à faire porter le vol sur les épaules de Ronald, camarade sûr de sa culpabilité. Mais ce retournement de situation n'est pas pour rasséréner Jeff, qui reste très méfiant et garde des relations difficiles avec tous. Il sera ensuite bouleversé par la mort prématurée de son frère qui, à la suite d'une énième dispute entre eux, fait une chute mortelle dans les escaliers. » Un vrai livre pour déprimer. Mais quelle horreur cette descente aux enfers, ce gamin qui s’enlise et personne qui ne ralentit sa chute. L’amour inconditionnel de ce petit frère qui meurt et qui rajoute une couche de culpabilité. Ces parents bienveillants mais qui ne comprennent rien et qui lui cachent la vérité en lui disant que sa cicatrice vient d’un accident. Mais quel enfer !!!!

