
Eden
2023
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Auður Ólafsdóttir
Nicole rated 8/10
Une linguiste distinguée, qui partage son temps entre les congrès de linguistique et la relecture de livres pour une éditrice, prend conscience de la vacuité de son existence et plaque tout pour acheter un terrain et planter des arbres 🌲. Ce que son entourage prend pour une passade deviendra sa raison de vivre. La fraîcheur du propos m’a permis d’apprécier ce nouveau roman d’une autrice islandaise qu’on avait eu la chance et le plaisir de recevoir à Nice dans le cadre du “prix du roman venu d’ailleurs”
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Summary
Alba rentre d'un colloque de linguistes à l'étranger. Passionnée par les langues minoritaires et par la puissance évocatrice des mots, elle est aussi relectrice-correctrice, et le manuscrit d'un jeune poète l'attend, un ancien étudiant avec lequel elle a eu une aventure. En atterrissant à Reykjavík, elle s'interroge sur tous ses voyages dans les coins les plus reculés du monde. Combien d'arbres lui faudrait-il planter chaque année pour compenser son empreinte carbone ? Des langues sont en voie d'extinction, mais en Islande les arbres ont déjà disparu. Sur un coup de tête, elle achète un terrain de sable noir et de lave, au fin fond de l'Islande aride et désertique, avec une maison délabrée. Rien n'est censé pousser là, mais Alba décide de passer à l'action. Elle change de vie, quitte la ville et les cercles littéraires pour planter des bouleaux, cultiver un potager. Elle se lie aux villageois et accueille Danyel, un jeune réfugié. Ode à la langue islandaise et au retour à la nature, Éden est un roman plein de fraîcheur, tout en simplicité et en délicatesse.
Reviews and Comments
36 reviewsDans la continuité de mon coup de cœur estival pour Olafsdottir, ce deuxième roman lu continue à me porter mais de manière moins intense. Il s'agit ici d'interroger notre rapport à la nature, mais aussi au rythme de nos vies. Accepter que celui-ci soit lent, dans l'attention du changement progressif des choses. L'héroïne décide d'acheter un terrain loin de la ville pour y planter des centaines de bouleau, elle se rapprochera de la communauté sur place jusqu'à adopter un jeune adolescent réfugié. On s'arrête et on souffle avec Alba, mais tout ça paraît tellement loin,...
Emprunté à la médiathèque de Kerlouan. J’ai adoré. J’aurais voulu écrire un livre comme celui-là.
Sujet très original . Comme d hab, une grande douceur , avec un texte remarquable Alba , linguiste se retire ds une maison délabrée loin de Reykjavik, et plante , plante , plante ….. tout en reprenant le contrôle de sa vie
Roman autour des mots . Histoire d’une linguiste islandaise . Dépaysant
Une linguiste, professeure d’université quitte la ville pour s’installer dans la campagne islandaise après avoir acheté un terrain et une vieille maison. Elle en fait son jardin d’eden où elle plante autant d’arbres que son empreinte carbone. Tout le texte est étrangement immatériel, comme si elle planait, était au delà des contingences. Ses choix semblent s’imposer à elle mystérieusement, tranquillement, sans interrogation sans doute. Elle semble passive face aux évènements et tout s’organise autour d’elle naturellement. Les difficultés s’aplanissent. Elle parsème tout le texte de réflexions sur des mots, des etymologies, des concepts comme s’ils occupaient toutes ses pensées, comme si c’était plus important que tout le reste. Les chapitres sont titrés à l’intérieur du texte, sans saut de page. Les titres sont des résumés en une phrase de ce qui va suivre, comme des titres de chapitre dans les cours. L’écologie a hauteur d’être humain.
Joli parcours plein de promesses et d’humanité