Roman de gare
2024
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Philibert Humm
Blinic envisage de faire
On quitte le fleuve (roman précédent) pour filer sur les rails. Toujours en bonne compagnie Philibert nous embarque façon hobo et gares de fret. On retrouve le panache et cette langue bien pendue qui m’avait tant plu lors du précédent opus, et de nombreux éclats de rire aussi. Un vrai bon moment de détente d’à peine plus de 200 pages. Rendez-vous le 28 août.
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Summary
Deux hommes, une gare, un train. Un roman qui part en retard, s’arrête sur les voies et finit en eau de boudin. Deux copains rêvent d’aventure. Se procurent à cet effet un baluchon et deviennent vagabonds. De nuit s’introduisent dans une gare de marchandises, et se cachent dans un train. Ne savent pas quand ils partiront et où ils partiront. Ne savent même pas s’ils partiront. Au petit matin le train s’ébranle. Des jours durant, les deux amis brûlent le dur, comme on dit dans les romans de Jack London, de Kerouac, de Jim Tully. À la différence près qu’ils ne verront pas Sacramento ou les grandes plaines du Wyoming, mais Villeneuve-Saint-Georges, le parc naturel régional du Gâtinais, Pouilly-sur-Loire, Nevers et Clermont-Ferrand... bref, le cœur de la France !
Avis et Commentaires
12 avisDrôle
Le meme humour que dans roman fleuve Le meme personnage, gauche et naif Tourne un peu à vide au bout d’un moment
A l'issue d'un échange débridé entre quelques piliers du bar d'un bistrot parisien du dixième arrondissement (Pierrot, Dédé, Gérard et les autres), deux copains, l'auteur et son complice Simon (dit Buck) partent à la découverte, avec leur baluchon pour seul bagage ! Leurs pérégrinations nocturnes -sans billet, sans filet ni garantie- les baladent aux marges de la France actuelle, de ses règles et de son Etat-nounou ! Ce récit s'inspire explicitement d'illustres précédents littéraires, particulièrement emblématiques de l'Amérique comme Jack London, l'auteur de La Route (1907) ; et Jack Kérouac dont le récit Sur la route (1957) fut la bible des beatniks des années soixante. Roman de gare se nourrit aussi d'autres sources que Philibert Humm évoque joliment au fil de ses pages, plaçant ça et là quelques vers, tant en exergue du livre que de plusieurs chapitres: de Victor Hugo, de Paul Verlaine, de Jean Richepin et de Georges Brassens notamment ! Bien troussé, enlevé et souvent élégant, ce récit est écrit dans une langue directe et simple ; l'expression est riche mais naturelle. Elle nous transporte élégamment de gare en gare, frisant parfois le rêve éveillé ; sa forme, toujours légère, est détachée des contingences. Drôle, adulte et majeur, à la fois, c'est une performance rare de nos jours ! L'humour et le détachement de Humm cumulent aphorismes, remarques bien senties et brèves digressions, toujours très évocatrices.





