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Le Meurtre du Commandeur, livre 1 : Une idée apparaît

2018

Haruki MURAKAMI

IG

Isabelle Gaillard a noté 8/10

Livre prêté par nathalie Frieberg lors de notre voyage en Finlande été 2024

Avis de la communauté

Opinion du public

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60 avis

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8,2/10

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Summary

Peut-être un jour serais-je capable de faire le portrait du rien. De la même façon qu'un peintre avait été capable de dessiner Le Meurtre du Commandeur . Mais il me faudrait du temps avant d'y parvenir. Je devais faire du temps mon allié. Quand sa femme lui a annoncé qu'elle voulait divorcer, le narrateur, un jeune peintre en panne d'inspiration, a voyagé seul à travers le Japon. Et puis, il s'est installé dans la montagne dans une maison isolée, ancienne propriété d'un artiste de génie, Tomohiko Amada. Un jour, le narrateur reçoit une proposition alléchante : faire le portrait de Wataru Menshiki, un riche homme d'affaires. Tandis que celui-ci pose comme modèle, le narrateur a du mal à se concentrer. Quelque chose chez Menshiki résiste à la représentation. Une nuit, il découvre un tableau dans le grenier, une œuvre d'une grande violence, le meurtre d'un vieillard, comme tirée du Don Giovanni de Mozart. C'est Le Meurtre du Commandeur. Cette peinture obsède le narrateur. Et des choses étranges se produisent, comme si un autre monde s'était entrouvert. À qui se confier ? À Menshiki ? Mais peut-il vraiment lui faire confiance ? Premier livre d'une œuvre exceptionnelle, dans la lignée du monumental 1Q84, un roman somme, ambitieux, profond. Deux tomes pour une odyssée initiatique étrange, inquiétante, envoûtante, où le maître Murakami dévoile ses obsessions les plus intimes.

Avis et Commentaires

24 avis
Valentine Hz
Valentine Hza noté ★ 7/10
22 juillet 2025

Autre série de Murakami. On reste dans le même style d'écriture bien particulier avec des réflexions, des contemplations et un peu de surnaturel/inexplicable à la fois. Les personnages sont complexes et j'ai bien envie de savoir la suite dans les livres 2 et 3

Sophie Rogulski
Sophie Rogulskia noté ★ 7/10
15 août 2024

Le narrateur est un peintre qui peint des portraits et a une vie très calme. Jusqu’à ce que sa femme Yuzu le quitte. Il va faire un tour dans le Japon et rencontre un type à la Subaru blanche dont il fera le portrait. Il demande de l’aide à son meilleur ami Masahiko qui lui propose de l’héberger dans la maison de son père; le célèbre peintre de style nihonga Tomohiko Amada, dans un coin très isolé dans une montagne. Il y rencontre un homme très riche, à la jaguar et à la belle chevelure blanche Menshiki dont il va faire un superbe portrait abstrait. La nuit il est réveillé par une clochette. Avec Menshiki, ils découvrent une fosse et la débouchent et ils y trouvent seulement la clochette. À partir de la, des éléments surnaturels se passent : seul le narrateur voit apparaître « une idée » sous les traits du Commandeur (sorti du tableau caché dans le grenier de Tomohiko). Puis il peint Marié, peut être la fille biologique de Menshiki, qui a acheté une maison dans la montagne pour l’observer de loin… J’ai eu du mal à rentrer vraiment dedans avant la page 200. Après ça s’accélère mais toujours beaucoup de descriptions et de lenteurs

IG
Isabelle Gaillarda noté ★ 8/10
6 août 2024

Livre prêté par nathalie Frieberg lors de notre voyage en Finlande été 2024

CM
Christine MARTINa noté ★ 8/10
3 mars 2024

Un peintre que sa femme a quitté voici un mois et demi, trouve refuge dans la maison du père de son ami d’enfance, peintre lui même et maintenant en maison de retraite. Il vivait jusqu’ici de portraits qu’il faisait en oubliant ses recherches personnelles. Il essaie alors de se remettre à ses propres créations tout en étudiant le tableau de son prédécesseur caché au grenier et qui donne le nom au roman. Un beau livre sur la création et son processus, la liberté qui va avec. Je n’aimais pas Murakami à cause des contes de l’oiseau à ressort que j’ai trouvé ennuyeux mais là l’écrivain me parait touchant, sensible, plein de questionnements. Livre 2 Franchement: pourquoi aller au bout du livre et pourquoi je n’arrive pas à le lâcher? Le 2 est le même que le 1 mais il dérive petit à petit vers une espèce de science fiction, de délire… pour finir plus rationnel. Du coup, de quoi ce livre est-il le nom? D’une parenthèse d’un homme sans sa femme, d’un artiste raté qui ne le comprend pas, d’un homme aux tendances pédophiles, du deuil d’un adolescent pour sa petite soeur morte? J’ai lu les deux tomes sans m’arrêter alors que rien n’avance ou presque, même le soliloque est toujours le même, cet homme est en boucle. Alors que tout est dans le détail mais que notre condition d’occidental nous empêche d’en saisir toutes les symboliques. Je suis dubitative, j’ai l’impression d’être retenu prisonnière dans ce livre comme dans la fosse alors que tous les éléments sont bidons. C’est très étrange

Ad
Aquo daquia noté ★ 8/10
10 juillet 2023

Incohérence : le personnage inquiétant du voisin s'efface à un moment, comme si Murakami n'avait su quoi en faire, une fois qu'il sauve le personnage principal de son confinement dans le puits. Chez Murakami il y a des réflexes narratifs : - le héros a une liaison avec une femme mariée plus âgée - c'est un jeune homme désœuvré - l'intrusion du fantastique permet de résoudre une impasse narrative - des personnages importants s'effacent sans raison au cours de l'histoire, comme si l'écrivain ne savait quoi en faire Ceci dit ces incohérences et ces réflexes participent du charme des fictions de Murakami. Ses enquêtes sur le réel : après le séisme de Kobé, après l'attentat au gaz sarin du métro de Tokyo, obéissent au contraire à une grande rigueur protocolaire.

Michèle
Michèlea noté ★ 7/10
14 novembre 2025

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