Au soir d'Alexandrie
2024
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Alaa El Aswany
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Summary
À Alexandrie, à la fin des années 1950, une bande d’amis se retrouve régulièrement au bar du restaurant Artinos, sur la corniche, pour de longues soirées animées durant lesquelles, l’alcool aidant, ils se plaisent à refaire le monde. Unis par un attachement profond à leur ville – presque un pays à part entière, même pour ceux qui viennent d’ailleurs –, ils sont divisés face à l’actualité nationale et au leader charismatique Gamal Abdel Nasser. Alors que l’Égypte connaît de profonds bouleversements sociaux et politiques, qu’adviendra-t-il de ces femmes et hommes épris de justice, de beauté et d’amour, acquis à la cause – ou à l’illusion – cosmopolite d’Alexandrie ? Au sommet de son art, Alaa El Aswany compose une fresque humaine et historique tout en chatoiements tragiques, faisant une fois encore résonner avec brio les voix de personnages pris dans une tourmente qui les dépasse : la fin d’une époque.
Avis et Commentaires
17 avisTrès bien. On s'attache aux personnages. Quelques développements politiques un peu longs parfois.
Belle description de la fin de la lumière d’Alexandrie et de la main mise du despotisme
Mise en place du contexte (prise du pouvoir par Nasser) et des personnages un peu longue mais ça vaut le coup de s’accrocher, ensuite on est pris par l’histoire et c’est une période très intéressante
La dictature militaire, les espions, les enlèvements…. Le dernier 1/3 mieux que le début.
Ce n'est pas le genre de livre qui m'attire en temps normal, mais vu que je l'ai acheté à ma mère pour Noël, ça a été l'occasion de découvrir l'auteur. Et au-delà de ça, j'ai découvert Alexandrie à travers sa plume et les yeux de ses personnages, une expérience que je suis ravie de ne pas avoir ratée. Au tout début, j'avais peur de ne pas assez m'intéresser aux personnages pour pouvoir entrer dans l'histoire, mais finalement, sans avoir d'attachement émotionnel pour eux, j'ai aimé les suivre et avec eux, les bouleversements de l'Égypte. Je sais que certaines personnes ont trouvé qu'une bonne partie du livre était trop longue et lente, que "l'action" arrivait tardivement, mais pour ma part, j'ai beaucoup apprécié toute cette mise en place, cette lenteur et découverte d'Alexandrie telle que la voyaient encore les personnages, malgré les changements plus ou moins subtils, déjà présents. Je trouve que sans tout ça, la dernière partie n'aurait pas eu le même impact. Puis, souvent, c'est sur la longueur, vicieusement, au quotidien, qu'une dictature s'enracine. Après cette découverte, j'ai très envie de lire d'autres œuvres de l'auteur et je suis heureuse d'avoir laissé une chance à ce livre.





