Memory Image

L'Espagne musulmane

2005

André Clot

MB

Maurice Bargy a noté 9/10

En 750, le calife omeyyade Marwan II est vaincu par une armée abbasside. Les omeyyades furent recherchés et tués. Abdar Rahman, petit fils d’un calife s’enfuit et décide de partir pour le Maroc. Il demande à s’allier avec les autres chefs omeyyades. Il est accepté par Yusuf le gouverneur. Abdar jeune prince de 26 ans apprend que Yusuf veut l’attaquer. Il le prend au piège. Yusuf est vaincu et est éliminé par Abdar. Le général Mughit est chargé par le calife de Bagdad d’éliminer Abdar. Défaite de Mughit. Abdear Rahman devait réduire par la force les Arabes et Berbères mus par des volontés d’indépendance. Des rebelles s’adressaient à un souverain étranger Charlemagne pour lui proposer une alliance contre l’émir de l’Espagne. Ibn Arabi gouverneur de Saragosse convainc Charlemagne qu’il sera maître de toute la Catalogne. Le siège de Saragosse commence mais Charlemagne apprend que les Saxons étaient parvenus jusqu’au Rhin. Le roi s’en va et rentre en Gaule.Abdar Rahman sait jouer des rivalités des clans. Il pense à organiser une ébauche d’Etat mais nos pas prendre le titre de calife, préférant rejoindre Emir ou roi. Unité loin d’être faite dans la partie musulmane. Hisham, second fils d’Abdar Rahman est appelé à succéder à son père. Il mène une guerre sainte contre les principauté du nord. Pillages des villes et villages chrétiens. Un autre emir Al Hakam avait pour préoccupation le maintien du pouvoir sur Andalus. Massacre de notables et pillage forcent les gens à quitter la ville, révolte du Faubourg. Hakam meurt en 822 fier de l’œuvre accomplie, avec un royaume administré et une économie qui se développe. Abdar Rahman II arrive au pouvoir, il est bien accueilli avec ses dispositions pacifiques et son esprit de justice. Les conversions à l’islam se multiplient et les chrétiens s’expriment en arabe, ce qui entraîne des réactions chez ceux attachés à leur religion. Il sera un des chefs d’Etat musulmans les plus cultivés de son temps. Il aimait la poésie. Les vikings sèment la terreur en Europe et attaquent le port de Cadix. Le 11/11/844 ils sont repoussés et battus à Séville par l’armée d’Abdar Rahman. Ils vont revenir une 2eme fois et sont stoppés à l’embouchure du Guadalquivir. Ils ne reviendront pas en Espagne sous son règne. Abdar Rahman est contacté par un émissaire de l’empereur de Byzance pour lui demander la restitution de la Crète occupée par des Andalous ayant fui la Révolte du Faubourg. Il ne donna pas suite. Son héritier présumé est Mohammed, l’ainé de ses 45 fils mais son esclave favorite voulait que ce soit son fils Abdallah. Abdar Rahman meurt en 852 et Mohammed est proclamé Emir. Il régnera 34 ans. Celui-ci est confronté à une révolte de population mozarabe et mort de plusieurs dizaines de milliers de morts. Mohammed meurt et Mundhir lui succède. Ce dernier meurt le 29/06/888 et son frère Abdallah lui succède. Insurrection des muwallads neo musulmans non arabes élevés dans la religion islamique qui se sentent discriminés et réclament l’assimilation complète. Ils sont dirigés par Ibn Hafsun qui ne s’est jamais incliné devant le pouvoir de l’émir. Il meurt en 917. Sa mort ne ramène pas la paix en Espagne. Abdallah meurt en 912 à 68 ans. L’héritier du trône est Abdar Rahman III qui a comme projet de restaurer l’autorité de Cordoue et renouveler l’appareil d’état. Il va en campagne en demandant aux seigneurs leur reddition ainsi qu’à leurs soldats. Les rebellions étaient mâtées et Abdar Rahman décide de se proclamer lui même calife sans se soucier du califat abbasside de Bagdad. Les descendants d’Abbas, l’oncle du Prophète, s’étaient emparés du titre de calife après avoir assassiné tous les membres de la famille omeyyade. De plus le calife de Bagdad perdait son autorité sur plusieurs provinces. Enfin Abdar Rahman etait en rivalité avec les Fatimides dont le projet était de prêcher leur religion en Afrique du Nord puis en Andalus. Le seul État musulman qu’il connaît et fait surveiller est celui des Fatimides, chiites abhorrés dont le fondateur prétend descendre du Prophète. Abdar Rahman conclut des accords et fait installer des bases en Afrique du Nord pour combattre les Fatimides avec ses nouveaux alliés. Les ambassadeurs chrétiens parlent au calife du problème des pirates andalous en Méditerranée et lui demandent de supprimer la piraterie des Andalous qui avaient leur base en Afrique du Nord. Sans effet. Lorsque Abdar Rahman III disparaît et que monte sur le trône son fils Hicham II, l’Espagne musulmane est à son apogée. La paix règne à l’intérieur et la renommée atteint les pays les plus éloignés. Abdar Rahman III est celui qui a maintenu le sunnisme en Espagne et en Afrique du Nord face aux Fatimides hérétiques et à la rébellion de Ibn Hafsun. Le règne de Hakam Il est demeuré comme une période de paix, de stabilité et de grandeur. Il ne pouvait être attaqué par les rois et les princes chrétiens qui recherchaient son amitié. Le 01/07/969, suite à l’entrée du général Fatimides Djawar dans la capitale de l’Egypte, les Idrissides chiites modérés ralliés aux Fatimides devenaient menaçants pour Hakam qui leur donna de l’or et les renvoyer en Égypte. Le 01/10/976, après 15 ans de règne, Al Hakam meurt et fait reconnaître son fils Hisham comme son successeur. Deux eunuques pensaient comploter pour exercer le pouvoir. Ils pensaient que ce serait le 1er ministre Al Mushafi qui gouvernerait. Ce dernier a eu vent du complot et envisage d’assassiner Al Mughira l’oncle du jeune calife. Mushafi est désigné hadjib et Mansur un homme parti de rien est nommé vizir. Mansur se propose de commander l’armée profitant des années de maladie de Hakam. Avec ses meilleurs soldats, Mansur assiège la forteresse de L’os Banos et rentre victorieusement à Cordoue. Il songeait à éliminer son partenaire Al Mushafi. Le 26/03/978, ce dernier est arrêté avec ses fils , jugés et emprisonnés. Il meurt étranglé finalement. Le jour de l’arrestation de Mushafi, Mansur est promu hadjib. Il n’est guère populaire. L’eunuque Djawdhar conspirait pour mettre au pouvoir un autre petit-fils d’Abdar Rahman III et voulait faire assassiner Mansur. Le meurtre échoue, l’eunuque est crucifié. Mansur est toujours haï des milieux religieux et des hommes de forte culture musulmane. Il avait fait du calife un bigot efféminé occupé de religion. Hisham Il menait une vie de reclus mou dans son harem. Mansur craignait que quelqu’un ouvre les yeux du calife pour prendre en main le gouvernement. Il décide de séparer le siège du gouvernement du palais califal et fait bâtir un nouveau palais. Mansur recruter de nombreux cavaliers étrangers parmi les maghrébins, les chrétiens et constituent une sorte de Légion étrangère en les attirant avec beaucoup d’argent. Il lance les grands travaux dans la mosquée de Cordoue mais cherche à combattre les adversaires de l’intérieur et les chrétiens. Pour atteindre le pouvoir absolu il avait éliminé tous les obstacles sauf son beau père Ghalib le vieux général. Il réussit à s’en débarrasser ainsi que des armées de Léon venues au secours de Ghalib. Il décide ensuite de reprendre Barcelone et le 06/07/985 entre dans la ville pillée et brûlée. Mansur devenu véritable dictateur, achève une campagne au Maghreb, dans le Léonais qu’il démolit, chassant les comploteurs et nostalgiques des omeyyades. Mansur doit déjouer un complot de son fils Abdallah qu’il considère comme n’étant pas son fils, lequel s’est allié avec le vice roi de Saragosse. Le complot échoue, Il Abdallah est decapité et Mansur se venge de ceux qui ont comploté contre lui. Il avait tous les pouvoirs mais il n’était pas calife. Il pense à chasser Hisham et à se faire proclamer calife. Mais la mère de ce dernier Subh ancienne maîtresse de Mansur, convainc son fils de se comporter en souverain. Subh contacte le vice roi du Maghreb pour qu’il se révolte contre Mansur. Le calife reconnaît son manque d’expérience et renonce à gouverner. Le vice roi du Maghreb est battu et Subh se retire dans un couvent. Il se met à attaquer Saint Jacques de Compostelle et fait détruire les murailles et les constructions , l’église et s’empare du butin. Il met sous coupe réglée toute la région. Souffrant de crises de goutte, il meurt le 10/08/1002 et charge son fils Abdel Malik de prendre le pouvoir. Ce dernier meurt en 1008. Abdar Rahman lui succéda. Sa mère une chrétienne est la fille du roi de Pampelune, Sancho Garcia ou Sanchuelo. Sanchuelo ayant appris que le roi du Léon Alphonse V se prépare à l’attaque, il part pour Tolède. Entretemps il apprend qu’un prince omeyyade Djabbar pénètre à Cordoue et somme Hisham d’abdiquer. Celui-ci se démet lui même. Djabbar donne l’assaut au palais et le pille. Sanchuelo retourne à Cordoue et se fait exécuter. Attaque entre les Berbères et Hisham. Ce dernier fait arrêter Djabbar qui est exécuté. Le 10/05/1013, les Berbères acceptent la reddition de Cordoue, entrent dans la ville, massacrent la population et incendient les maisons., c’est la fin des jours glorieux de la Cordoue omeyyade. Souleimane le berbère fait exécuter le calife sur le champ. Les chefs Idrissides Kasim et Ali capturent Souleimane qui est exécuté. Succession de califes entre ces frères qui finissent assassinés. La chute du califat omeyyade est dû à l’introduction d’éléments ethniques étrangers incapables de s’intégrer dans la population, employés comme domestiques, fonctionnaires ou soldats. Sous Mansur, l’immigration berbère a pris d’énormes proportions mais il faisait en sorte qu’aucune de ces tribus ne contrôle l’armée. Renforcement de leur esprit communautaire : solidarité tribale, tradition, même langue, mêmes intérêts. Les Almoravides, une dynastie berbérophone avaient conquis le Maghreb. Partisans d’un malékisme strict, ils faisaient appliquer la loi musulmane dans toute sa rigueur. Avec leur force militaire et leur rigorisme religieux, ils pouvaient chasser les envahisseurs chrétiens et résoudre les problèmes politiques. Leur chef Yusuf etait appelé à remettre de l’ordre dans un pays en pleine anarchie religieuse et fiscale. Il réussit à faire condamner les émirs d’Espagne accusés d’être des impies, de percevoir des impôts illégaux et de s’allier aux chrétiens avec le roi de Castille. Il obligea Alphonse VI à lever le siège de Saragosse. La plus grande partie de l’Espagne musulmane passa rapidement sous son autorité. Les non musulmans subirent les conséquences de ce fanatisme religieux, qui entreprend de démolir les églises. Devant ces exactions, les mozarabes appellent au secours Alphonse qui ne put s’emparer de Cordoue. Yusuf alourdit le fardeau fiscal, les impôts canoniques ne suffisant pas, il en décréta d’autres mal accueillis par la population. La population considère les Almoravides comme des oppresseurs et des tyrans, des voleurs corrompus, incapables d’exploiter une victoire. Le seul domaine dans lequel les autorités manifestaient de la fermeté etait celui de la religion. En 1121, la population de Cordoue se leva contre les troupes Almoravides mais un bain de sang est évité. Les populations asservies font appel aux Almohades qui avaient pris le pouvoir au Maroc. Les Almohades préconisent un retour aux sources de l’Islam. Son chef Abd Al Mumin réprime tous les mouvements qui n’acceptent pas sa doctrine et son autorité. Son but est d’éliminer les Almoravides. Ali le fils de Yusuf meurt d’une chute de cheval. Abd Al Mumin voulait franchir le détroit de Gibraltar mais meurt en 1163 après un règne de 33 ans. Son fils Abu Yakub Yusuf lance une offensive dans l’Espagne orientale, poursuit la construction de la Giralda. Les rois de Castille et de Léon s’étaient réconciliés et avaient pris l’engagement d’attaquer les musulmans. Les circonstances en ces années qui voyaient, Almohades et Almoravides se combattre plus violemment que jamais, en Espagne, en Afrique du Nord, et en Méditerranée, étaient favorables à une grande offensive des chrétiens. Les chrétiens étaient, une fois de plus, en pleine querelle, Alphonse VIII en désaccord avec le Léon et la Navarre. Yusuf Yakub, en 1195, infligea près de Ciudad Real, une totale défaite aux troupes castillanes. les chrétiens épuisés et assoiffés s’enfuirent après un long combat. Yusuf Yakub rentre à Séville en triomphateur. Au printemps suivant, il s’emporte de plusieurs places chrétiennes et pour son armée jusque dans la région de Tolède. Il retourne au Maroc en 1197 où il mourut deux ans plus tard. Le long combat des chrétiens et des musulmans se poursuivait sans relâche avec des succès et des revers des deux côtés, mais le solde était toujours en faveur des chrétiens. La Reconquista était lancée. Elle mobilisait tous les états chrétiens d’Espagne, appuyés de contingent de chevaliers d’autres pays d’Occident. Le règne de Yusuf Yakub marque l’apogée des Almohades d’Espagne. L’homme qui succède à Yusuf Jakub en 1199, son fils Mohamed Nasir ne le vaut pas. Bon administrateur, il est un politique et un chef de guerre médiocre. Dès son avènement se présente l’éternel problème que doivent affronter Almoravides et Almohades celui d’avoir a combattre, ce qui sera une des causes de l’effondrement de la domination musulmane en Espagne. Le sultan de grenade était alors Yusuf Ier, un homme intelligent. Un traité fut signé entre la Cassille, grenade et fesses, mais chacun des droits, pense plus à la guerre, la paix, Alphonse de Cassy, parce qu’il craignait une évasion des marines en Espagne, fesse parce qu’il rêvait de rétablir son profil, l’islam dans toute l’Espagne. Ce fut musulman qui a attaqué les premiers. Ils battent les Castillon de la baie de D’Al Jazeera, puis mis le siège devant tarifa. Une grande bataille s’engage sur les bords du Rio Solado. Ce fut un désastre pour les musulmans. Les Marie sont fuirent par mer au Maroc Youssouf, en train à Grenade. Les chrétiens arrive un horrible massacre de la population musulmane. la déroute du Rio, sur la eu, parmi ces conséquences salle de décourager et les maris de vouloir établir le pouvoir musulman en Espagne. Finalement, Yusuf s’incline et remets Algesitas à Alphonse. Il y a une trêve de 10 ans. Alphonse mourut de la peste noire. Son fils Pierre signe un accord avec Yusuf qui disparut bientôt assassiné. Mohammed V avait compris qu’il ne serait pas capable de résister longtemps au royaume chrétien et qu’il devait éviter la guerre autant qu’il était possible. La paix, conclue, Ferdinand a gagné la célébrité, avec le surnom de Ferdinand d’Anteguerra. Les souverains musulmans vont se succéder, se massacrer les uns les autres. Les uns sont imposés par la Castille, d’autres par d’autres tribus. L’idée de l’expulsion commence à cheminer, parmi les dirigeants chrétiens, d’une expulsion en masse des musulmans. L’edit du 16 septembre 1609, donnait aux Moriscos un délai de trois jours pour quitter le royaume sous peine de mort. Ils étaient autorisés à emporter, ce qu’ils pouvaient transporter avec eux. Des chrétiens vinrent s’installer sur la belle terre. Les seigneurs chrétiens furent indemnises des pertes qu’ils subissaient car les musulmans étaient très travailleurs et personne ne les remplaçait. Les expulsions portaient surtout sur les Morisques des villes, plus faciles à identifier et atteindre. Les raisons religieuses l’emportent sur toutes les autres. Le fanatisme se manifeste en Europe sur toutes les formes. Mais la preuve était faite que les musulmans d’Espagne, convertis ou non, demeurent profondément attachés à la religion, aussi bien que la civilisation. Les conversions sont de plus en façade. Finalement, on opta pour l’expulsion de tous les musulmans, sans distinction. Depuis longtemps, déjà, les griefs s’accumulent contre les juifs : crimes rituels, profanations de lieu et d’objet de culte catholique. L’édit Des rois catholiques du 31 mars 1492, donnait le choix aux juifs entre la conversion et le départ avant le 1er juillet, delai qui fut prolonge de neuf jours.

Avis de la communauté

Opinion du public

user icon

1 avis

memorizer logo

9,0/10

logo memorizer

Découvrez si vos amis l'ont ajouté

Plus d'infos

Summary

La domination musulmane en Espagne commença en 711 avec le débarquement du berbère Tarik, s'étendit rapidement grâce au prince omeyyade Abdar Rahman, qui fonda l'émirat de Cordoue (756) et culmina à la fin du Xe siècle. L'auteur dépeint les hauts faits et la civilisation des grands émirs qui consolidèrent, agrandirent le royaume et combattirent les royaumes chrétiens du nord de la péninsule. Il fait une large place au rôle de l'Espagne musulmane, toutes religions confondues, dans la transmission de la pensée et des œuvres des écrivains, des philosophes et des mathématiciens de la Grèce antique, aux " intellectuels " d'Occident. Il dépeint l'essor de l'architecture dont l'influence se répandit dans toute la France centrale et la société hispano-musulmane. C'est la reprise de Tolède en 1085 qui fut la première grande étape de la " Reconquista ". En 1270, l'Espagne musulmane se réduisit au petit royaume de Grenade qui subsista encore 222 ans, et dont la conquête par les Rois catholiques acheva l'unité de la péninsule.

Avis et Commentaires

1 avis
MB
Maurice Bargya noté ★ 9/10
11 octobre 2024

En 750, le calife omeyyade Marwan II est vaincu par une armée abbasside. Les omeyyades furent recherchés et tués. Abdar Rahman, petit fils d’un calife s’enfuit et décide de partir pour le Maroc. Il demande à s’allier avec les autres chefs omeyyades. Il est accepté par Yusuf le gouverneur. Abdar jeune prince de 26 ans apprend que Yusuf veut l’attaquer. Il le prend au piège. Yusuf est vaincu et est éliminé par Abdar. Le général Mughit est chargé par le calife de Bagdad d’éliminer Abdar. Défaite de Mughit. Abdear Rahman devait réduire par la force les Arabes et Berbères mus par des volontés d’indépendance. Des rebelles s’adressaient à un souverain étranger Charlemagne pour lui proposer une alliance contre l’émir de l’Espagne. Ibn Arabi gouverneur de Saragosse convainc Charlemagne qu’il sera maître de toute la Catalogne. Le siège de Saragosse commence mais Charlemagne apprend que les Saxons étaient parvenus jusqu’au Rhin. Le roi s’en va et rentre en Gaule.Abdar Rahman sait jouer des rivalités des clans. Il pense à organiser une ébauche d’Etat mais nos pas prendre le titre de calife, préférant rejoindre Emir ou roi. Unité loin d’être faite dans la partie musulmane. Hisham, second fils d’Abdar Rahman est appelé à succéder à son père. Il mène une guerre sainte contre les principauté du nord. Pillages des villes et villages chrétiens. Un autre emir Al Hakam avait pour préoccupation le maintien du pouvoir sur Andalus. Massacre de notables et pillage forcent les gens à quitter la ville, révolte du Faubourg. Hakam meurt en 822 fier de l’œuvre accomplie, avec un royaume administré et une économie qui se développe. Abdar Rahman II arrive au pouvoir, il est bien accueilli avec ses dispositions pacifiques et son esprit de justice. Les conversions à l’islam se multiplient et les chrétiens s’expriment en arabe, ce qui entraîne des réactions chez ceux attachés à leur religion. Il sera un des chefs d’Etat musulmans les plus cultivés de son temps. Il aimait la poésie. Les vikings sèment la terreur en Europe et attaquent le port de Cadix. Le 11/11/844 ils sont repoussés et battus à Séville par l’armée d’Abdar Rahman. Ils vont revenir une 2eme fois et sont stoppés à l’embouchure du Guadalquivir. Ils ne reviendront pas en Espagne sous son règne. Abdar Rahman est contacté par un émissaire de l’empereur de Byzance pour lui demander la restitution de la Crète occupée par des Andalous ayant fui la Révolte du Faubourg. Il ne donna pas suite. Son héritier présumé est Mohammed, l’ainé de ses 45 fils mais son esclave favorite voulait que ce soit son fils Abdallah. Abdar Rahman meurt en 852 et Mohammed est proclamé Emir. Il régnera 34 ans. Celui-ci est confronté à une révolte de population mozarabe et mort de plusieurs dizaines de milliers de morts. Mohammed meurt et Mundhir lui succède. Ce dernier meurt le 29/06/888 et son frère Abdallah lui succède. Insurrection des muwallads neo musulmans non arabes élevés dans la religion islamique qui se sentent discriminés et réclament l’assimilation complète. Ils sont dirigés par Ibn Hafsun qui ne s’est jamais incliné devant le pouvoir de l’émir. Il meurt en 917. Sa mort ne ramène pas la paix en Espagne. Abdallah meurt en 912 à 68 ans. L’héritier du trône est Abdar Rahman III qui a comme projet de restaurer l’autorité de Cordoue et renouveler l’appareil d’état. Il va en campagne en demandant aux seigneurs leur reddition ainsi qu’à leurs soldats. Les rebellions étaient mâtées et Abdar Rahman décide de se proclamer lui même calife sans se soucier du califat abbasside de Bagdad. Les descendants d’Abbas, l’oncle du Prophète, s’étaient emparés du titre de calife après avoir assassiné tous les membres de la famille omeyyade. De plus le calife de Bagdad perdait son autorité sur plusieurs provinces. Enfin Abdar Rahman etait en rivalité avec les Fatimides dont le projet était de prêcher leur religion en Afrique du Nord puis en Andalus. Le seul État musulman qu’il connaît et fait surveiller est celui des Fatimides, chiites abhorrés dont le fondateur prétend descendre du Prophète. Abdar Rahman conclut des accords et fait installer des bases en Afrique du Nord pour combattre les Fatimides avec ses nouveaux alliés. Les ambassadeurs chrétiens parlent au calife du problème des pirates andalous en Méditerranée et lui demandent de supprimer la piraterie des Andalous qui avaient leur base en Afrique du Nord. Sans effet. Lorsque Abdar Rahman III disparaît et que monte sur le trône son fils Hicham II, l’Espagne musulmane est à son apogée. La paix règne à l’intérieur et la renommée atteint les pays les plus éloignés. Abdar Rahman III est celui qui a maintenu le sunnisme en Espagne et en Afrique du Nord face aux Fatimides hérétiques et à la rébellion de Ibn Hafsun. Le règne de Hakam Il est demeuré comme une période de paix, de stabilité et de grandeur. Il ne pouvait être attaqué par les rois et les princes chrétiens qui recherchaient son amitié. Le 01/07/969, suite à l’entrée du général Fatimides Djawar dans la capitale de l’Egypte, les Idrissides chiites modérés ralliés aux Fatimides devenaient menaçants pour Hakam qui leur donna de l’or et les renvoyer en Égypte. Le 01/10/976, après 15 ans de règne, Al Hakam meurt et fait reconnaître son fils Hisham comme son successeur. Deux eunuques pensaient comploter pour exercer le pouvoir. Ils pensaient que ce serait le 1er ministre Al Mushafi qui gouvernerait. Ce dernier a eu vent du complot et envisage d’assassiner Al Mughira l’oncle du jeune calife. Mushafi est désigné hadjib et Mansur un homme parti de rien est nommé vizir. Mansur se propose de commander l’armée profitant des années de maladie de Hakam. Avec ses meilleurs soldats, Mansur assiège la forteresse de L’os Banos et rentre victorieusement à Cordoue. Il songeait à éliminer son partenaire Al Mushafi. Le 26/03/978, ce dernier est arrêté avec ses fils , jugés et emprisonnés. Il meurt étranglé finalement. Le jour de l’arrestation de Mushafi, Mansur est promu hadjib. Il n’est guère populaire. L’eunuque Djawdhar conspirait pour mettre au pouvoir un autre petit-fils d’Abdar Rahman III et voulait faire assassiner Mansur. Le meurtre échoue, l’eunuque est crucifié. Mansur est toujours haï des milieux religieux et des hommes de forte culture musulmane. Il avait fait du calife un bigot efféminé occupé de religion. Hisham Il menait une vie de reclus mou dans son harem. Mansur craignait que quelqu’un ouvre les yeux du calife pour prendre en main le gouvernement. Il décide de séparer le siège du gouvernement du palais califal et fait bâtir un nouveau palais. Mansur recruter de nombreux cavaliers étrangers parmi les maghrébins, les chrétiens et constituent une sorte de Légion étrangère en les attirant avec beaucoup d’argent. Il lance les grands travaux dans la mosquée de Cordoue mais cherche à combattre les adversaires de l’intérieur et les chrétiens. Pour atteindre le pouvoir absolu il avait éliminé tous les obstacles sauf son beau père Ghalib le vieux général. Il réussit à s’en débarrasser ainsi que des armées de Léon venues au secours de Ghalib. Il décide ensuite de reprendre Barcelone et le 06/07/985 entre dans la ville pillée et brûlée. Mansur devenu véritable dictateur, achève une campagne au Maghreb, dans le Léonais qu’il démolit, chassant les comploteurs et nostalgiques des omeyyades. Mansur doit déjouer un complot de son fils Abdallah qu’il considère comme n’étant pas son fils, lequel s’est allié avec le vice roi de Saragosse. Le complot échoue, Il Abdallah est decapité et Mansur se venge de ceux qui ont comploté contre lui. Il avait tous les pouvoirs mais il n’était pas calife. Il pense à chasser Hisham et à se faire proclamer calife. Mais la mère de ce dernier Subh ancienne maîtresse de Mansur, convainc son fils de se comporter en souverain. Subh contacte le vice roi du Maghreb pour qu’il se révolte contre Mansur. Le calife reconnaît son manque d’expérience et renonce à gouverner. Le vice roi du Maghreb est battu et Subh se retire dans un couvent. Il se met à attaquer Saint Jacques de Compostelle et fait détruire les murailles et les constructions , l’église et s’empare du butin. Il met sous coupe réglée toute la région. Souffrant de crises de goutte, il meurt le 10/08/1002 et charge son fils Abdel Malik de prendre le pouvoir. Ce dernier meurt en 1008. Abdar Rahman lui succéda. Sa mère une chrétienne est la fille du roi de Pampelune, Sancho Garcia ou Sanchuelo. Sanchuelo ayant appris que le roi du Léon Alphonse V se prépare à l’attaque, il part pour Tolède. Entretemps il apprend qu’un prince omeyyade Djabbar pénètre à Cordoue et somme Hisham d’abdiquer. Celui-ci se démet lui même. Djabbar donne l’assaut au palais et le pille. Sanchuelo retourne à Cordoue et se fait exécuter. Attaque entre les Berbères et Hisham. Ce dernier fait arrêter Djabbar qui est exécuté. Le 10/05/1013, les Berbères acceptent la reddition de Cordoue, entrent dans la ville, massacrent la population et incendient les maisons., c’est la fin des jours glorieux de la Cordoue omeyyade. Souleimane le berbère fait exécuter le calife sur le champ. Les chefs Idrissides Kasim et Ali capturent Souleimane qui est exécuté. Succession de califes entre ces frères qui finissent assassinés. La chute du califat omeyyade est dû à l’introduction d’éléments ethniques étrangers incapables de s’intégrer dans la population, employés comme domestiques, fonctionnaires ou soldats. Sous Mansur, l’immigration berbère a pris d’énormes proportions mais il faisait en sorte qu’aucune de ces tribus ne contrôle l’armée. Renforcement de leur esprit communautaire : solidarité tribale, tradition, même langue, mêmes intérêts. Les Almoravides, une dynastie berbérophone avaient conquis le Maghreb. Partisans d’un malékisme strict, ils faisaient appliquer la loi musulmane dans toute sa rigueur. Avec leur force militaire et leur rigorisme religieux, ils pouvaient chasser les envahisseurs chrétiens et résoudre les problèmes politiques. Leur chef Yusuf etait appelé à remettre de l’ordre dans un pays en pleine anarchie religieuse et fiscale. Il réussit à faire condamner les émirs d’Espagne accusés d’être des impies, de percevoir des impôts illégaux et de s’allier aux chrétiens avec le roi de Castille. Il obligea Alphonse VI à lever le siège de Saragosse. La plus grande partie de l’Espagne musulmane passa rapidement sous son autorité. Les non musulmans subirent les conséquences de ce fanatisme religieux, qui entreprend de démolir les églises. Devant ces exactions, les mozarabes appellent au secours Alphonse qui ne put s’emparer de Cordoue. Yusuf alourdit le fardeau fiscal, les impôts canoniques ne suffisant pas, il en décréta d’autres mal accueillis par la population. La population considère les Almoravides comme des oppresseurs et des tyrans, des voleurs corrompus, incapables d’exploiter une victoire. Le seul domaine dans lequel les autorités manifestaient de la fermeté etait celui de la religion. En 1121, la population de Cordoue se leva contre les troupes Almoravides mais un bain de sang est évité. Les populations asservies font appel aux Almohades qui avaient pris le pouvoir au Maroc. Les Almohades préconisent un retour aux sources de l’Islam. Son chef Abd Al Mumin réprime tous les mouvements qui n’acceptent pas sa doctrine et son autorité. Son but est d’éliminer les Almoravides. Ali le fils de Yusuf meurt d’une chute de cheval. Abd Al Mumin voulait franchir le détroit de Gibraltar mais meurt en 1163 après un règne de 33 ans. Son fils Abu Yakub Yusuf lance une offensive dans l’Espagne orientale, poursuit la construction de la Giralda. Les rois de Castille et de Léon s’étaient réconciliés et avaient pris l’engagement d’attaquer les musulmans. Les circonstances en ces années qui voyaient, Almohades et Almoravides se combattre plus violemment que jamais, en Espagne, en Afrique du Nord, et en Méditerranée, étaient favorables à une grande offensive des chrétiens. Les chrétiens étaient, une fois de plus, en pleine querelle, Alphonse VIII en désaccord avec le Léon et la Navarre. Yusuf Yakub, en 1195, infligea près de Ciudad Real, une totale défaite aux troupes castillanes. les chrétiens épuisés et assoiffés s’enfuirent après un long combat. Yusuf Yakub rentre à Séville en triomphateur. Au printemps suivant, il s’emporte de plusieurs places chrétiennes et pour son armée jusque dans la région de Tolède. Il retourne au Maroc en 1197 où il mourut deux ans plus tard. Le long combat des chrétiens et des musulmans se poursuivait sans relâche avec des succès et des revers des deux côtés, mais le solde était toujours en faveur des chrétiens. La Reconquista était lancée. Elle mobilisait tous les états chrétiens d’Espagne, appuyés de contingent de chevaliers d’autres pays d’Occident. Le règne de Yusuf Yakub marque l’apogée des Almohades d’Espagne. L’homme qui succède à Yusuf Jakub en 1199, son fils Mohamed Nasir ne le vaut pas. Bon administrateur, il est un politique et un chef de guerre médiocre. Dès son avènement se présente l’éternel problème que doivent affronter Almoravides et Almohades celui d’avoir a combattre, ce qui sera une des causes de l’effondrement de la domination musulmane en Espagne. Le sultan de grenade était alors Yusuf Ier, un homme intelligent. Un traité fut signé entre la Cassille, grenade et fesses, mais chacun des droits, pense plus à la guerre, la paix, Alphonse de Cassy, parce qu’il craignait une évasion des marines en Espagne, fesse parce qu’il rêvait de rétablir son profil, l’islam dans toute l’Espagne. Ce fut musulman qui a attaqué les premiers. Ils battent les Castillon de la baie de D’Al Jazeera, puis mis le siège devant tarifa. Une grande bataille s’engage sur les bords du Rio Solado. Ce fut un désastre pour les musulmans. Les Marie sont fuirent par mer au Maroc Youssouf, en train à Grenade. Les chrétiens arrive un horrible massacre de la population musulmane. la déroute du Rio, sur la eu, parmi ces conséquences salle de décourager et les maris de vouloir établir le pouvoir musulman en Espagne. Finalement, Yusuf s’incline et remets Algesitas à Alphonse. Il y a une trêve de 10 ans. Alphonse mourut de la peste noire. Son fils Pierre signe un accord avec Yusuf qui disparut bientôt assassiné. Mohammed V avait compris qu’il ne serait pas capable de résister longtemps au royaume chrétien et qu’il devait éviter la guerre autant qu’il était possible. La paix, conclue, Ferdinand a gagné la célébrité, avec le surnom de Ferdinand d’Anteguerra. Les souverains musulmans vont se succéder, se massacrer les uns les autres. Les uns sont imposés par la Castille, d’autres par d’autres tribus. L’idée de l’expulsion commence à cheminer, parmi les dirigeants chrétiens, d’une expulsion en masse des musulmans. L’edit du 16 septembre 1609, donnait aux Moriscos un délai de trois jours pour quitter le royaume sous peine de mort. Ils étaient autorisés à emporter, ce qu’ils pouvaient transporter avec eux. Des chrétiens vinrent s’installer sur la belle terre. Les seigneurs chrétiens furent indemnises des pertes qu’ils subissaient car les musulmans étaient très travailleurs et personne ne les remplaçait. Les expulsions portaient surtout sur les Morisques des villes, plus faciles à identifier et atteindre. Les raisons religieuses l’emportent sur toutes les autres. Le fanatisme se manifeste en Europe sur toutes les formes. Mais la preuve était faite que les musulmans d’Espagne, convertis ou non, demeurent profondément attachés à la religion, aussi bien que la civilisation. Les conversions sont de plus en façade. Finalement, on opta pour l’expulsion de tous les musulmans, sans distinction. Depuis longtemps, déjà, les griefs s’accumulent contre les juifs : crimes rituels, profanations de lieu et d’objet de culte catholique. L’édit Des rois catholiques du 31 mars 1492, donnait le choix aux juifs entre la conversion et le départ avant le 1er juillet, delai qui fut prolonge de neuf jours.

Liste