La Prisonnière
2011
•
Marcel Proust
Vincent Dennery a noté 8/10
Le miraculeux Proust ne s’enferme t il pas à l’excès dans ses réflexions circulaires sur la jalousie ? Heureusement, dans la 2ème partie, le revoilà en société pour des moments jubilatoires sur le Baron de Charlus…
Plus d'infos
Summary
Édition enrichie (Introduction, notes et bibliographie) Albertine a renoncé à faire une croisière et lorsque, à la fin de l’été, elle rentre de Balbec avec le narrateur, elle s’installe chez lui, à Paris: il ne se sent plus amoureux d’elle, elle n’a plus rien à lui apprendre, elle lui semble chaque jour moins jolie, mais la possibilité d’un mariage reste ouverte, et en lui rendant la vie agréable, peut-être songe-t-il à éveiller en elle le désir de l’épouser. Il se préoccupe en tout cas de son emploi du temps, l’interroge sur ses sorties sans pouvoir bien percer si sa réponse est un mensonge, et le désir que visiblement elle suscite chez les autres fait poindre la souffrance en lui. Paru en 1923, La Prisonnière est le premier des trois volumes publiés après la mort de Proust et, quoique solidaire, bien sûr, de Sodome et Gomorrhe qui le précède comme d’Albertine disparue qui le suit, une certaine unité lui est propre, entre l’enfermement initial du narrateur et le départ final de la jeune fille. Pour l’essentiel, trois journées simplement se déroulent ici –le plus souvent dans l’espace clos de l’appartement –, et ce sont comme les trois actes d’un théâtre où la jalousie occupe toute la place.
Avis et Commentaires
7 avisLe miraculeux Proust ne s’enferme t il pas à l’excès dans ses réflexions circulaires sur la jalousie ? Heureusement, dans la 2ème partie, le revoilà en société pour des moments jubilatoires sur le Baron de Charlus…





