
Certaines n'avaient jamais vu la mer
2013
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Julie Otsuka
Flora Vercellino a noté 8/10
J'ai trop aimé ! Lu vite et bonnes émotions Récit des immigrantes japonaises aux US au début du XXe, histoire qui m'était assez inconnue Grâce au style (litanies), on a l'impression d'entendre de nombreuses femmes nous raconter leur histoire, (nous) il n'y a pas de personnages identifiable en particulier, c'est le groupe Pour autant ça fait pas lamentations mais on y voit toujours l'espoir qu'elles gardent malgré tout On peut aussi faire un paryavev les juillfs et les trains de déportation quand la gère commence
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Summary
Ces Japonaises ont tout abandonné au début du XXe siècle pour épouser aux Etats-Unis, sur la foi d'un portrait, un inconnu. Celui dont elles ont tant rêvé, qui va tant les décevoir. Choeur vibrant, leurs voix s'élèvent pour raconter l'exil : la nuit de noces, les journées aux champs, la langue revêche, l'humiliation, les joies aussi. Puis le silence de la guerre. Et l'oubli.
Avis et Commentaires
9 avisUne histoire triste
J'ai trop aimé ! Lu vite et bonnes émotions Récit des immigrantes japonaises aux US au début du XXe, histoire qui m'était assez inconnue Grâce au style (litanies), on a l'impression d'entendre de nombreuses femmes nous raconter leur histoire, (nous) il n'y a pas de personnages identifiable en particulier, c'est le groupe Pour autant ça fait pas lamentations mais on y voit toujours l'espoir qu'elles gardent malgré tout On peut aussi faire un paryavev les juillfs et les trains de déportation quand la gère commence
Revommande par Chloé. Une écriture intéressante sous la forme du « nous ». Pas un personnage mais un groupe entier de Japonaises ayant vécu une aventure de l’immigration aux Etats-Unis au début du XXe siècle. J’ai trouvé que le récit s’essoufflait sur la fin avec une simple liste de ce qu’un collectif a pu vivre en raison de son appartenance ethnique. Une fresque sociale.
La narration est très particulière : beaucoup (trop) de répétitions, des dialogues étouffés par le récit et l'utilisation du "nous" en permanence qui rend anonyme les personnages... Le récit ressemble à un poème, je n'ai pas vraiment apprécié la forme. En revanche le fond est assez bouleversant, encore une autre facette de la guerre.
Lecture intéressante mais le roman est écrit à la 1ere personne du pluriel et on suit toutes les femmes à la fois, pas facile de s’impliquer. Par contre on comprend le drame de leur exil, le rêve américain qui devient très vite un cauchemar jusqu’à l’enfer quand il fait partir et tout laisser des dizaines d’années plus tard quand les américains rentrent en guerre contre le Japon.
Éditions Phébus. 2012. Traduit de l’anglais par (américain) par Carine Chichereau. Titre original: The Buddha in the Attic. Incipit: Sur le bateau nous étions presque toutes vierges. P. 11: Certaines descendaient des montagnes et n’avaient jamais vu la mer, sauf en image, certaines étaient filles de pêcheur et elles avaient toujours vécu sur le rivage. Dernières phrases: Mais ce ne sont que des rumeurs, et ce n’est pas forcément vrai. Tout ce que nous savons c’est que les Japonais sont là-bas quelque part, dans tel ou tel lieu, et que nous ne les reverrons sans doute jamais plus en ce bas monde.





