Dans les geôles de Sibérie
2020
•
Yoann Barbereau
More infos
Summary
« La scène se joue non loin du lac Baïkal, où je vis, où j’aime, où j’ai la chance d’être aimé, à Irkoutsk, capitale de la Sibérie orientale. Des hommes cagoulés surgissent, c’est le matin. Ma fille crie. Elle a cinq ans. Je suis arrêté sous ses yeux, frappé ensuite avec science, interrogé, mais surtout frappé de ce mot ignominieux qu’il m’est pénible d’écrire : pédophilie. Sous les cagoules et dans l’ombre, des hommes veulent ma peau. Ils ont enclenché une mécanique de destruction, grossière et implacable, elle porte un nom, je le connais, le mot a été inventé par le KGB : Kompromat. Dans les geôles de Sibérie, je tente de comprendre. Dans l’hôpital psychiatrique où je suis plus tard enfermé, je tente de comprendre. On me promet quinze années de camp à régime sévère. L’histoire de mes évasions peut commencer. Nommer les personnages et les lieux importe peu. Je n’ai rien inventé. C’est un film, et ce n’en est pas un. C’est un roman, et ce n’en est pas un. Ce qui importe, c’est le moment de beauté où la littérature rend la vie plus intéressante que la littérature, ce qu’il faut, c’est l’attraper comme on attrape un poignard. La meute lancée à mes trousses craignait que tout finisse dans un livre. Le voilà. »
Reviews and Comments
15 reviewsHistoire authentique et bien ecrite
Prison centrale d’Irkoutsk. Bof..
Pas inintéressant sur le système russe, les kompromat, les geôles et la diplomatie Mais trop long pour moi. J’ai été au bout Mais péniblement je ne sais pas trop pourquoi . Le livre ou moi ?
En bref: l'histoire de base est prenante. C'est l'histoire vraie de ce français emprisonné en Sibérie et son évasion, par le mec en question. Mais bon l'auteur et donc le héros a l'air d'être un gros raté prétentieux imbus de lui même qui s'invente grand auteur alors que non. En mieux dit voici l'avis de mon club de lecture: Les Geôles de Sibérie de Y. Barbereau ont offert une belle salve de commentaires, de nombreuses critiques mais aussi quelques aspects salués. L’auteur est apparu à beaucoup comme un personnage peu sympathique, certainement imbu de lui-même et n’ayant pas renâclé à dénigrer les services diplomatiques qui ont pu lui prêter main forte. Il a déclenché un agacement chez beaucoup en raison de ses velléités de littérateur, une certaine propension à citer ou écrire comme les grands auteurs russes, sans que le résultat ou le style ne soient à l’avenant. L’ambition du livre - parler de lui-même et se mettre en scène comme écrivain une fois qu’il est emprisonné - a fait regretter de ne pas avoir choisi d’autres angles sans doute plus intéressants: ce monde russe qui l’entoure, ou ce travail a l’alliance française et ses rapports avec les différents partenaires. Les scènes d’amour sont particulièrement inutiles et l’ensemble est bien trop égocentré. A l’inverse quelques éléments nous ont apporté de la joie: un certain sens du rythme - le livre se lit très bien, un tempérament d’aventurier à saluer - refuser la fatalité et programmer son évasion à travers tout le pays, enfin une belle observation de la vie en prison - quelques portraits réussis de Gricha et quelques autres. Finalement on pourra regretter que l’auteur n’ait pas mis à profit son temps d’écriture pour davantage réfléchir sur lui même, sa vie, les raisons de son emprisonnement ou la Russie en générale.
L'histoire vraie d'un homme victime de kompromat. Accusé de pedopornographie, il ne saura jamais pourquoi ni par qui. Il fera tout pour échapper à la prison. Bon roman autobiographique qui décrit bien l'état d'esprit du gouvernement russe.