
Il faut qu'on parle de Kevin
2012
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Lionel SHRIVER
Shiva Lee plans to do
DNF Insupportable. J'abandonne. J'ai essayé de m'accrocher, mais je ne veux pas me torturer davantage. Je n'en suis pas encore arrivée au moment où cette femme parle vraiment de Kevin, mais je ne peux pas tenir jusque-là. Dès le début, elle m'a donné envie de la claquer et ça n'est pas allé en s'arrangeant. J'avais l'impression de faire face à un cliché d'égoïste privilégiée, nombriliste, obsédée par l'apparence, qui juge tout le monde et se sent supérieure. Quand dès le début elle fait des commentaires désobligeants sur le physique d'une mère qui a perdu son enfant à cause du sien, j'ai compris que ça allait être compliqué, mais je ne pensais pas à ce point. Et quand on en apprend plus sur le père de Kevin à travers son regard et ses souvenirs, je réalise que lui aussi m'est presque autant antipathique et je me demande si j'ai réellement envie de continuer à suivre cette femme qui ne sait rien faire d'autre que parler d'elle et juger les autres de leur physique à leur mode de vie. Peut-être que le livre est passionnant quand elle se décide enfin à parler de Kevin, mais honnêtement, je n'ai pas envie de rester pour le savoir.
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Summary
À la veille de ses seize ans, Kevin Khatchadourian a tué sept de ses camarades de lycée, un employé de la cafétéria et un professeur. Dans des lettres adressées au père dont elle est séparée, Eva, sa mère, retrace l'itinéraire meurtrier de Kevin. Elle se souvient qu'elle a eu du mal à sacrifier sa brillante carrière pour devenir mère. Qu'elle ne s'est jamais faite aux contraintes de la maternité. Que dès la naissance elle s'est heurtée à un enfant difficile. Que l'arrivée de Celia, petite sœur fragile et affectueuse, n'a fait que creuser le fossé entre mère et fils. Qu'elle aura passé des années à scruter les agissements de Kevin sans voir que son ambivalence envers lui n'avait d'égale que la cruauté et la malveillance du rejeton. Et, quand le pire survient, Eva veut comprendre : qu'est-ce qui a poussé Kevin à commettre ce massacre ? Et quelle est sa propre part de responsabilité ? Orange Prize 2005
Reviews and Comments
23 reviewsUne lecture difficile ... un livre à la fois insupportable et magnétique ! Inoubliable !!! Admiration pour Lionel Shriver dans l analyse des sentiments, des actes des personnages et l art de nous les partager ... et difficulté à "encaisser" le récit . Ce livre m a laissée KO !
Très marquant Relation mère fils Personnalité / éducation impact Incroyable
La mère d’un adolescent aux US qui a perpétré une fusillade dans son lycée
C’était une lecture que j’attendais énormément, et qui finalement m’a paru longue et fastidieuse. Il y a énormément de détails sans importance, les 700 pages sont très longues à lire et même parfois profondément ennuyantes. J’ai été réellement déçue car je pensais vraiment que cette lecture allait beaucoup me plaire, et j’en ressors très mitigée.
Eva écrit des lettres à Franklin, son mari, après le procès intenté à leur fils Kevin, auteur d’un mass shooting juste avant Columbine. ELle retrace sa vie avant et après la naissance de Kevin et nous donne à voir une mère désemparée face à la méchanceté intrinsèque de son fils qui se révèle monstrueux et froid. Franklin lui n’aura de cesse de protéger son fils sur le concept de l’éducation bienveillante, lui pardonnant tout, accusant les autres, cherchant en permanence à l’accuser. La froideur du garçon, l’intelligence de la mère qui essaie d’y arriver, l’optimisme benêt du père, la fragilité de Célia, la petite sœur qui se fait fondre un œil au destop… c’est violent, dur, mais souvent très drôle, car parfaitement écrit, avec un recul qui laisse beat. On découvre dans les toutes dernières pages. De cet énorme pavé que Kevin a tue tout le monde à l’arbalète dans le gymnase de son exe, trois jours avant ses 18 ans, père et sœur y compris. Eva raconte ses visites en prison pour ce garçon qui reste un mystère mais quelle est obligée d’accepter car elle est la mère. Une prouesse . Adoré.
Beaucoup de longueurs mais ça valait le coup de s’accrocher, la fin est aussi palpitante que sordide. Un revirement tout à fait inattendu