
H. P. Lovecraft: L'Appel de Cthulhu
2023
•
H. P. Lovecraft
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Summary
Le best-seller de la littérature d'horreur ! Dans l'héritage du professeur Angell se trouvent trois documents clés suggérant l'existence d'un culte ancien et universel. Le protagoniste tente de les exploiter, même si son bagage scientifique l'empêche de croire à l'existence du culte et à ses implications surnaturelles - encore que ce doute s'estompe au fil de ses recherches. Pendant quelques semaines, d'étranges cauchemars, des suicides et des éruptions de folie collective se succèdent dans le monde entier. Tous sont liés à la même vision fantomatique d'un démon terrifiant. Plus les recherches avancent, plus les doutes sur l'existence du culte et sa portée se dissipent. Avec L'Appel de Cthulhu, H. P. Lovecraft pose les bases du mythe de Cthulhu, lequel a captivé d'innombrables lecteurs depuis un siècle et qui a été entre-temps repris par de nombreux auteurs. Lovecraft est l'auteur de plusieurs best-sellers de la littérature d'horreur du 20e siècle.
Avis et Commentaires
13 avisJuste un ovni des romans d’horreur
Un grand classique.
Je me balade dans la section Fiction/Horreur de la BU d’Evry et tombe sur ce petit bouquin assez court. Mon intérêt est attisé par le nom de l’auteur. Je me rappelle les paroles de la chanson « You’re So Dark » des Arctic Monkeys, où Alex Turner chante à propos d’une jeune femme très sombre en disant qu’elle ne sort pas sans « son H.P. Lovecraft », l’auteur du livre juste devant mes yeux. Intérêt qui redouble quand je vois que c’est la version bilingue avec Anglais à gauche et Français à droite. Je le prends directement. - Sur l’histoire : Trois chapitres retraçant le récit du petit-fils Francis du défunt George Gammell Angell décédé dans des circonstances mystérieuses pendant l'hiver 1926-1927. Il était un anthropologue qui a enquêté sur un culte obscur. Francis présente au lecteur un ensemble de documents retrouvés dans les papiers de son grand-père. Ceux-ci font état de phénomènes très étranges, et si le jeune homme en parle c’est pour avertir quiconque tenterait d’en apprendre davantage sur les découvertes de son grand-père de ne pas donner y suite. Le ton est donc directement très grave et implorant : ce récit ne doit pas tomber en de mauvaises mains, et surtout il faut que toute l’affaire soit étouffée pour le bien de l’humanité … Chapitre 1 : L'horreur d'argile (The Horror in Clay) Parmi les documents de son oncle, Thurston découvre un étrange bas-relief (tableau avec des perspectives en relief) en argile représentant un dragon ou une caricature d'homme « à tête de poulpe munie de tentacules surmontant un corps écailleux et grotesque muni d'ailes rudimentaires » accompagné de différents hiéroglyphes inconnus, de coupures de presse et d'un manuscrit portant le titre Le Culte de Cthulhu. Dans la première partie de ce manuscrit, le professeur Angell détaille sa rencontre avec Henry Wilcox en 1925, un jeune artiste de Rhode Island qui certifie avoir sculpté le bas-relief en argile au cours d'un rêve angoissant de cités perdues recouvertes de vase. Le vieux professeur finit par être convaincu de la sincérité du jeune homme et pense que son rêve et sa sculpture ont un lien avec un ancien culte païen qu’il étudie. Les rencontres entre les deux hommes se font de plus en plus fréquentes et les cauchemars de Wilcox de plus en plus précis – il distingue notamment des sons gutturaux comme « Cthulhu », « fhtagn » ou « R'lyeh ». Peu après, Henry Wilcox est transporté en urgence chez ses parents, atteint de crises de délire durant lesquelles il parle d'une créature gigantesque marchant à pas pesants. Après sa guérison, dix jours plus tard, les visions de Wilcox disparaissent pour de bon. À la suite de ces événements, le professeur Angell mène des recherches et découvre qu'une vague d'événements étranges s'est déroulée tout autour du monde sur la période des rêves étranges de Wilcox : tremblements de terre, rêves oppressants, agitations en Afrique, suicides, révoltes de Levantins à New York, exposition de toiles obscures à Paris… Chapitre 2 : Le récit de l'inspecteur Legrasse (The Tale of Inspector Legrasse) Ces évènements et la rencontre avec Wilcox rappellent vivement au professeur Angell sa première rencontre avec des faits mystérieux tournant autour de Cthulhu, le monstre à tête de pieuvre. En 1908, soit presque 20 auparavant, à Saint-Louis (Missouri), l'inspecteur John Legrasse se rend à une réunion annuelle de la Société américaine d'archéologie pour faire identifier par des professeurs renommés une mystérieuse statuette. Cette idole, confisquée aux membres d'une secte vaudou, représente une étrange créature recroquevillée sur un socle orné de hiéroglyphes indéchiffrables… L'inspecteur raconte aux professeurs comment, dans la soirée du 1er novembre 1907, lui-même et dix-neuf de ses hommes ont mené un assaut contre les adeptes d'une secte se livrant à des sacrifices humains dans les marécages inexplorés au Sud de La Nouvelle-Orléans. Selon les dires de l'un des quarante-sept prisonniers métis, la secte vénère les « Grands Anciens », des dieux venus des étoiles il y a de cela des millions d'années et aujourd'hui endormis au cœur de la terre ou sous les eaux. Le grand prêtre Cthulhu, qui communique avec ses fidèles à travers les rêves, attend patiemment dans sa demeure engloutie de R’lyeh pour régner à nouveau sur le monde et le façonner pour le retour des Grands Anciens. D'après les interrogatoires, ce culte se répand aux quatre coins du monde. Impressionné par les notes du de son grand-père, Francis décide de mener sa propre enquête et parvient à retrouver l’artiste Wilcox ; ils arrivent à la conclusion que la mort de son grand-oncle n'est pas accidentelle et qu'il a été assassiné par l'un des membres du culte… Chapitre 3 : La démence qui vint de la mer (The Madness from the Sea) Plus d'un an après avoir lu le manuscrit, Francis tombe par hasard sur un article de journal australien datant du 18 avril 1925 et faisant mention d'une étrange épopée navale dans l’océan pacifique, au cours de laquelle plusieurs hommes périrent dans des circonstances dramatiques. Francis voyage jusqu'à Oslo, pour découvrir le journal du marin norvégien Gustaf Johansen, l’un des seuls survivant du naufrage. Le 22 mars, l’Emma, une goélette partie de Nouvelle-Zélande, croise sur sa route le yacht Alert avec à bord des individus agités et armés. Une bataille s'ensuit après que les marins de l'Alert leur demandent de faire demi-tour, menaçants. Les hommes de l’Emma capturent l’Alert avant de poursuivre leur route. Curieux de découvrir la destination de leurs agresseurs, ils finissent par découvrir R'lyeh, une cité sous-marine colossale soulevée par un tremblement de terre. Là, les marins libèrent accidentellement le monstrueux Cthulhu en faisant exploser deux hauts tenants d’une immense porte. Deux hommes meurent de peur en voyant le Grand Ancien tandis que trois autres meurent sous ses griffes. Johansen parvint à fuir de justesse avec un autre membre d'équipage devenu fou mais il n'ose confier son récit à personne. Il est finalement assassiné de la même manière que le professeur Angell, poussé d’une hauteur « accidentellement » par un métis, et sa veuve conserve son journal. Mettant en place les pièces du puzzle et faisant coïncider les dates, Thurston comprend que tout est réel et qu'il est désormais, tout comme son grand-oncle et le norvégien Johansen, la cible du culte de Cthulhu... Il écrit donc ce récit pour conserver une trace de toutes ces découvertes accablantes avant de mourir lui aussi… - Impressions : J’ai absolument détesté (dans le bon sens) cette nouvelle : tout m’a fait froid dans le dos, moi qui n’ai pas du tout l’habitude des trucs d’horreur ou qui font un chouïa peur. J’ai particulièrement eu des frissons face à la scène en Louisiane avec les sacrifices humains et les rituels chelous. J’ai tjrs eu une détestation profonde pr les histoires de marécages/bayou, évidemment qu’il se passe des choses super étranges dans ces coins trop bizarres. La description de Cthulhu lui-même est dégueulasse, il me dégoûte profondément avec la mention de ses griffes, ailes, et surtout tentacules immondes. J’imagine même pas la gueule de la statuette. L’écriture était assez difficile dans le style de Lovecraft, c’est parfois dur à suivre dans les phrases à rallonge et les épithètes à gogo. J’ai quand même apprécié le ton ultra grave du narrateur et de son grand-père qui se chient dessus en essayant de placer les rouages dans le bon sens et en comprenant que le monde entier est en danger et infiltré par des agents de Cthulhu. En bref, un roman qui m’a bien niqué le moral en me mettant super mal à l’aise. Je devrais lire et voir un peu plus de truc horreur pr arrêter d’être une flipette pr un rien bwahaha. Gros big up à cette version bilingue français/anglais que j’ai lue en anglais en repassant sur le français face aux passages un peu corsés. C’est cool comme concept et c’est dommage que je n’aie pas eu ce genre de manière d’enseigner en langues eu collège / lycée, ça aurait trop marché sur moi. Emprunté à la BU d’Evry.
3 chapitres, les 2 premiers sont un peu bof. Mais le 3eme reste dans la tête. Super fin





