
L'usage du monde
By Nicolas BOUVIER
2014
Benoit Grange plans to do
"Noté 9/10 par Matthieu Maurin "Cela fait un bout de temps que je veux m’attaquer a ce livre D’après ma libraire..le plus grand livre de tous les temps Ça fait a la fois très envie et un peu peur Sur le papier…je n’étais pas ultra excité Un suisse de bonne famille, qui entre prend un voyage après guerre a travers l’actuelle Croatie, la serbie, la macedoine, la grece, Istanbul, l’iran…a un train de sénateur (en voiture) histoire de d’imprégner en musardant le nez et les yeux en l’air Quoi d’intéressant pour comprendre le monde 70 ans après, dans des régions complètement bouleversées par des guerres multiples ? Pas vraiment le sujet Tout est dans le style Brillant, drôle, très fin, parfois poétique..absolument génial Tout y passe Les paysages Les coutumes assez pittoresques Les rencontres improbables Les menus détaillés (et parfois inquiétants) Les chants, les danses,.. Peu importe finalement ce qu’on apprend L’expérience n’est pas ethnologique Elle est littéraire J’ai néanmoins adoré lire ce livre avec google earth a portée de main Pour confronter le texte au images d’aujourd’hui""
Summary
À l'été 1953, un jeune homme de 24 ans, fils de bonne famille calviniste, quitte Genève et son université, où il suit des cours de sanscrit, d'histoire médiévale puis de droit, à bord de sa Fiat Topolino. Nicolas Bouvier a déjà effectué de courts voyages ou des séjours plus longs en Bourgogne, en Finlande, en Algérie, en Espagne, puis en Yougoslavie, via l'Italie et la Grèce. Cette fois, il vise plus loin : la Turquie, l'Iran, Kaboul puis la frontière avec l'Inde. Il est accompagné de son ami Thierry Vernet, qui documentera l'expédition en dessins et croquis. Ces six mois de voyage à travers les Balkans, l'Anatolie, l'Iran puis l'Afghanistan donneront naissance à l'un des grands chefs-d'oeuvre de la littérature dite " de voyage ", L'Usage du monde, qui ne sera publié que dix ans plus tard – et à compte d'auteur la première fois – avant de devenir un classique. Par son écriture serrée, économe de ses effets et ne jouant pas à la " littérature ", Nicolas Bouvier a réussi à atteindre ce à quoi peu sont parvenus : un pur récit de voyage, dans la grande tradition de la découverte et de l'émerveillement, en même temps qu'une réflexion éthique et morale sur une manière d'être au monde parmi ses contemporains, sous toutes les latitudes.