
Un roman russe
2007
•
Emmanuel Carrère
Plus d'infos
Summary
L'auteur mène une enquête sur la disparition d'un soldat hongrois en 1944, retrouvé cinquante-six ans plus tard dans un hôpital psychiatrique russe à Kotelnitch. Assimilant cette histoire à la disparition de son grand-père maternel, disparu dans des conditions similaires, il part pour Kotelnitch, où l'assassinat d'une femme et d'un enfant par un fou le replonge dans le monde de la folie.
Avis et Commentaires
16 avisL’imbrication des 3 récits (l’histoire de son grand-père, son voyage en Russie, son histoire d’amour) marche plutôt, le style est toujours magnifique, mais on finit par être dégoûté par sa personnalité toxique et incroyablement égocentrique.
Emmanuel Carrère est un homme très agaçant mais un excellent auteur. Ce mélange, pas si orthodoxe donne un livre qui oscille entre le brillant et le médiocre. La mégalomanie et le narcissisme de Carrère, doublés d’un certain mépris de classe rendent la lecture du très livre parfois très désagréable, sans parler des tentatives d’érotisme de l’auteur auxquels je n’adhère que très peu. Mais le livre conserve un certain intérêt car il pose des questions qui nous concernent tous et toutes. Comment un évènement qui a eu lieu il y a 70 ans peut continuer d’avoir un effet délétère sur une famille ? Comment accepter qu’un amour est mort lorsque conjointement on souhaite assurer sa survie ? L’intrigue principale, si on considère qu’il s’agit du reportage à Kotelnich, ne m’a pas passionné, en dehors peut etre de la question du rapport à la langue russe de l’auteur. La relation de Carrère avec Sophie est elle plus intéressante, peut-être parce que l’auteur n’a pas souhaité se montrer autrement que ce qu’il est, sans comprendre à quel point il peut être problématique. Parfois je me demande si il se ment à lui même ou si il se convient, tant il apparait méprisable.





