
Alice et le maire
2019
•
Comédie / Drame
•
1h43
Jean-Louis Loubet a noté 8/10
Joli film sur l’usage des femmes boîte à idées. Le vide et l’inutile dans la démocratie. Anaïs : César actrice
Avis de la communauté
Opinion du public
118 avis
7,3/10
3,8/5
Presse3,2/5
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Synopsis
Le maire de Lyon va mal. Après trente ans de vie politique, il se sent complètement vide et sans idées. On lui adjoint une jeune et brillante philosophe, Alice Heimann. Un dialogue se noue, les rapproche et ébranle leurs certitudes.
Avis et Commentaires
31 avisApologie de la modestie et de la lenteur, sans jugement du politique, j’ai beaucoup aimé
Revu sur Arte. Ça a beaucoup plus résonné en moi que lorsque c’est sorti.
2020
Joli film sur l’usage des femmes boîte à idées. Le vide et l’inutile dans la démocratie. Anaïs : César actrice
Comédie dramatique • Nicolas Pariser • 2019 • 1h43 • Fabrice Luchini, Anaïs Demoustier, Nora Hamzawi, Maud Wyler. Après trente ans de mandat, Paul Théraneau, maire socialiste de Lyon, est fatigué. Il n'est pas encore tombé dans le cynisme, mais en panne d'idées, il est en pilotage automatique. Il tente de raviver la flamme de l'engagement politique en faisant appel à Alice Heimann, une jeune et brillante philosophe. Auprès d'elle, il commence à retrouver la foi. Au contact de Théraneau, elle perd quelques certitudes sur l'exercice du pouvoir. La jeune femme se révèle vite indispensable, suscitant des jalousies dans l'entourage du maire... ▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️ Une jeune normalienne est chargée de raviver l’engagement d’un maire usé… Depuis les séries politiques anglo-saxonnes, les arcanes du pouvoir nous sont devenus familiers. Mais ici, le plaisir de passer côté coulisses a quelque chose d’inédit, car Nicolas Pariser ne cherche pas à imiter l’efficacité et la vitesse télévisuelles. La relation entre Alice et le maire a le bon goût de rester platonique, même si une légitime ambiguïté peut naître de leur complicité. En limitant son observation du monde politique à l’échelle de la municipalité, avec son lot d’inaugurations, de réunions voirie, de vernissages et de soirées à l’opéra, le cinéaste fait le choix de la modestie, qui est aussi le thème de la première fiche rédigée par la jeune philosophe à l’édile en manque de repères. Les nombreux lieutenants qui gravitent autour du duo (une première adjointe ultra autoritaire, un directeur de la communication bouffi d’ignorance) ne sont jamais condamnés à un rôle univoque. Nicolas Pariser se place clairement de leur côté, sans les juger. Aucune naïveté pourtant chez l’auteur, qui montre bien, en s’en moquant avec malice, la victoire des communicants sur les décisionnaires et l’absence problématique de références culturelles classiques parmi les jeunes générations. Refusant la facilité de la satire, le cinéaste fait l’audacieux pari de l’intelligence et de la lenteur dans une époque affolée par la réactivité. TÉLÉRAMA • Publié le 20 avril 2022
Noté 7/10 par Jordan Galdeano "Sans prétentions, on se laisse prendre par cette comédie dramatique bien racontée entre Luchini et Demoustier "

