
The Others
2001
•
Horreur / Suspense
•
1h44
Avis de la communauté
Opinion du public
2.3k avis
7,9/10
4,5/5
Presse4,0/5
Spect.Les spectateurs sont captivés par 'Les Autres', louant son atmosphère oppressante et le jeu exceptionnel de Nicole Kidman. Le film excelle dans son suspense et son intrigue psychologique, avec un twist final époustouflant qui recontextualise toute l'histoire. Bien que certains trouvent le film un peu daté, l'effet de surprise et la qualité de la réalisation sont hautement appréciés, faisant de ce film un classique intrigant et mémorable.
👍 Twist final époustouflant.
👎 Peut sembler daté pour certains.
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Synopsis
Une femme qui vit dans un vieux manoir sombre avec ses deux enfants allergiques à la lumière est persuadée que sa demeure familiale est hantée.
Avis et Commentaires
693 avisRecommandé par Memorizer, car vous avez aimé 'Hantise'.
Un suspence qui nous prend une histoire d intrigue
Une veuve, deux enfants fragiles, trois domestiques énigmatiques, un manoir noyé dans les ténèbres et la brume : tel est le point de départ des Autres. Le film adopte un rythme lent, presque feutré, mais parvient pourtant à glacer le sang avec très peu d’artifices. Cette économie de moyens n’a rien d’un hasard : elle constitue la matière même de l’effroi que construit Amenábar. Pour atteindre un tel degré d’excellence, le réalisateur puise dans les peurs les plus archaïques, celles qui hantent l’enfance quels que soient le pays ou la culture. La peur du noir, le craquement d’une marche, une porte qui grince, une ombre qui traverse le champ du regard, un bruit dont on ne parvient pas à identifier l’origine : Les Autres repose sur ces sensations primales, ces réminiscences enfouies que chacun porte en lui. Il suffit alors de quelques notes jouées sur un piano déserté pour que le spectateur soit submergé par une angoisse glaciale. Amenábar excelle dans cet art : faire naître l’horreur non pas de ce que l’on voit, mais de ce que l’on pressent. Loin d’un simple thriller surnaturel, le film explore aussi les mécanismes de la folie, de l’illusion et du déni. En cela, il témoigne d’une profonde compréhension des ressorts psychologiques de la peur. L’horreur invisible, expliquera Amenábar, est toujours plus puissante que n’importe quelle démonstration explicite — et son film n’est peuplé que de rumeurs, de silences, de névroses qui s’entrechoquent, d’espaces vides qui semblent soudain occupés. À l’image de Rebecca, le manoir devient ici un personnage à part entière. Ses couloirs interminables, ses rideaux tirés, ses portes verrouillées pour protéger les enfants de la lumière : chaque pièce semble chargée d’un passé indicible. Cette maison n’est pas seulement un décor ; elle respire, elle observe, elle enferme. Les Autres doit aussi beaucoup à l’interprétation magistrale de Nicole Kidman. Dans la plus pure tradition des héroïnes hitchcockiennes — et il n’est sans doute pas anodin que son personnage s’appelle Grace — elle incarne une femme hypersensible, tiraillée entre la raison et la peur, la lucidité et la fragilité. Magnifiquement filmée, elle devient le baromètre émotionnel du public. Tout passe par elle : la maison, les enfants, les domestiques, et même les silences. Elle reflète nos propres réactions, et l’écran de cinéma n’est jamais qu’un miroir où se superposent les émotions de Grace et les nôtres. Enfin, le final. Ce n’est pas un simple twist, mais un enchaînement de révélations, un triple tour de force narratif qui redéfinit tout ce qui précède. Amenábar n’y cherche pas l’effet facile : il propose au contraire une relecture totale du film, presque une confession. Là où tant d’autres œuvres se contentent d’un retournement spectaculaire, Les Autres propose une vérité douloureuse, humaine, poignante — l’horreur devient alors tristesse, et le film, rétrospectivement, gagne encore en profondeur.
Intriguant pour en arriver à la fin !!





