
Le Comte de Monte-Cristo
2024
•
Aventure / Action
•
2h58
Galia Imart a noté 9/10
Moins d’un an après la sortie du deuxième volet des Trois Mousquetaires (et de son succès en salle à relativiser, Pathé poursuit son « Dumas Cinematic Universe » avec Le Comte de Monte-Cristo. Portée par un casting venus du théâtre classique, Niney et Lafitte s’approprient avec davantage d’aisance que Civil, Cassel, Marmaï ou Duris la prose compassée de Dumas –, la vengeance d’Edmond Dantès est ici dépliée dans un seul film de trois heures. Comment grimer et dissimuler, sans verser dans le ridicule, un visage aussi reconnaissable (et aux traits aussi juvéniles) que celui de Pierre niney. Après les quatre fantastiques de Louis XIII, c’est un héros motivé par la vengeance qui prend vie devant la caméra de Matthieu Delaporte et Alexandre De La Patellière. Tout souri au jeune Edmond Dantès. À dix-neuf ans, ce marin vient d’être promu capitaine et s’apprête à épouser la femme dont il est éperdument amoureux. Mais une telle chance attise la jalousie de trois hommes, qui vont comploter pour le faire enfermer au château d’If situé près de Marseille. Quatorze ans plus tard, Edmond Dantès parvient à s’échapper et part sur les traces d’un trésor inestimable. Il utilise cet argent pour financer sa vengeance et use de nombreux noms pour parvenir à ses fins. C’est sous l’alias le comte de Monte-Cristo qu’il parviendra à faire tomber ses ennemis. Dès son ouverture, le film plante le décor et annonce la couleur. Il s’agit de voir les choses en grand. Le film ne veut pas lésiner sur les séquences d’ampleur pour accompagner la quête vengeresse de Dantès et son alter ego. À bord d’un navire en pleine tempête, la copie des deux cinéastes ne fléchit pas. Dès lors que cet avant-propos passe, il s’agira pour le film de raconter la béatitude du héros. Marseille apparaît alors sous une lumière estivale, entre étendues azurées et petits bois verdoyants. Si Les Trois Mousquetaires se prélassait dans un univers marronnasse pour trancher avec l’esthétique colorée de ses prédécesseurs, Le Comte de Monte-Cristo se pare d’un bleu lumineux et profond et d’un jaune sableux. Un cadre idyllique qui laissera bientôt place à l’obscurité et la froideur. Le Comte de Monte-Cristo se livre dans un bel écrin, avec une photographie convaincante et une mise en scène solide. Moins gourmand en duel que les aventures de jeune D’Artagnan, ce nouveau film ne néglige pas l’action. C’est elle qui fait battre le cœur de cette quête épique. Des plans de drones pour suivre la course à la vengeance, un jeu de clair-obscur pour traduire l’ambivalence du personnage. Les deux metteurs en scène font vivre leurs personnages dans des décors fournis, vêtus de costumes qui n’ont rien à envier à Hollywood. Ce Comte de Monte-Cristo frappe par sa sincérité autant que le plaisir que tout ce beau monde semble avoir éprouvé en coulisses. Publié en deux volumes, Le Comte de Monte-Cristo est un épais ouvrage. Les scénaristes ont pourtant choisi de condenser le récit en un seul volet. Le film n’a pas une durée ramassée pour autant, les deux hommes se donnent le temps de faire résonner les moments cruciaux grâce à une méthodique construction de l’élément déclencheur. Le film prend le temps de se prélasser dans la douceur d’une jeunesse baignée de lumière, les spectateurs savent que cette félicité sera de courte durée avant de lancer véritablement la machine. Si l’on peut regretter que certains moments de l’histoire originale aient été tronqués, Le Comte de Monte-Cristo sait ménager son auditoire en maintenant un rythme certain. Le long-métrage est généreux, tant dans sa portée épique que ses instants plus intimes. Pierre Niney, que l’on imaginait sans peine enfiler le costume du candide Edmond Dantès, s’illustre aussi dans l’obscurité d’un Monte-Cristo forgé par la souffrance et le désespoir. Il est magistral dans le dernier acte. Il est glaçant lorsqu’il met en marche son plan. C’est particulièrement vrai lorsque son sadisme transparaît, lorsqu’il use de son alter ego pour martyriser Villefort et son amante. Là où les deux volets des Trois Mousquetaires pâtissaient d’une écriture inégale de leurs dialogues, Le Comte de Monte-Cristo parvient à faire vivre le verbe de Dumas dans cette relecture moderne. On terminera sur la musique, signée par Jérôme Rebotier. Elle parfait ce divertissement généreux. Le compositeur ajoute une nouvelle dose d’épique à cette aventure romanesque. Après un diptyque Les Trois Mousquetaires émoussé, Le Comte de Monte-Cristo tranche dans le vif. Le film s’illustre comme un divertissement généreux, qui se prend au sérieux et ne se refuse rien. Pierre Niney est fascinant, sa quête vengeresse tout autant néanmoins les autres acteurs ne sont pas en reste, tous jouent leur rôle à la perfection. Pathé réussit enfin le pari du blockbuster à la française.
Avis de la communauté
Opinion du public
38.4k avis
8,9/10
3,5/5
Presse4,5/5
Spect.Le Comte de Monte-Cristo, porté par un Pierre Niney magistral, captive les spectateurs avec une histoire de vengeance épique, magnifiquement mise en scène. Les décors somptueux, les costumes d'époque et une bande sonore immersive complètent l'expérience cinématographique. Malgré sa longueur, le film maintient l'intérêt grâce à des performances brillantes et une réalisation dynamique.
👍 Pierre Niney livre une performance exceptionnelle.
👎 Le film dure trois heures, ce qui peut être long pour certains.
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Synopsis
Victime d’un complot, le jeune Edmond Dantès est arrêté le jour de son mariage pour un crime qu’il n’a pas commis. Après quatorze ans de détention au château d’If, il parvient à s’évader. Devenu immensément riche, il revient sous l’identité du comte de Monte-Cristo pour se venger des trois hommes qui l’ont trahi.
Avis et Commentaires
16795 avisFilm magnifique et acteur génial.
Vengeance. Les costumes sont beaux. Les combats sont. Spectaculaires. Les décors Sont magnifiques. L'amour. Ancien femme. L'amour de ses enfants.
magnifique
Extra
J ai adoré
Incroyablee


