
Community Reviews
Public Opinion
98 reviews
7.1/10
3.0/5
Press3.1/5
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Synopsis
When aimless Manon begins work at À mon seul désir, a strip club that offers high concept performances, she instantly bonds with her fellow strippers, particularly Mia, an aspiring actress with a boyfriend and child. Manon learns that it is “not easy money, but fast money” and when she finds herself falling for Mia, she is forced to question her priorities as she explores her newfound erotic life.
Reviews and Comments
56 reviewsVisuellement époustouflant, une histoire d’amour unique…
Manon, étudiante à Paris, ne supporte plus la colocation et se trouve dans une situation financièrement très précaire. De plus elle est en rupture de thèse et on finira par en comprendre la raison (une liaison qui se termine mal avec son maître de stage). Un jour, elle pousse la porte de la boîte de striptease « À mon seul désir » et demande à faire un essai. Elle découvre un univers qui lui était jusqu'ici inconnu. La novice, qui prend le pseudonyme d’Aurore, se lie d’amitié puis d’amour avec la très professionnelle et enjouée Mia. Les danseuses développent une grande complicité face aux spectateurs : elles échangent les moqueries sur les lourdingues et les béguins qu’elles éprouvent pour les beaux gosses ou les plus vulnérables. Dans ce parcours interrogeant la libération des corps, le regard masculin ou l'échange économico-sexuel, Manon explore une aventure sans lendemain avec le timide « Afflelou », un trio avec le gentil copain de Mia, qui se révélera tyrannique en comprenant la passion unissant Mia et Manon, un travail d’escort girl en duo avec Élody, avant de fuir son amour impossible au Japon, « pays où Mia n’existe pas ». Entre-temps, elle aura attiré au cabaret « l’acteur connu » fantasme de Mia qui, subjugué, lui offre un rôle grâce auquel elle débute une carrière qui s'annonce brillante. Rêve ou réalité, la scène finale les réunit pour le départ à la retraite de Pablo, le gérant du club, qui y retrouve son amour perdu. Lucie Borleteau signe un récit initiatique qui donne à voir, avec une énergie communicative et une audacieuse impudeur, l’initiation d’une jeune femme au dévoilement de son corps et de ses sentiments. Elle se focalise sur la vie d’un club de strip-tease et filme un groupe de femmes, toutes extraordinaires de justesse, les hommes étant au second plan. De prime abord, son long-métrage est surprenant dans sa manière de traiter le strip-tease et par la suite la prostitution. La vision de Borleteau paraît remplie de gaieté et de bienveillance. « À mon seul désir » a un coté feel-good parfois dérangeant. Son point de vue n’est pour autant pas totalement naïf, car elle montre certaines difficultés comme une agression dans un salon privé ou des comportements un peu limites lors d’un enterrement de vie de garçon (une scène où l’on peut retrouver l’excellent Raphaël Quenard qui livre encore ici une prestation remarquable pour le peu de temps d’écran qu’on lui accorde). Louise Chevillotte est parfaite dans le rôle de la femme ingénue qui va s’affirmer. La deuxième partie du film développe toutes les relations humaines qui enveloppent son personnage, entre son rapprochement avec l’un de ses clients (et admirateur) et son affection grandissante avec son inspiratrice et alliée Zita Hanrot, qui offre son corps et sa puissance au récit (certainement le plus doux personnage du récit). Cependant, l’interprétation éblouissante des deux actrices ne parvient pas à masquer les maladresses de l’écriture et de la mise en scène. Cette fiction s'abîme dans la théâtralité, l'artifice, voire un aspect Bisounours, et ne parvient que trop rarement à incarner sur l'écran les promesses du scénario.
Zita Hanrot <3
Spécial
Une mise en scène ambiguë pour une « utopie féministe » dont le propos n’est ni clair, ni convaincant.

