
Les 5 diables
2022
•
Drame / Fantasy
•
1h43
Avis de la communauté
Opinion du public
323 avis
7,3/10
3,2/5
Presse3,3/5
Spect.Les avis sur 'Les Cinq Diables' révèlent une appréciation générale pour son intrigue captivante et la performance d'Adèle Exarchopoulos. Le film mélange habilement réalité et éléments fantastiques, explorant des thèmes profonds à travers le prisme d'une jeune fille au don olfactif exceptionnel. Bien que certains trouvent le film visuellement beau et émotionnellement intense, d'autres critiquent sa lenteur et le manque de développement autour des pouvoirs de la protagoniste.
👍 Intrigue captivante et performance remarquable.
👎 Peut sembler lent et sous-développé.
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Synopsis
Vicky vit avec sa mère Joanne et son père Jimmie, un homme qui peine à trouver sa place. Lorsque la tante de Vicky, Julia, arrive après sa sortie de prison, sa présence fait revivre le passé d'une manière violente et magique.
Avis et Commentaires
27 avisÇa se veut étrange et fantastique C’est juste étrange Et pas très intéressant Légèrement troublant, Adèle y étant pour beaucoup
Bonne intrigue
Merveilleux ce film. Je suis amoureuse d'Adèle Exarchopoulos
Drame • de Léa Mysius • 2022 • 1h35 • avec Adèle Exarchopoulos, Sally Dramé, Swala Emati, Moustapha Mbengue. La petite Vicky dispose de dons extraordinaires malgré son âge. Elle a un sens olfactif hyperdéveloppé qui lui permet de reproduire des odeurs qu'elle place dans des bocaux dans sa chambre. Ceux qui ont le plus de valeur à ses yeux sont ceux qui représentent sa mère qu'elle aime plus que tout. Mais la venue de Julia, la sœur de son père, va mettre en péril l'harmonie de la famille. La jeune enfant décide alors de reproduire son odeur comme elle le fait à chaque fois, mais ce faisant, elle découvre qu'elle dispose d'un autre don, celui de revivre des souvenirs qui ne sont pas les siens, et ainsi en apprendre plus sur les gens... ▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️ Des cinq sens, n’est-ce pas l’odorat qui ravive le plus intensément nos souvenirs ? La littérature, Proust en tête, a su l’exprimer. Le cinéma, moins souvent. À l’honneur ici, ce sens sert une histoire baroque, subtile dans ses méandres, à la fois fantastique et bien ancrée au pied des Alpes. Métisse aux cheveux crépus et hirsutes, Vicky est une fillette étrange, solitaire, douée d’un sens olfactif très développé, qui prend plaisir à reproduire des senteurs, à partir de concoctions qu’elle garde dans des bocaux en verre. Les yeux bandés, elle est capable de dénicher sa mère, Joanne (Adèle Exarchopoulos), qu’elle vénère et suit partout, à des dizaines de mètres dans la forêt. Celle-ci commence d’ailleurs à s’inquiéter du don plus animal qu’humain de sa fille. De fait, le climat d’angoisse finement distillé présage bien une flambée de violence. La fable imaginée ensemble par Léa Mysius (réalisatrice remarquée d’Ava et scénariste prisée) et Paul Guilhaume (directeur de la photographie) a ceci d’original qu’elle accorde à Vicky un superpouvoir particulier, imprégné de sorcellerie sinon de magie : son nez sensible lui permet de se projeter non dans ses propres souvenirs mais dans ceux de sa mère, quand Joanne était une jeune gymnaste et fréquentait une bande, dont Julia, une tante inconnue de Vicky. Et voilà que cette Julia réapparaît après des années, en venant s’installer dans le foyer familial. Intuitivement, l’enfant la craint et remonte le temps pour en savoir plus sur cette tante, sur ses parents, sur sa propre naissance. De ce dérèglement temporel naissent des images, comme des flashs. Autant de pièces d’un puzzle qui, agencées ensemble, restituent des rencontres amoureuses, des jalousies, des vies contrariées. Le film, foisonnant, embrasse beaucoup de thèmes, au risque de la surcharge. Il n’en conserve pas moins, jusqu’au bout, du mystère et du suspense, les voyages dans le temps de Vicky relançant l’action au présent. À travers la mise en valeur de femmes et de personnages noirs ou métissés, Les Cinq Diables inscrit aussi, avec naturel, de la diversité au fin fond de la France. Conscience politique et poésie font ici bon ménage. Tout en zigzags électriques, gorgée d’énergie, l’histoire comporte des allégories marquantes. Ainsi l’image de cette femme et de son enfant qui tentent de réanimer une noyée en la réchauffant. Le feu, l’air, l’eau, la terre, tous les éléments concourent à la création de sensations fortes, de vertiges liés aux parfums, mais aussi aux strates de temps qui se télescopent. L’émotion côtoie des abîmes de réflexion, comme cette question adressée, un moment par Vicky à sa mère : « Est-ce que tu m’aimais avant que j’existe ? ». TÉLÉRAMA • Par Jacques Morice • Publié le 30 août 2022 Mis à jour le 31 août 2022.
Un drame mené par l’excellente Exarchopoulos plutôt original qui vaut le coup d’œil
