
La valse des pantins
1982
•
Drama / Comedy
•
1h49
Community Reviews
Public Opinion
156 reviews
7.9/10
5.0/5
Press4.1/5
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Synopsis
Rupert Pupkin is a passionate yet unsuccessful comic who craves nothing more than to be in the spotlight and to achieve this, he stalks and kidnaps his idol to take the spotlight for himself.
Reviews and Comments
51 reviewsTrop cool aussi, pareil Daniel nous l’a fais en irl donc trop drôle, en suite le joker a fait un hommage à ce film avec la scène de « tu veux une autre blague murray », il etait bien je valide 👍
La Valse des pantins est un film volontairement dérangeant, porté par un Robert De Niro qui mange littéralement l’écran. Il incarne Rupert Pupkin avec une assurance insolente, un sens du style et une confiance en lui presque admirables en surface, mais qui masquent en réalité un personnage pathétique, lourd, irrationnel et profondément malaisant. Tout le paradoxe du film tient là : on est à la fois fasciné et repoussé par ce type qui se rêve star alors qu’il incarne ce que tout le monde rejette. Le personnage de Masha, tout aussi déconcertant, complète parfaitement ce portrait de la folie ordinaire. Elle n’est pas seulement une admiratrice excessive, elle est le reflet d’un déséquilibre similaire, moins flamboyant mais tout aussi inquiétant. Leur duo donne au film une atmosphère étrange, presque étouffante, où la frontière entre ambition, illusion et pathologie devient floue. Certaines des scènes les plus marquantes et les plus dérangeantes, sont celles où Rupert joue littéralement la comédie dans le studio de télévision factice qu’il a recréé chez lui. Face à des stars en carton et un public imaginaire, De Niro donne à voir une solitude abyssale et une folie douce glaçante, il ne rêve plus de la célébrité, il la simule, il s’y enferme. Ces séquences, à la fois absurdes et profondément malsaines, résument parfaitement le film et font basculer le personnage du simple loser mégalomane vers quelque chose de bien plus inquiétant. Le film arrive à un moment clé de la carrière de Scorsese et De Niro, alors tous deux au sommet. Ce contexte donne encore plus de poids à la démarche : interroger la célébrité, la fascination qu’elle exerce, la violence symbolique du show-business et les comportements irrationnels qu’il engendre. Loin du glamour, Scorsese filme un milieu malsain, froid, où le rêve de reconnaissance devient une obsession toxique. La fin est particulièrement marquante. Elle questionne frontalement la fascination du public pour les figures déviantes, les criminels, les personnages immoraux, et interroge la responsabilité d’un système qui transforme des actes insensés en spectacle. Une conclusion amère, presque cynique, qui agit comme une remise en question collective plus que comme une simple chute narrative. Ce n’est sans doute ni le chef-d’œuvre ultime de Scorsese ni la performance la plus impressionnante de De Niro, mais La Valse des pantins reste un film solide, percutant, porté par un scénario intelligent et des interprétations très justes. Et difficile, après l’avoir vu, de ne pas ressentir une forme de déception en repensant à Joker de Todd Phillips : ce qui semblait audacieux et original apparaît ici comme une inspiration appuyée, là où Scorsese proposait déjà une réflexion dérangeante et visionnaire sur la célébrité et ses monstres.
8.5
Exceptionnel satire ! Scorsese déjà au top, King Of The Comedy n’as aucun défaut ! Son personnage principal parfaitement interprété par Robert DeNiro, son évolution et sa complexité qui évolue, au film du film est une leçon d’écriture, alors qu’on essaye en même temps de comprendre son personnage, on le découvre finalement et réellement lors de sa scène finale, où les derniers mot de son one man show nous est destiné et nous questionnent. Le double contraste aussi avec Jerry Lewis qui est de base un acteur dont sa spécialité est l’humour est très intéressante, la où il incarne son rôle tout en montrant une facette de lui jamais vu ! The King Of The Comedy n’est pas un film de mafia comme Scorsese aime faire pourtant il en véhicule un de ces messages lors du sketch, c’est une critique du rêve américain qui n’est qu’illusoire " Par ce que de la où je viens on m’as appris que les opportunités ne passent qu’une seul fois, alors je l’ai saisis " ( Mafia II ) Bref ici Scorsese signe un sans faute, déjà par le message qui véhicule, par son scénario et les superbes prestations de De Niro , Jerry Lewis et Dianne .
Un comique pathétique et attachant est prêt à tout pour percer. Critique drôle et caustique du milieu du show biz, de la télévision, de la célébrité, ds fans.
Encore une traduction de titre incompréhensible. De Niro campe un personnage aussi horripilant qu’attachant, aussi crédible que barré. J’ai hésité à regarder ce film et je ne regrette pas. Il y a quelques longueurs, Scorsese est plus à l’aise avec les drames que les comédies mais l’intrigue est bien amené, les passages entre le réel et les rêves du personnages nous perdent parfois, montrant ce que produit le cinéma. Ce personnage qui croit en ses rêves et pense parfois les vivre au point de perdre les autres est questionnant, il a l’audace qu’on aimerait parfois avoir mais fait mal au cœur comme celle qu’il aime le montre si bien parfois, ou l’assistante de Jerry. Et puis ce film questionne sur la célébrité. Le sketch de Rupert n’est pas hilarant, il puise dans ses souffrances qu’il a malgré tout bien vécu, à la force de ses rêves. Mais la situation, l’heure de grande écoute, les médias qui ont relayé ce fait divers du kidnapping d’une star… font de lui une vedette, quelqu’un que les producteurs financent, que le public attend… à moins que la fin soit un énième rêve de Rupert ! Scorsese ne devient pas avec le film le roi de la comédie, mais il fait mieux que faire valser des pantins !





