
Andrei Rublev
1966
•
Drame / Historique
•
3h09
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Synopsis
La vie et les afflictions de l'iconographe russe du XVe siècle Saint Andrei Roublev.
Avis et Commentaires
5 avisAndreï pensait qu’il ne pouvait pas trouver de réponse par lui-même. Il manquait de confiance en lui. Avant de partir peindre le mur à l’église, il demande à son ami de l’accompagner, convaincu qu’il est incapable d’accomplir quoi que ce soit seul. Même après cet épisode, il continue à chercher des appuis extérieurs, restant dépendant des autres. Cela soulève une question essentielle : qu’est-ce que cela signifie vraiment d’être indépendant ? Je me demande si cela n’a pas un lien profond avec la compréhension de la foi. Peut-être était-il difficile pour lui de peindre sur le mur, car il doutait de ce qu’il devait représenter, et de son rôle dans ce processus créatif. Andreï ne parvient pas à trouver la foi. Pour lui, le monde est envahi par la souffrance, les péchés et les actions destructrices des hommes. Comment peut-on avoir foi dans un monde construit sur tant de malédictions ? Andreï ressemble à un petit mouton égaré, incapable de voir au-delà de cette obscurité omniprésente. À l’opposé, le petit garçon manque aussi de confiance en lui, mais il ose agir malgré tout. À la fin du film, il pleure alors que tout le monde célèbre la réussite de la cloche. Pendant tout ce temps, il a agi sous le poids de sa peur, portant un fardeau immense, presque une métaphore du péché originel. Il a même menti pour persuader et motiver les autres, se dévouant corps et âme à la tâche. Dans la scène finale, Andreï prend le petit garçon dans ses bras, et ce dernier éclate en sanglots. À cet instant, il semble qu’Andreï trouve enfin une réponse à ses propres questionnements. Il comprend qu’il doit accepter de créer et d’agir par lui-même, plutôt que d’attendre passivement ou de douter éternellement. La foi, la conviction et le sens viennent d’un choix : celui de marcher en avant malgré les incertitudes. Cela montre à quel point nous sommes fragiles et souvent égarés. Mais la vie est un processus : marcher, chercher et créer sa vie, bâtir sa foi, affirmer ses convictions et, finalement, accepter la complexité de l’existence de soi-même et des autres. C’est pas facile. This film reminds me The Matrix (know the path and walk the path is différent) and the book the Fish doesn’t exist.
Divin





