
Si tu tends l'oreille
1995
•
Animation / Drama
•
1h51
Community Reviews
Public Opinion
612 reviews
7.9/10
7.8/10
Viewers are enchanted by 'Whisper of the Heart,' praising its heartfelt storytelling and the magical, poetic touch typical of Studio Ghibli. The film's depiction of young love and personal growth resonates deeply, enhanced by beautifully detailed animations and a memorable soundtrack. The unique blend of everyday life with whimsical elements, like the antique shop and the Baron, adds a layer of charm that captivates audiences, making it a hidden gem among Ghibli's more renowned titles.
👍 Beautiful animations and heartfelt storytelling.
👎 May lack action for some viewers.
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Synopsis
A love story between a girl who loves reading books, and a boy who has previously checked out all of the library books she chooses.
Reviews and Comments
283 reviewsTrop bien, il m'a donné l'envie d'écrire, et la demande en mariage yahouuuu 🥰😀
Ce film est magique. A chaque fois que je le regarde je retombé amoureuse. Cette histoire d’amour entre Seiji et elle est belle et magique a la fois. Elle l’attend, il l’attend pour que le mot final soit "je t’aime de tout mon cœur Shizuku".
Objectivement: 7/10 Subjectivement: 8/10
Studio Ghibli Netflix
Sous les apparences d’une simple romance adolescente, Si tu tends l’oreille cache une profonde méditation sur le temps qui passe, de la zone en friche qu'est l'avenir au carrefour des possibles, lorsque les rêves de la jeunesse n'ont pas encore été avorté par la vie et ses déboires. À travers Shizuku, jeune fille curieuse et rêveuse, le film explore les tâtonnements de cet âge où l’on cherche sa voie, où l’on s’interroge sur ce que l’on veut devenir, et surtout sur qui l’on est. Yoshifumi Kondō, pour son unique long métrage, parvient à saisir cette incertitude avec une justesse bouleversante. Sa mise en scène, discrète et sans artifices, capte la beauté du quotidien sans jamais la trahir. Il n’y a ici ni grandes aventures ni scènes de bravoure. Tout repose sur la délicatesse d’un regard, la lenteur d’un trajet en train, la lumière dorée de l’aube. Le film avance au rythme tranquille de la vie ordinaire, et c’est justement dans cette simplicité qu’il trouve sa poésie. La chanson “Country Road”, que Shizuku s’efforce de traduire et d’adapter dans sa langue, devient le miroir de son évolution. Chaque version qu’elle en écrit semble dire un peu plus d’elle-même, de ses doutes, de ses envies d’ailleurs. Et lorsque la chanson atteint enfin sa forme définitive, c’est comme si Shizuku trouvait, elle aussi, un premier équilibre — une note d’espoir. On se laisse envoûter par les ruelles de Tama, par les toits baignés de lumière, par le calme des bibliothèques et la chaleur des foyers. Le dessin, d’une tendresse infinie, confère à ces lieux du quotidien une aura presque magique, comme si chaque recoin de la ville recelait une histoire à raconter. Si tu tends l’oreille est un film sans éclat spectaculaire, mais d’une sincérité rare. Il nous parle du courage d’avoir des rêves, et de la beauté qu’il y a à les poursuivre, même sans certitude de les atteindre. C’est un enchantement discret, une ode à la jeunesse, à la création, et à ces instants ordinaires où tout commence. Au final, Yoshifumi Kondō n’aura réalisé qu’un seul film, mais quel film : un joyau de sensibilité, niché à l’ombre des géants de Ghibli, et qui continue pourtant de murmurer à ceux qui, encore aujourd’hui, tendent l’oreille.
<3