
Community Reviews
Public Opinion
43 reviews
8.0/10
3.4/5
Press3.0/5
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Synopsis
Margaret, charged with a three-month restraining order for having hit her mother. But the 200 meters that now separate her from her home only exacerbate her desire to come closer to her family.
Reviews and Comments
17 reviewsDe Ursula Meier, avec Stéphanie Blanchoud, Valeria Bruni Tedeschi et India Hair (2023). Une mère dysfonctionnante et maltraitante génère chez une de ses filles une violence extrême dont on se demande s'il est possible d'en sortir. Très belle interprétation des deux principales actrices.
Arte Après avoir agressé violemment sa mère, Margaret, 35 ans, doit se soumettre à une mesure stricte d'éloignement en attendant son jugement: elle n'a plus le droit, pour une durée de trois mois, de rentrer en contact avec sa mère ni de s'approcher à moins de 100 mètres de la maison familiale.
Hystérique et somme toute un peu glauque , personnages incompréhensibles (pour moi en tous cas 😀)
Critique de La Ligne (2022) écrite par JorikVesperhaven le 12 novembre 2022. Découverte avec le très original « Home » puis « L’Enfant d’en haut » il y a dix ans, la cinéaste suisse Ursula Meier n’avait pas donné de nouvelles d’elle sur le grand écran depuis. Mais elle revient en force, après s’être consacrée à plusieurs séries, avec « La Ligne ». Un titre énigmatique pour un film qui l’est tout autant dans son déroulement. Ce long-métrage serait plutôt quelconque sans cette fameuse histoire de ligne justement: une histoire de famille comme on en voit tant avec une mère qui ne parle plus à l’une de ses filles. Mais une dispute violente va faire que la première porte plainte contre la seconde, la contraignant à une mesure d’éloignement par la police. A partir de là, une ligne de cent mètres va être tirée autour de la maison familiale. Et donner tout son sel et son piquant (en plus de son titre) à cette œuvre réussie et maîtrisée sur l’incommunicabilité. Et de tirer pleinement partie de ce postulat à la fois incongru et grave. On adore la première scène. Elle est magistrale. Ladite dispute est filmée au ralenti au sein de la maison dans un tumulte infernal rappelant une chorégraphie. Enveloppé sous le fameux thème de musique classique Nisi Dominus de Philippe Jaroussky, elle impacte fortement la rétine et fait saliver pour la suite. Pareillement, celle qui clôture « La Ligne » est tout aussi réussie mais en mode mineur. Des regards qui se fuient et des corps qui se frôlent, cristalliseront l’impossible réconciliation entre cette mère fantasque, égoïste et inconséquente et sa fille violente et impulsive. Ou comment être très démonstratif dans une scène impressionnante et toute en suggestion dans une autre édifiante. Une entame et un épilogue faits de grâce, de fureur et de délicatesse. D’ailleurs la réalisation est très belle, jouant de ces décors rares d’une petite ville suisse anonyme enclavée entre les montagnes. Un film suisse ce n’est d’ailleurs pas si courant et ici il est vraiment bon.


