
Loin du paradis
2002
•
Drame / Romance
•
1h47
Avis de la communauté
Opinion du public
70 avis
7,9/10
4,4/5
Presse3,5/5
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Synopsis
Dans les années 50, une femme mariée du Connecticut fait face à une crise maritale et à la montée des tensions raciales dans le monde extérieur.
Avis et Commentaires
7 avisCathy tombe amoureuse du voisin jardinier noir ce qui provoque un scandale dans le voisinnage alors que son mari la trompe avec un autre homme
Enregistré sur Arte. Intéressant mais un peu mou.
Amour homosexuel ou interracial, Todd Haynes n’y va pas de main morte pour faire des accrocs à l’american dream des Whitaker. En revisitant l’Amérique et le cinéma d’hier, il met les splendeurs du Technicolor au service d’un discours très critique sur la violence du conformisme. Un film aussi stylé qu’engagé
Drame • (1h47) • 2003 • Etats-Unis • Réalisé par Todd Haynes • avec Julianne Moore, Dennis Quaid, Dennis Haysbert, Patricia Clarkson. Dans l'Amérique provinciale dans les années 1950, Cathy est une femme au foyer accomplie : son mari a réussi professionnellement et lui a donné deux enfants très mignons et fort obéissants. Sa maison, son jardin et sa vie sont réglés comme du papier à musique. Elle est même plus que cela : elle est la femme d'intérieur idéale, interviewée par la gazette locale et chérie par toutes ses amies. Mais, un soir, elle doit aller chercher son mari au commissariat puis, une autre fois, elle le surprend, dans son bureau, en train d'embrasser un homme. Le monde de Cathy s'écroule, mais il lui faut coûte que coûte sauver les apparences... ▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️ Chez Frank et Cathy Whitaker, couple modèle des années 1950, tout est merveilleux. Monsieur est ingénieur, madame s’occupe de la villa, parfaitement décorée. La vraie vie peut-elle déranger cette vision de rêve ? Justement, Cathy surprend son mari en train d’embrasser un homme. Et la voilà qui se console dans les bras de son jardinier noir. Amour homosexuel ou interracial, Todd Haynes n’y va pas de main morte pour faire des accrocs à l’american dream des Whitaker. Rien de caricatural, pourtant, dans cet assaut de « déviances », qui ne font que resserrer le piège feutré de la normalisation autour des personnages. Comme eux, Loin du paradis respecte un goût précis, qui n’autorise aucun écart. Tout y est dicté par les conventions du cinéma qui servait de vitrine à l’Amérique à l’époque des Whitaker : des mélos somptueux et un peu kitsch. Todd Haynes rouvre ce royaume des apparences pour mieux les dénoncer. En revisitant l’Amérique et le cinéma d’hier, il met les splendeurs du Technicolor au service d’un discours très critique sur la violence du conformisme. Un film aussi stylé qu’engagé, unique en son genre. TÉLÉRAMA • Critique par Frédéric Strauss • Publié le 24/10/2022.





