Memory Image

L'inconnu de la grande arche

2025

Drame

1h44

A

Anneso envisage de faire

Avis de la communauté

Opinion du public

user icon

515 avis

memorizer logo

7,7/10

allociné logo

3,9/5

Presse

3,9/5

Spect.

Les avis sur 'L'Inconnu de la Grande Arche' révèlent une appréciation générale pour la reconstitution historique et la performance des acteurs, notamment Claes Bang et Michel Fau. Le film est salué pour son exploration profonde du conflit entre l'art et la politique, bien que certains spectateurs aient trouvé le rythme parfois lent et les aspects techniques trop dominants. L'approche narrative, mêlant drame et éléments biographiques, a été diversement appréciée, oscillant entre l'admiration pour sa profondeur et une certaine réserve quant à son accessibilité.

👍 Performances d'acteurs captivantes, reconstitution historique réussie.

👎 Rythme parfois lent, aspects techniques prédominants.

logo memorizer

Découvrez si vos amis l'ont ajouté

Plus d'infos

Synopsis

1983, François Mitterrand décide de lancer un concours d'architecture international pour le projet phare de sa présidence : la Grande Arche de la Défense, dans l'axe du Louvre et de l'Arc de Triomphe ! A la surprise générale, Otto von Spreckelsen, architecte danois, remporte le concours. Du jour au lendemain, cet homme de 53 ans, inconnu en France, débarque à Paris où il est propulsé à la tête de ce chantier pharaonique. Et si l'architecte entend bâtir la Grande Arche telle qu’il l’a imaginée, ses idées vont très vite se heurter à la complexité du réel et aux aléas de la politique.

Avis et Commentaires

165 avis
P
Patriciaa noté ★ 6/10
24 décembre 2025

Je me suis ennuyée. L’histoire ne m’a pas passionnée. Mise en scène plate.

AT
Annie TAILLADEa noté ★ 9/10
16 décembre 2025

Excellent film sur une histoire méconnue. La passion d’un homme pour son œuvre qui ne veux aucune compromission, quête d’absolu. Les compromis politiques et absurdités administratives auxquels il se heurte.

ML
MARIECHRISTINE LEMAIREa noté ★ 7/10
9 décembre 2025

PAS MAL DÈBUT LONG ET TRÈS TECHNIQUE

B
Beaa noté ★ 8/10
8 décembre 2025

Bon film. Incroyable histoire que celle de la grande Arche - A visiter lors de ma prochaine visite à Paris

Elisabeth Riviere
Elisabeth Rivierea noté ★ 8/10
4 décembre 2025

Bon film - dimension dramatique mené comme un polar- xavier Dolan en fait un peu trop ds son interprétation! Histoire intéressante ,

Tl
Thomas le vaillanta noté ★ 7/10
3 décembre 2025

Stéphane Demoustier • 2025 • 1h46 • avec Claes Bang, Sidse Babett Knudsen, Xavier Dolan, Swann Arlaud, Michel Fau, Micha Lescot, Viilbjørk Malling Agger. 1983, le président François Mitterrand décide de lancer un concours d'architecture international pour le projet phare de ce septennat, une Grande Arche à la Défense, dans l'axe du Louvre et de l'Arc de Triomphe. C'est l'architecte danois Otto von Spreckelsen, inconnu en France, qui remporte le concours. Propulsé à la tête de ce chantier pharaonique, il se heurte tout à la fois aux aléas de la politique et aux complexités techniques... ▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️ Qu’est-il donc arrivé à l’inventeur d’un édifice emblématique du paysage français, pour qu’il soit finalement qualifié d’« inconnu » ? C’est un troublant processus d’effacement, de dépossession que raconte le réalisateur Stéphane Demoustier, en romançant des faits historiques. D’abord, un homme nu, accompagné de son épouse, semble vivre en harmonie avec un environnement naturel paisible, dans son Danemark natal. Adam arraché à ce paradis, il va devoir vite prendre l’avion pour Paris, en tant que lauréat surprise d’un concours architectural. Le voilà choisi, avec son ambitieux projet de « cube », par François Mitterrand, pour la construction de l’immense bâtiment du quartier de la Défense situé dans l’axe du Louvre et de l’Arc de Triomphe. Nous sommes en 1982. À la fois classique et excentrique, géant et discret, l’homme de 53 ans (Claes Bang, beaucoup plus humain que dans The Square, de Ruben Östlund) ne semble pas taillé pour les mondanités sous les lambris, obsédé par son travail, en constant aparté à ce sujet avec sa femme (Sidse Babett Knudsen), toujours présente à ses côtés. Pour installer le récit, l’auteur de (2023) fait preuve, lui aussi, de modestie bien dosée. Nostalgie paradoxale Sans rebondissement majeur en vue, la première moitié du film est empreinte d’une certaine bonhomie. Malgré son profil atypique, Johan Otto von Spreckelsen (c’est son nom) parvient à nouer des alliances avec les meilleurs professionnels, à garder peu ou prou son cap au fil des arbitrages techniques et économiques. On pourrait croire à un éloge de l’originalité qui s’impose par la persuasion, de la ténacité en toute civilité. Ce calme narratif est toutefois pimenté par les grains de folie sans ostentation du casting : Michel Fau, inattendu et délectable en François Mitterrand, Xavier Dolan nerveux à souhait, comme tout courtisan, en conseiller spécial du président, ou Micha Lescot en machiavélique entremetteur des chantiers de prestige. Le tournant politique (les élections législatives perdues par Mitterrand, en 1986, au profit de la droite) apporte une tension dramatique et un changement complet de perspective. L’architecte, qui se battait jusqu’alors pour des surfaces vitrées uniformément lisses, pour une qualité supérieure de marbre, voire pour cette dénomination de « cube », peu à peu abandonnée, de fait, se retrouve soudain livré aux lois du marché. La manne étatique partiellement tarie par l’impératif de « rigueur » et le monarque protecteur aux abonnés absents, le Scandinave en sandales est soumis à des idées mercantiles destinées à rentabiliser son projet, mais le dénaturant à ses yeux. Le film conjugue finement les réflexions, sur l’intégrité qui fragilise, sur les risques de l’identification passionnée à un travail, a fortiori monumental, sur la marche de l’Histoire et la raison d’État, indifférentes aux tragédies individuelles. Une nostalgie paradoxale infuse aussi la reconstitution. En ce temps-là, l’informatique n’était qu’une hypothèse de futur, qu’on pouvait encore balayer ou refuser, à l’instar de Johan Otto von Spreckelsen dans sa pratique d’architecte. Et la folie des grandeurs mitterrandienne se confondait avec l’utopie partagée, le progrès universel. Stéphane Demoustier ressuscite une époque qui semble presque douce, a posteriori, alors qu’elle est déjà trop dure pour son héros, délicatement hors du temps. TÉLÉRAMA • Par Louis GUICHARD • Publié le 05 novembre 2025. ▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️⚫️⚫️⚫️⚫️▪️ Après la pyramide du Louvre, bien sûr, c’est sans doute le plus pharaonique des grands travaux mitterrandiens. Celui dont l’histoire est à la fois la plus rocambolesque et la plus oubliée. La plus cinématographique, aussi. Cinquième long métrage de Stéphane Demoustier après la fille au bracelet (2020) et borgo (2024), L’Inconnu de la Grande Arche revient sur le destin tragique de l’architecte danois Johann Otto von Spreckelsen (1929-1987), lauréat surprise du concours (anonyme !) lancé par François Mitterrand. « “Spreck”, s’est retrouvé parachuté à la tête d’un gigantesque chantier, explique Stéphane Demoustier, alors qu’il n’avait construit que sa maison et quatre chapelles à Copenhague. Le film raconte aussi cette période passionnante des grands travaux du monarque bâtisseur qui se heurte de plein fouet à la première cohabitation (mars 1986-mai 1988). La droite arrive au pouvoir, c’est la fin d’un idéal politique et la mise en place d’un ordre libéral implacable. » Ce basculement politique et idéologique affectera la santé mentale de l’architecte poète qui démissionnera au cours du chantier et mourra d’un cancer fulgurant avant l’inauguration. Champ de patates En partie inspiré du livre de Laurence Cossé, La Grande Arche, paru en 2016 chez Gallimard, mais concentré sur une période plus courte (1982-1987), le film de Stéphane Demoustier est aussi une réflexion sur la création et ses aléas : l’architecte, comme le cinéaste, « confronte son idéal au réel ». Avec un budget modeste de 6,5 millions d’euros (loin des 2,7 milliards de francs de celui de la Grande Arche de la Défense) pour trente-deux jours de tournage, le réalisateur a dû surmonter, lui aussi, de multiples défis techniques et artistiques. Le chantier de la Grande Arche a été créé ex nihilo dans un champ de patates, du côté de Coulommiers. « On a choisi de reconstituer les images d’archives existantes en reprenant les mêmes cadres, les mêmes axes, les mêmes valeurs de plan et de placer les acteurs à l’intérieur. » Charge aux effets spéciaux de faire apparaître dans le fond la tour Fiat (aujourd’hui tour Areva) ou le Cnit. « C’était plus simple d’ajouter le décor plutôt que de tourner sur site à La Défense et de retirer tout ce qui n’existait pas dans les années 1980. Cette rigidité demande de rester créatif pour ne pas subir », reconnaît Stéphane Demoustier, adepte, en ex-tennisman semi-professionnel, de cette gymnastique « usante mais exaltante ». Se sont ajoutées des scènes en décors réels, au palais de l’Élysée, au Louvre (où se trouvait alors le ministère du Budget avant l’érection de Bercy, autre projet mitterrandien), au Danemark et dans les mines de marbre de Carrare… « On a aussi eu la chance de pouvoir bloquer les Champs-Élysées pendant trois heures, un dimanche matin, afin de filmer la perspective de l’axe royal, avec des voitures d’époque. » Au casting, on retrouve Michel Fau dans le rôle de Mitterrand, Xavier Dolan dans celui d’un haut fonctionnaire exalté. Swann Arlaud incarne l’architecte Paul Andreu, qui finira le projet. « Spreck » est interprété par l’acteur danois Claes Bang, le héros de the square, de Ruben Östlund. Quant à la femme de l’architecte, Karen Gerda Gustavsen, « qui joua un rôle crucial, dans l’ombre de son mari, comme le voulait l’époque », regrette Stéphane Demoustier, c’est la Première ministre de Borgen, Sidse Babett Knudsen, qui lui redonne vie. TÉLÉRAMA • Par Jérémie COUSTON •Publié le 18 janvier 2025. ⚫️▪️▪️▪️▪️▪️▪️⚫️⚫️⚫️⚫️▪️▪️▪️⚫️🔴🔴 Quels sont les points communs entre Xavier Dolan et Otto von Spreckelsen ? En 1982, cet architecte danois remporte à la surprise générale le concours général de la Grande Arche de la Défense, voulu par François Mitterrand, pour la construction de l’immense bâtiment de ce quartier à l’ouest de Paris. Rapidement, l’architecte se heurte aux lourdeurs de l’administration française, se cogne aux difficultés de financement puis aux changements de majorité politique. Jusqu’à abandonner son projet. En 2024, Xavier Dolan annonçait à Cannes qu’il renonçait au cinéma et à la création, regrettant une « incompatibilité entre son désir de cinéma et le cadre proposé aujourd’hui par l’industrie ». « Pour qui que ce soit qui a eu un rêve ou un projet et qui se soit heurté comme ça à la réalité, on peut trouver dans un parallèle émouvant avec soi et avec sa vie », reconnaît Xavier Dolan. Pourtant, dans le film de Stéphane Demoustier, il est Jean-Louis Subilon, un urbaniste ambitieux, rompu aux arcanes du pouvoir mitterrandien, chargé d’accompagner le travail d’Otto von Spreckelsen. « J’aimais beaucoup le personnage de Subilon, souligne-t-il. C’est quelqu’un qui essaie de ménager la chèvre et le chou, qui essaie de donner au créateur ce qu’il veut et en même temps de livrer un bâtiment monumental dont l’ambition est irréconciliable avec la réalité. […] Et en plus, on lui donne moins d’argent et moins de temps que prévu. Il faut donc faire rentrer le rêve dans tout ça. C’est comme faire entrer un carré dans un triangle ! C’est l’occasion de me plonger à la place de l’autre. » Cet autre donc qui compose avec la réalité. « Je le fais en tant qu’acteur parce que je ne le fais pas en tant qu’humain. Je ne m’accommode pas de la réalité. Parfois on abandonne momentanément mais on revient. » On l’espère. TÉLÉRAMA • Par Marine LE GOHEBEL • Publié le 05 novembre 2025.

Liste