
Lucas Blandinières rated 9/10
Little Odessa dresse un portrait particulièrement sombre et crédible de New York, filmé comme une ville froide, délabrée et profondément hostile. L’immersion dans la communauté ukrainienne new-yorkaise est très réussie, tout comme la représentation d’une criminalité sèche et sans glamour, parfaitement intégrée à cet environnement. Le film trouve surtout sa force dans ses liens familiaux, intenses et douloureux. Les rapports fraternels, la relation au père et à la mère mourante donnent au récit une épaisseur émotionnelle forte. Tim Roth y est remarquable : glaçant en tueur quasi mécanique, il devient touchant dès qu’il retrouve son rôle de frère ou de fils, laissant apparaître une forme d’innocence fragile, notamment au contact de son jeune frère. Edward Furlong est lui aussi très juste, apportant une vraie sensibilité au duo. La figure paternelle est particulièrement marquante : un homme dur, brisé par la perte symbolique d’un fils, inquiet pour l’autre, conscient de la mort imminente de sa femme, capable d’une tendresse sincère comme d’une violence éducative brutale. Un personnage complexe, magnifiquement incarné. La mise en scène renforce cette noirceur : chants orthodoxes en nappes poignantes, tablées mafieuses ou parties de poker filmées comme de véritables tableaux, jeux de lumières appuyés, visages forts. La séquence finale, chaotique et imprévisible, conclut le film sur une tension totale, où le danger semble pouvoir surgir de partout. Un film dur et froid, parfois touchant, porté par une atmosphère maîtrisée et des performances marquantes.
Community Reviews
Public Opinion
68 reviews
7.3/10
5.0/5
Press3.9/5
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Synopsis
Early 1990s drama about a family of Soviet Jews living in Brooklyn's Brighton Beach ocean-side neighborhood nicknamed Little Odessa.
Reviews and Comments
34 reviewsLittle Odessa dresse un portrait particulièrement sombre et crédible de New York, filmé comme une ville froide, délabrée et profondément hostile. L’immersion dans la communauté ukrainienne new-yorkaise est très réussie, tout comme la représentation d’une criminalité sèche et sans glamour, parfaitement intégrée à cet environnement. Le film trouve surtout sa force dans ses liens familiaux, intenses et douloureux. Les rapports fraternels, la relation au père et à la mère mourante donnent au récit une épaisseur émotionnelle forte. Tim Roth y est remarquable : glaçant en tueur quasi mécanique, il devient touchant dès qu’il retrouve son rôle de frère ou de fils, laissant apparaître une forme d’innocence fragile, notamment au contact de son jeune frère. Edward Furlong est lui aussi très juste, apportant une vraie sensibilité au duo. La figure paternelle est particulièrement marquante : un homme dur, brisé par la perte symbolique d’un fils, inquiet pour l’autre, conscient de la mort imminente de sa femme, capable d’une tendresse sincère comme d’une violence éducative brutale. Un personnage complexe, magnifiquement incarné. La mise en scène renforce cette noirceur : chants orthodoxes en nappes poignantes, tablées mafieuses ou parties de poker filmées comme de véritables tableaux, jeux de lumières appuyés, visages forts. La séquence finale, chaotique et imprévisible, conclut le film sur une tension totale, où le danger semble pouvoir surgir de partout. Un film dur et froid, parfois touchant, porté par une atmosphère maîtrisée et des performances marquantes.
très très sombre
Vu sur Canal le 18/04/2024. Bof … Je n’ai pas réussi à rentrer dedans, sauf à la toute fin, et donc je l’ai trouvé globalement ennuyant. Par contre, quel dommage qu’Edward Furlong ait sombré dans la drogue dans les années 2000 ! Il avait bcp de présence à l’écran.
Premier long métrage de James GRAY. Film fort, bien réalisé, dur, qui prend son temps et ne prend pas parti. Gray nous livre cette histoire, il nous laisse notre point de vue. La musique est forte notamment les parties lyriques (du Arvo part), seuls indice de la tristesse du réalisateur face à ces vies cassées et notamment celle du personnage principal. La fin est surprenante et ne sauve encore aucun des personnages, perdant davantage ce personnage qui a tour perdu et à qui il ne reste que son père, alors que ces deux là se détestent. Il y a du Kieslowsky dans cette réal, brute, avec des acteurs vrais, pas de fioritures, des images fortes, du temps, …
Très très sombre à la russe. Magnifique.





