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Les Échos du passé

2025

Drame

2h35

Sylvie JESTIN

Sylvie JESTIN a noté 8/10

Avis de la communauté

Opinion du public

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52 avis

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6,2/10

allociné logo

3,5/5

Presse

3,2/5

Spect.
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Synopsis

Quatre filles de quatre décennies différentes grandissent ensemble dans une ferme et semblent être liées les unes aux autres.

Avis et Commentaires

25 avis
Marie-Agnès BROSSAUD
Marie-Agnès BROSSAUDa noté ★ 9/10
Hier

Incroyable maîtrise de la mise en scène, de la photo, de la direction d’acteurs, du cadrage, de la direction d’acteurs , du montage et de la Bo. Presque un travail expérimental ! Une tension d’un bout à l’autre…. Des scènes mystérieuses qu’on comprend plus tard. Télérama Le geste est si incongru qu’on craint presque l’avoir rêvé : d’une main délicate, une femme saisit le sexe de son conjoint et le pose sur sa tempe en fermant les yeux, absorbée par cet instant de pure intimité. « C’est chaud », murmure-t-elle alors, et cette même phrase se répétera plus tard dans le film, dans d’autres circonstances et avec d’autres personnages, comme si elle faisait des ricochets… Fascinant, le second long métrage de Mascha Schilinski entremêle les histoires de quatre filles, à partir des années 1910 et sur un siècle, dans un lieu unique, une ferme de l’Altmark, région rurale du nord de l’Allemagne dévolue à la RDA après la Seconde Guerre mondiale. Foin de saga paysanne, toutefois, au long cours de ces deux heures et demie audacieusement tissées à rebours de tout didactisme. Des points de vue, des souvenirs, des sons et des sensations s’y croisent, s’y répondent par-delà le temps, formant des récits lacunaires, parfois joyeux, souvent tragiques, et même morbides, qui donnent l’impression de se dérouler en simultané et dessinent, in fine, une sorte de destin féminin commun. Un continuum de vies ordinaires snobé par les livres d’histoire, soudain rendu accessible, bouleversant, par la poésie quantique de la mise en scène Difficile de ne pas penser au ruban blanc , la Palme d’or 2009 signée Michael Haneke, lorsque débute Les Échos du passé. Piété austère, marmaille qui file droit et gifles qui claquent, deuil à tous les étages. Dans une chambre du premier, le bel oncle Fritz pleure sa jambe amputée — revient-il de la Grande Guerre ? — et crie sa douleur fantôme, tandis que la petite Alma, macarons blonds et robe noire de deuil, se découvre un sosie : une autre Alma l’a précédée, une enfant « souffreteuse » disparue à l’âge de 7 ans, photographiée post mortem auprès de leur mère. Sur le portrait, la femme a bougé, devenant une créature floue à deux têtes… Dans un avenir encore inimaginable, les années 1980, il s’agira de prendre une photo de famille dans la grande cour carrée de la ferme et Angelika, ado sommée de sourire malgré la proximité répugnante du tonton Uwe, bougera à son tour, prendra carrément la fuite, devenant à jamais une ombre spectrale sur un Polaroïd. « On l’a cherchée des semaines, regrette la voix off d’un cousin. Je ne l’ai jamais revue. » Une œuvre mystérieuse qui nous emporte Qui a vu Die Tochter, son premier film, présenté à la Berlinale en 2017 mais resté inédit en France, sait que Mascha Schilinski ne lésine pas sur le malaise — elle y racontait la possessivité extrême, jalouse, d’une gamine envers son père, au point qu’elle l’empêchait de se remettre en couple avec sa mère. Mais, sous l’âpreté, son cinéma se révèle aussi plus sensuel, plus organique que celui de Michael Haneke, et ses représentations du désir la situent davantage en rejetonne émancipée de Jane Campion. Contempler le nombril d’un homme endormi, tremper un index dans le cratère empli de sueur et le porter à sa bouche, voilà, sans doute, un geste qu’aurait pu accomplir l’héroïne de la leçon de piano , une autre Palme d’or (1993). Et, quitte à lui inventer une généalogie, ajoutons-y Jonathan Glazer (la zone d’intérêt) pour le travail sur la bande-son, anachronique, prémonitoire, qui bâtit des ponts entre les décennies et les héroïnes. Soit des grésillements, des grondements sourds, cosmiques, et des bruits de chute, bien sûr, comme promis par le titre international, Sound of Falling, sous lequel le film a remporté le Prix du jury au dernier Festival de Cannes, ex aequo avec , d’Oliver Laxe. Les corps tombent en effet, pour de rire ou pour de bon, dans cette œuvre puissante et mystérieuse, trouée de visions inoubliables (une anguille mordant une main, un faon endormi dans un champ…) ; percutée de phrases à pleurer (« Ma mère ne savait jamais quand elle devait rire ») ; hantée par le suicide et les traumas hérités d’on ne sait qui, d’on ne sait quand. Une rivière y coule, qui n’est pas d’eau de rose certes, mais dont le courant vous transporte si vous lâchez prise.

Hs
Hélène sahagiana noté ★ 7/10
Hier

Un peu long on ne comprend pas tous les liens entre les personnages. Mais c est un film intéressant très complexe et d une grande beauté visuelle.

Christel-Marie CHABERT
Christel-Marie CHABERTa noté ★ 1/10
Hier

Aucune narration. Incompréhensible. Gênant.

EB
Eric Buren a noté ★ 7/10
12 janvier 2026

Mise en scène fashion lécher La famille les non dits les héritages les cadavres dans le placard..

Danielle
Daniellea noté ★ 5/10
12 janvier 2026

Une véritable envie de voir ce film allemand qui retrace le destin de quatre femmes à quatre époques différentes de 1910 à 2020 dans un même lieu, une ferme. Alléchant. Et pourtant, long, long, très long. Morbide,violent, sombre. J'ai apprécié la reconstruction des années 1910, cette magnifique petite fille qui en est en quelque sorte nos yeux mais quelle dureté. Celle de l'époque sans doute et tous ces traumatismes qui suivent leur chemin de génération en génération. Mais c'est tellement long, à la limite du supportable et les repères sont flous, on s'y perd. Je suis sortie fatiguée et déçue.

J
Jodia noté ★ 7/10
11 janvier 2026

Mais que c t lent et long trop long ..,.nébuleux et trouble

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