
L’Affaire Nevenka
2024
•
Drame / Historique
•
1h52
Avis de la communauté
Opinion du public
116 avis
7,9/10
3,6/5
Presse4,1/5
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Synopsis
Le cas réel d’une pionnière, Nevenka Fernández : la première femme qui est parvenue à faire traduire en justice un homme politique influent et populaire pour harcèlement sexuel au travail.
Avis et Commentaires
33 avisCiné plus canal plus 6 novembre 2024 en salle | 1h 57min | Biopic, Drame De Icíar Bollaín | Par Icíar Bollaín, Isa Campo Avec Mireia Oriol, Urko Olazabal, Ricardo Gómez Titre original Soy Nevenka Meetoo à l’espagnole dans le milieu politique municipal. Très bonne première partie qui décrit les mécanismes de l’emprise. La partie procès est plus attendue.
Drame • d’Icíar Bollaín • 2024 • 1h57 • Mireia Oriol, Urko Olazabal, Ricardo Gomez, Carlos Serrano. Fin des années 1990, à Ponferrada, dans la province de León. Nevenka Fernández, 25 ans, est élue conseillère municipale. Après avoir eu une brève liaison avec Ismael Alvarez, le maire aussi charismatique que populaire auprès de ses administrés, Nevenka décide de mettre un terme à leur relation. Cette rupture marque le début d'une véritable descente aux enfers pour la jeune femme. Manipulée et harcelée des mois durant par Alvarez, Nevenka résiste. Déterminée à s'en sortir, elle décide alors de dénoncer publiquement les agissements du maire et lui intente un procès... ▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️ Bien avant qu’apparaisse le mouvement , une jeune femme espagnole dénonçait son harceleur, un élu représentant le Parti populaire, et elle était bien seule. Engagée à 25 ans à la mairie de Ponferrada, en 1999, Nevenka Fernández fut la protégée du maire, Ismael Alvarez, sa favorite puis sa nouvelle conquête et, dès lors qu’elle tenta d’échapper à son emprise, sa proie sans défense, bientôt brisée. Dans une ville où le pouvoir de l’édile entretenait l’omerta, la fragile Nevenka osa faire entendre sa voix, et les violences qu’elle dénonça en mars 2001 aboutirent à un procès inédit dans le monde politique espagnol. Devenue emblématique d’une réalité désormais identifiée, cette affaire a fait l’objet d’une série documentaire sur Netflix (Nevenka Fernandez brise le silence) et maintenant d’une reconstitution menée avec beaucoup de rigueur par une talentueuse femme cinéaste et les deux admirables comédiens qu’elle a choisis, Mireia Oriol et Urko Olazabal, pour interpréter la victime et son bourreau. De la souffrance psychologique à la terreur physique Sous le classicisme d’un film-dossier qui instruit méthodiquement les faits, on découvre la précision d’un regard d’aujourd’hui, averti et en alerte. Icíar Bollaín met chaque scène à profit pour faire apparaître une dérive manipulatrice. D’emblée mise sur un piédestal puis, quand elle devient récalcitrante, publiquement rabaissée, Nevenka fait toujours l’objet d’un traitement à part et se retrouve isolée. Coupée d’elle-même aussi, car elle ne comprend pas comment elle a pu céder, un soir, aux avances pressantes du maire. C’est tout un processus d’altération de ce qu’elle est qui s’illustre graduellement, pour nous ouvrir les yeux. Le basculement de la souffrance psychologique à la terreur physique est radicalement impressionnant, preuve de la force du ressenti qui traverse ce film où la compassion est mise au service de la lucidité. Le courage de Nevenka y résonne aussi à travers la détermination de la réalisatrice. Qui s’implique intensément et démontre sa volonté d’aider le combat réparateur des femmes meurtries. TÉLÉRAMA • Frédéric STRAUSS • Publié le 06 novembre 2024.
Très bon film qui parle d’un sujet très important et qui surtout est une histoire vraie, ça fait un peu peur mais ça montre que le combat contre les violences sexistes et sexuelles ne sont pas terminées et que la justice est encore trop laxiste…
L’Affaire Nevenka”, un film-dossier percutant sur un #MeToo espagnol avant l’heure Victime de l’emprise d’un élu espagnol, Nevenka Fernández osa parler. La réalisatrice Iciar Bollain s’empare d’une histoire vraie pour décortiquer tous les rouages de la manipulation. Bien avant qu’apparaisse le mouvement , une jeune femme espagnole dénonçait son harceleur, un élu représentant le Parti populaire, et elle était bien seule. Engagée à 25 ans à la mairie de Ponferrada, en 1999, Nevenka Fernández fut la protégée du maire, Ismael Alvarez, sa favorite puis sa nouvelle conquête et, dès lors qu’elle tenta d’échapper à son emprise, sa proie sans défense, bientôt brisée. Dans une ville où le pouvoir de l’édile entretenait l’omerta, la fragile Nevenka osa faire entendre sa voix, et les violences qu’elle dénonça en mars 2001 aboutirent à un procès inédit dans le monde politique espagnol. Devenue emblématique d’une réalité désormais identifiée, cette affaire a fait l’objet d’une série documentaire sur Netflix () et maintenant d’une reconstitution menée avec beaucoup de rigueur par une talentueuse femme cinéaste et les deux admirables comédiens qu’elle a choisis, Mireia Oriol et Urko Olazabal, pour interpréter la victime et son bourreau. De la souffrance psychologique à la terreur physique Sous le classicisme d’un film-dossier qui instruit méthodiquement les faits, on découvre la précision d’un regard d’aujourd’hui, averti et en alerte. Icíar Bollaín met chaque scène à profit pour faire apparaître une dérive manipulatrice. D’emblée mise sur un piédestal puis, quand elle devient récalcitrante, publiquement rabaissée, Nevenka fait toujours l’objet d’un traitement à part et se retrouve isolée. Coupée d’elle-même aussi, car elle ne comprend pas comment elle a pu céder, un soir, aux avances pressantes du maire. C’est tout un processus d’altération de ce qu’elle est qui s’illustre graduellement, pour nous ouvrir les yeux. Le basculement de la souffrance psychologique à la terreur physique est radicalement impressionnant, preuve de la force du ressenti qui traverse ce film où la compassion est mise au service de la lucidité. Le courage de Nevenka y résonne aussi à travers la détermination de la réalisatrice. Qui s’implique intensément et démontre sa volonté d’aider le combat réparateur des femmes meurtries. « L’Affaire Nevenka » d’Icíar Bollaín : une implacable thriller féministe En s’emparant de l’histoire vraie de Nevenka Fernández, qui gagna le premier procès pour harcèlement sexuel intenté contre un homme politique en Espagne, la réalisatrice Icíar Bollaín (« Ne dis rien », « Les Repentis ») livre une anatomie quasi chirurgicale de l’emprise morale et de ses mécanismes insidieux. L’Affaire Nevenka brille d’abord par une forme d’anachronisme. Il raconte l’histoire vraie de Nevenka Fernández, élue à 25 ans conseillère municipale auprès du maire de Ponferrada, le charismatique et séducteur Ismael Álvarez. Après une brève relation, qu’on devine asymétrique et forcée, Nevenka rompt. C’est le début de son enfer : manipulation émotionnelle, rabaissement, agressions sexuelles. Nevenka finira par porter plainte, après avoir bravé le jugement de ses parents et l’opinion populaire acquise à Ismael, figure politique paternaliste au bras long. L’affaire judiciaire date de 25 ans. À l’époque, elle a secoué l’Espagne, donné naissance à un documentaire - Nevenka Fernández brise le silence, dispo sur Netflix – et un livre, Une histoire de harcèlement : l'affaire Nevenka de Juan José Millás. Pourquoi en faire un film aujourd’hui ? Parce qu’il est vertigineux de s’apercevoir que la trajectoire de Nevenka est un cas d’école exemplaire en matière de harcèlement sexuel dans la sphère publique, des années avant que MeToo n’exhibe ces violences. Avec patience, Icíar Bollaín, également actrice engagée vue chez Victor Erice (Le Sud) et Ken Loach (Land and Freedom) et cofondatrice de l'Association de Femmes cinéastes et des médias audiovisuels en Espagne, déplie des concepts aujourd’hui vulgarisés, mais inaudibles au début du siècle : l’oubli de soi, la dépersonnalisation, la dissociation, la coercition… Collée au visage lumineux puis défait de son héroïne, la caméra enregistre sa déchéance progressive, sa paralysie, jusqu’au sursaut de révolte. Dans une escalade de violence, l’avocat général s’emporte au procès contre Nevenska, renversant la charge de la culpabilité (« Pourquoi n’avez-vous pas fui ? Pourquoi n’avez-vous pas résisté ? »). L’avocat de la jeune fille, qui a laissé se dérouler la vindicte sans objection, justifiera plus tard sa stratégie : « Nous venons là d’assister à la démonstration même de ce qu’est le harcèlement ». Le film entier, tendu et revêche, procède de cette mécanique de la démonstration. Titre L'Affaire Nevenka Genre Sortie 2024 Durée 1h57 Scénario Icíar Bollaín PaysEspagne - Italie SYNOPSIS Années 1990, en Espagne. Une jeune conseillère municipale dénonce courageusement les agissements du maire de sa ville qui la harcèle depuis des mois. Le harcèlement moral et sexuel vu de l’intérieur En 1999 Nevenka Fernández, 25 ans, terminant ses études à Madrid, fut approchée par Ismael Alvarez, maire de Ponferrada et son équipe, afin de se présenter comme conseillère municipale aux prochaines élections. Après quelques hésitations, celle-ci se retrouva propulsée responsable des finances, poste un peu élevé pour un premier mandat. Sérieuse dans son travail, elle va subir les insistantes avances d’un maire qui se croit tout puissant… © Epicentre Films Autrice espagnole reconnue, Icíar Bollaín, a réalisé plusieurs thrillers réussis, teintés de sujets de société plus ou moins politiques, comme la privatisation de l’eau dans le très intéressant "Même la pluie", la puissance des multinationales dans "L’Olivier", les violences conjugales dans le marquant "Ne Dis Rien" avec Luis Tosar en mari persécuteur, ou les rencontres entre victimes et terroristes de l’ETA dans le plus mélodramatique "Les Repentis". La revoici pleine de mordant avec le biopic de Nevenka Fernández, jeune femme tombée sous l’emprise d’un homme politique, Ismael Alvarez, maire de Ponferrada en Castilla y León, lieu où la production n’obtiendra même pas de réponse à sa demande d’autorisation de tournage. Partant d’une scène où la femme semble terrorisée, se terrant dans un appartement, puis son avocat lui répondant une phrase nécessaire pour les victimes (« Je te crois »), le film se construit ensuite en un flash back, reconstitution des moments clés qui mèneront cette jeune femme dans un état de destruction physique et psychique, le récit revenant ponctuellement aux préparatifs de l’accusation, pour mieux nous amener au procès final. Ce qui marque avant tout dans "L’Affaire Nevenka", c’est la capacité de sa mise en scène, comme celle de ses deux remarquables interprètes principaux, à faire basculer des moments en apparence anodins, dans un lieu de travail et dans les quelques « à côtés » au départ légitimes (un verre ou un repas, une célébration programmée, un déplacement...), et à faire surgir l’inquiétude ou l’effroi là où la confiance et l’esprit d’équipe devraient en théorie régner. Il suffit à Urko Olazabal d’un changement dans son expression du visage, d’une modification de son regard, pour passer de l’homme politique bon vivant et ouvert, parfois presque enfantin, au prédateur insistant et progressivement autoritaire. C’est ainsi que Icíar Bollaín décortique brillamment les moteurs du harcèlement sexuel. Il y a d’abord la positon d’autorité, qui se niche dans plein de détails, même dans les dialogues (« avant d’être politique je suis entrepreneur », « Ismael, tout le monde le connaît »...), la victime comme le bourreaux étant contraints de compter leur alliés et leurs ennemis dans leur entourage de travail. Il y a ensuite une logique perverse de séduction devenant possession : au charme et à la poésie, succèdent le sexe empressé, la rancœur et les pressions, puis le mépris et le chantage, à la fois affectif et professionnel. Il y a aussi ce terrible regard des autres, jusqu’aux parents, qui se refusent à croire l'innommable, et préféreraient, comme beaucoup, éviter tout scandale, sachant ce qu'ils ont à perdre face à un homme « puissant ». Glaçant, le film décrit ainsi le piège dans lequel se retrouve Nevenka, ne pouvant quitter ses fonctions sans devoir implicitement admettre qu’elle est incompétente. Atout majeur du métrage, Mireia Oriol (découverte dans "El Pacto" et vue depuis dans le charmant "El Arte de Volver") incarne Nevenka dans ce mélange d'ingénuité apparente et de volonté tenace, et dans cette confiance qu’elle accorde à celui qui lui a donné sa chance, comme dans cette blessure intérieure doublée d’une peur viscérale, qui finit par tout dominer. Icíar Bollaín suit sa descente aux enfers, injectant quelques rares respirations par les paroles réconfortantes lors des préparatifs du procès, et entretenant un malaise grandissant à l’image de celui de sa protagoniste. Ainsi la scène de célébration de la victoire du PP (Parti Populaire) aux élections nationales est filmée comme une scène de traque au travers de salons bondés, quant à celle du mariage à Logroño, elle devient grâce à un travail sur le son et le flou de l’arrière plan, une leçon de perception de la tétanie. Usant aussi de symboles puissants, tel le banquet des fêtes de la ville, où une sorte de Roi attend à table sa conquête, ou la manière dont le procureur la bouscule lors du procès - le juge devant rappeler que ce n’est pas la victime qui est l’accusé -, Icíar Bollaín réussit ici un film définitivement important sur le harcèlement et les violences morales et sexuelles, qui pointe intelligemment du doigt la cruelle relativité de la solidarité féminine, et met en évidence les conséquences physiques, psychologiques, comme parfois sociales, qu’il faut souvent une force incroyable pour affronter, à l’image de cette inoubliable Nevenka. CASTING Mireia Oriol Nevenka Urko Olazabal Ismael Ricardo Gomez Lucas Font García Adolfo
Trop jeune sans expérience elle est la victime du maire et de son droit de cuissage !!!





