
Living
2022
Drama
1h42
Jean-Pierre Mantilaro plans to do
Noté 7/10 par Thomas le vaillant "Drame • (1h42) • 2022 • Grande-Bretagne - Japon • Réalisé par Oliver Hermanus • avec Bill Nighy, Aimee Lou Wood, Alex Sharp, Adrian Rawlins. Londres, années 1950. Enfermé dans un morne quotidien, un fonctionnaire se fait diagnostiquer une grave maladie, une nouvelle qui bouleverse sa vie. ⬜️⬜️⬜️⬜️⬜️⬜️⬜️⬜️⬜️⬜️⬜️⬜️⬜️⬜️⬜️⬜️⬜️ Malade et condamné, un homme réapprend à sourire. Une adaptation bouleversante du grand classique d’Akira Kurosawa, portée par le flegme très britannique de Bill Nighy. 1953. Dans un Londres encore blessé par la Seconde Guerre mondiale, M. Williams, fonctionnaire à la mairie, est un homme « un tantinet glacial », comme le dit, avec un sens très anglais de la litote, le jeune Peter, nouvelle recrue de ce service administratif où s’empilent les dossiers et où le premier réflexe est de les remiser à plus tard, ou à jamais. Quand M. Williams apprend qu’il n’a plus que six mois à vivre, cet Anglais raide comme un piquet se demande s’il ne serait pas temps de se mettre à vibrer. Pour la première fois, le vieil homme ne vient pas travailler. Sa chaise vide, filmée dans une lumière poudrée, a tout d’une révolution dans ce bureau typique de l’imperturbable Albion. Sa rencontre avec un écrivain digne de Hemingway, son coup de cœur platonique pour une jeune fille qui « rend tout joyeux », et un projet d’aire de jeux dans un quartier troué par les bombardements vont le réveiller et lui offrir des bonheurs de dernière minute… Cette version britannique de Vivre, le grand classique d’Akira Kurosawa, scénarisée par le Prix Nobel de littérature Kazuo Ishiguro, est tout simplement bouleversante. On pense à cette marée de chapeaux melon, comme sortis d’une toile de Magritte, qui s’égrènent de la Gare de Waterloo jusqu’aux couloirs du County Hall où, dans une architecture d’un gris mélancolique, tout le monde s’incline en silence et presque au ralenti devant un supérieur hiérarchique. Une Angleterre immuable, presque kafkaïenne, où les heures meurent entre piles de formulaires et distance entre des êtres corsetés par le tweed et la pudeur. La texture de l’image change, merveilleusement, lors d’une nuit de cuite où Monsieur Williams se fait voler précisément son chapeau melon : le simple fait de le remplacer par un feutre ouvre une parenthèse. L’atmosphère tourne au film noir des années 50, couleurs mordorées, notes de saxo cuivrées, visages de clients de pub ou d’artistes de cirque saisis par des plans décadrés, comme ivres. De retour dans le gris et sous la pluie londonienne, M. Williams n’aura de cesse de laisser, finalement, une trace. Et la simple vision de ses chaussures bien cirées qu’il n’hésite pas à plonger dans les flaques et la boue semble, déjà, le laver de décennies de torpeur sociale et sentimentale. Celui qui, depuis l’enfance, Je ne pensait qu’à être un gentleman va devenir un homme de bien. Pierre angulaire, magnifiquement anguleuse, de ce grand film contre le froid des sentiments, Bill Nighy s’impose comme un véritable monument britannique : fascinante est sa capacité à provoquer un torrent d’émotions avec une infime lueur d’enfance retrouvée sur son visage de « zombie », ou un minuscule rire qui fait tressauter ses épaules de grand héron décharné. Grâce à son génie minimaliste, il est impossible d’oublier M. Williams, celui qui va mourir, et qui, sous la neige, sourit. TÉLÉRAMA • Critique par Guillemette Odicino • Publié le 27/12/2022."
Synopsis
London, 1953. Mr. Williams, a veteran civil servant, is an important cog within the city's bureaucracy as it struggles to rebuild in the aftermath of World War II. Buried under paperwork at the office and lonely at home, his life has long felt empty and meaningless. Then a devastating medical diagnosis forces him to take stock, and to try and grasp some fulfilment before it passes permanently beyond reach.
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Community Reviews
Viewers are deeply moved by 'Living', a poignant adaptation of Kurosawa's classic, set in post-war London. Bill Nighy's performance as a stoic bureaucrat who reevaluates his life after a grim diagnosis is highly praised for its subtlety and depth. The film's atmosphere, capturing the melancholic yet transformative journey of its protagonist, is consistently lauded. However, some found the pacing slow and the narrative occasionally dragging, which might not resonate with everyone.
👍 Bill Nighy's transformative performance
👎 Some may find the pacing slow
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Reviews and Comments
1 reviewsNoté 7/10 par Jérémy Auré


