Killers of the Flower Moon
2023
•
Policier / Historique
•
3h26
Emmanuel C a noté 7/10
Adaptation du roman éponyme sur des événements réels. Très belle mise en scène, moyens importants. L’intrigue est adaptée avec les scènes de procès final un peu longue. On vibre avec la méchanceté du King.
Avis de la communauté
Opinion du public
5.8k avis
7,3/10
4,4/5
Presse4,1/5
Spect.Les avis sur 'Killers of the Flower Moon' révèlent une fresque captivante et poignante, saluée pour sa réalisation magistrale et le jeu d'acteurs, notamment de DiCaprio et De Niro. Malgré sa longueur, le film fascine par son immersion dans une sombre page de l'histoire américaine, mêlant drame et thriller avec une touche de western.
👍 Interprétations magistrales et profondeur historique.
👎 Peut sembler excessivement long pour certains.
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Synopsis
L'histoire vraie des meurtres de plusieurs membres de la tribu indienne d'Osage en Oklahoma, assassinés après avoir trouvé du pétrole sur leurs terres dans les années 1920. Le FBI mène l'enquête.
Avis et Commentaires
2087 avisMise en place trop longue, le film est presque ennuyant par moment
TB
Excellent
Que dire… Le film est long, beaucoup trop long, je me suis ennuyé. L’histoire au premier abord sur l’Amérique des années 1920 était très attirante, je ne connais rien de cette époque-là, d’autant plus que c’est censé être tiré d’une histoire vraie. Mais bon, malheureusement, on rentre beaucoup dans les clichés plus ou moins vrais. Le jeu d’acteur de De Niro est fidèle à lui-même mais ici ce n’est pas du tout une qualité, ce côté mafieux italien ne colle pas avec l’environnement du film. Di Caprio… je n’ai pas pu m’empêcher d’y voir Marlon Brando comprendre qui pourra 😂 J’ai trouvé que le film ne racontait pas grand-chose au final, vous pouvez aller faire pipi en plein film vous ne louperez rien ! Points positifs, j’ai aimé les plans, les mises en scène et l’acting de la femme de Di Caprio. Dommage pour tout le reste.
Killers of the Flower Moon est un film magistral, au sens le plus plein du terme. Scorsese signe une œuvre ample, patiente, qui étire son récit sur plus de trois heures pour nous faire ressentir le poids étouffant de plusieurs décennies de violence et d’injustice infligées au peuple osage. Ce choix de durée, souvent perçu comme un risque, devient ici un véritable geste artistique : une manière de faire sentir dans le corps du spectateur la lenteur, l’accumulation et l’horreur systématique des faits. Le trio principal est exceptionnel. Robert De Niro compose un patriarche glaçant, un maître manipulateur dont l’hypocrisie tranquille inspire un dégoût constant. DiCaprio, dans un rôle d’idiot docile et influençable, trouve un registre inhabituel, une sorte de faiblesse tragique qui rend son personnage aussi pathétique qu’effrayant. Et Lily Gladstone, cœur battant du film, est absolument remarquable : douce, drôle, forte, brisée, elle porte en elle toute la dignité d’un peuple et fait exister chaque scène avec une justesse incroyable. La mise en scène est d’une beauté discrète mais implacable : grands espaces filmés comme des territoires pillés, intérieurs étouffants, petits gestes du quotidien qui prennent une dimension politique. Les seconds rôles sont tous précis, l’intrigue ne faiblit jamais, et malgré la longueur, pas une minute ne paraît de trop. Mais au-delà de la performance et de la technique, ce qui marque le plus, c’est le geste éthique du film. Scorsese déconstruit ici le mythe du pionnier américain pour montrer ce qu’il a souvent masqué : une entreprise de prédation brutale, calculée, presque industrielle. Le film est à la fois un récit criminel et un acte de mémoire. Un film immense, abouti, nécessaire : Scorsese au sommet de son art, offrant autant une histoire tragique qu’un regard lucide sur l’Amérique et ses fantômes.
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