
The Lobster
2015
•
Comédie / Drame
•
1h59
Emma Bergot a noté 7/10
C’était un film assez particulier, enfin pour tout dire très particulier. Je ne suis pas sure que cela soit mon préféré de Largos Lanthimos mais ça doit être aussi le moins explicite qu’il ait fait. C’était vraiment très très métaphorique. En revanche, j’adore que il retravaille avec les mêmes acteurs (Rachel Weisz, Olivia Colman et là nous avons en plus, le personnage principal Colin Farrel et la fameuse Léa Seydoux) et surtout j’ai adoré qu’il mélange différents styles. C’est-à-dire que c’est une dystopie formée sous l’angle de la comédie mais en même temps, c’est quelques fois tragique. On peut dire que c’est burlesque. Et c’est pour cela que. C’est vraiment très surprenant : on dépasse clairement les cadres ordinaires du cinéma. il faut quand même ajouter que le cadre de l’histoire n’est pas très facile à comprendre : j’ai dû chercher sur Internet à la fin du film pour un peu mieux comprendre. Cela parle donc d’une société où on serait obligé d’être en couple. Le personnage principal dont la femme l’a quittée pour un autre doit se rendre dans un hotel et trouver l’amour en une quarantaine de jours sans quoi il sera transformé en l’animal qu’il souhaite (pour lui, un homard). Pour trouver l’amour, les gens doivent aussi avoir une caractéristique en commun avec leur amoureux. Il va donc faire semblant d’être un sadique pour être en couple avec une femme mais celle-ci va le démasquer en tuant son chien qui était aussi son frère. Il va donc s’enfuir du centre et se retrouver dans le foret avec les rebelles. À l’inverse, dans cette foret, on a le droit de se masturber mais on n’a pas le droit d’avoir de relations amoureuses. C’est-à-dire que c’est juste une autre forme de dictature. Il va bien évidemment tomber amoureux d’une jeune femme, Rachel Weisz, avec qui ils vont essayer de se cacher des autres et surtout de la cheffe, Léa Seydoux (qui est particulièrement bonne ici). Mais elle va s’apercevoir de leur supercherie et va rendre aveugle la jeune femme (leur caractéristique commune à eux deux était la myopie). Ils vont donc quand même s’enfuir mais la dernière scène du film sera lui devant un miroir allant se pointer un objet dans les yeux pour se rendre aveugle. Ce qui est vraiment intéressant avec cette question des caractéristiques communes c’est qu’elle les tient jusqu’à en-dehors du centre et se présente vraiment comme quelque chose qui est soit essentialisé soit qui a été totalement assimilé par les individus. Cette dystopie est une critique frontale de la société actuelle : à quel point on cherche des personnes exactement comme nous avec les applications de rencontre part exemple et à quel point il y a une injonction au bonheur. Le seule problème c’est que ce n’est pas tout le temps très accessible et que le film peut vraiment être trop long à certains moments.
Avis de la communauté
Opinion du public
888 avis
7,5/10
3,4/5
Presse3,3/5
Spect.Les avis sur 'The Lobster' révèlent une appréciation pour son originalité et son approche satirique des normes sociales autour du célibat et des relations. Le film est salué pour son humour noir et son style unique, bien que certains trouvent le rythme lent et l'histoire parfois difficile à suivre. Les performances sont généralement appréciées, et la fin ouverte laisse place à diverses interprétations.
👍 Satire originale des relations sociales.
👎 Peut être lent et déroutant.
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Synopsis
Dans un proche avenir dystopique, les célibataires, en vertu des lois de la Ville, sont emmenés à l'Hôtel, où ils doivent trouver un partenaire romantique en quarante-cinq jours, faute de quoi ils sont transformés en animal et envoyés dans les Bois.
Avis et Commentaires
359 avis6.5/10
⭐️⭐️✨️ Es incómodo de ver, pero le bajé estrellas porque me dejó a la chica en el café esperando. 😭 Cómo me haces eso. Y puede que digan final con libre interpretación, pero cómo me lo dejas ahí. 😩 Lit me mostraste y te diste el tiempo para explicar las weas del hotel y del bosque y no me puedes dar un final y punto. Perderías la vista por la persona que amas para encajar en la regla de la ciudad de compartir una característica especifica con tu pareja? O finjirías ser ciego y te quedas con la persona que dices amar?
Pendant le film, on prends conscience rapidement de l'absurdité de ce qu'on nous présente, et pourtant... C'est original et plaisant à suivre. C'est drôle, triste à la fois. J'ai un peu moins apprécié les 15-20 dernières minutes.
The Lobster est un film assez génial, brillant dans son absurdité. Derrière son concept volontairement radical d’une société où le célibat est puni et où le couple devient une obligation politique, Yórgos Lánthimos livre une satire féroce de nos rapports contemporains à l’amour. Le film attaque frontalement le couple normatif, les croyances naïves autour de la “compatibilité” réduite à quelques traits superficiels, et plus largement une société où l’individualité se dissout sous la peur panique de la solitude affective. Lánthimos maîtrise parfaitement ce ton étrange, à la fois loufoque, glaçant et extrêmement précis. L’absurde n’est jamais gratuit : chaque règle, chaque situation pousse la logique sociale jusqu’au malaise, révélant à quel point ces normes sont déjà bien présentes dans notre réalité. Le film questionne ainsi nos définitions du bonheur, de l’amour et du compromis, jusqu’à l’aliénation totale. Il nous montre aussi qu’il n’y a aucune issue dans les extrêmes : le couple comme le célibat deviennent des systèmes totalitaires, régis par les mêmes mécanismes de contrôle et de violence. Colin Farrell est remarquable dans ce rôle froid, antipathique et maladroit, mais jamais totalement dénué de sensibilité. Sous cette carapace rigide, on devine une vulnérabilité qui rend le personnage attachant malgré lui. Le parallèle avec l’animal qu’il choisit (la langouste) fonctionne très bien, à la fois symboliquement et émotionnellement, et éclaire sa trajectoire de manière assez fine. Les dialogues et les interactions sont volontairement mécaniques, lunaires, parfois dérangeants, et c’est précisément ce qui fait la force comique du film. La vulgarité, souvent brutale et totalement déplacée dans le contexte des conversations, devient ici un outil absurde redoutablement efficace, renforçant le décalage permanent entre les personnages et leurs émotions supposées. La mise en scène et la photographie sont superbes, avec des cadres très composés et une utilisation marquante du ralenti (notamment dans la scène de chasse) qui accentue la violence sourde de cet univers. La musique, majoritairement classique, apporte une solennité presque tragique à des situations profondément absurdes, renforçant encore le malaise. Enfin, le final est particulièrement réussi. Il laisse le spectateur face à une question simple et vertigineuse : jusqu’où est-on prêt à aller pour se conformer aux normes sociales et affectives ? The Lobster ne donne pas de réponse, mais pousse la réflexion jusqu’à son point de rupture, avec une ironie froide et un sens du malaise parfaitement assumé.
Noté 8/10 par Isabelle Jorand
Bof grave longuet des fois





