Memory Image

Only the River Flows

2023

Thriller / Drama

1h41

Watch online

Prime Video

Starting from 3.99€

arrow right

Criterionchannel

Subscription

arrow right
M

Maoui plans to do

Community Reviews

Public Opinion

user icon

148 reviews

memorizer logo

6.1/10

allociné logo

3.3/5

Press

2.8/5

Spect.
logo memorizer

Discover if your friends have added it

More infos

Synopsis

Chief police investigates a series of murders in a riverside town in rural China in the 1990s. An arrest is made quickly, clues push the policeman to dive deeper into the hidden behaviour of the locals.

Reviews and Comments

47 reviews
Krys Aline J.
Krys Aline J.rated ★ 8/10
December 31, 2025

Plus qu’un récit policier sur une série de meurtres au bord d’une rivière, Only the River Flows est une traversée dans la psychologie tourmentée d’un flic, confronté à la misère humaine et au dysfonctionnement des institutions publiques. Un film fascinant et mystérieux. Critique : Curieuse idée que celle du ministre de la Culture d’installer le nouveau commissariat de police dans un cinéma qui n’est plus fréquenté. Mais le symbole est de taille, le gouvernement préférant les enquêtes policières à l’ouverture par la culture et l’art. C’est dans ce contexte particulier que le chef de police criminelle est confronté à un curieuse affaire où les assassinats s’accumulent au bord d’une rivière, mettant en cause une série de personnes qui vivent au cœur d’une campagne austère et délaissée par les pouvoirs publics. Shujun Wei situe l’action de son long-métrage en 1995, quelque part dans une province chinoise du Sud. L’occasion est trop belle pour décrire un état du pays où les services publics comme l’hôpital et la police sont en véritable désuétude et les populations vivent au fil des jours, sans la certitude qu’ils seront protégés par leurs gouvernants. Only the River Flows n’est a priori pas un film ouvertement pamphlétaire. Le cinéaste s’intéresse d’abord à son protagoniste, Ma Zhe, qui sombre peu à peu, au fur et à mesure de l’enquête, dans une série de doutes et de tourments autant professionnels que personnels. Sa jeune épouse est enceinte et la découverte d’un monde sordide, très pauvre, ne peut qu’interroger le père qu’il sera, d’autant plus que le bébé risque de naître handicapé. Le grain de la photographie est à l’image de ces mondes désolés qu’il traverse pour son enquête ; il pleut beaucoup, et les visages sont enfermés dans une tristesse profonde. Shujun Wei réalise une œuvre forte et sensible, mais résolument pessimiste. Il n’y a aucun espoir dans cette contrée, et peut-être plus généralement en Chine où les habitants n’ont aucune raison d’espérer des lendemains plus heureux. Le cinéaste déroule des thèmes très nombreux dans son film, lesquels thèmes touchent notamment à la question du handicap, de la maladie mentale, du déni de l’identité personnelle au profit du poids collectif et de la norme administrative. Il n’y a plus de cinéma pour illuminer l’existence des populations de Banpo. En ce sens, le spectateur s’interroge pendant tout le long-métrage de quelle Chine le réalisateur parle. Adapté d’une nouvelle de Yu Hua, le film est un hommage au cinéma, le réalisateur jouant avec plaisir avec la métaphore et la mise en perspective du réel à travers les pellicules qui s’empilent dans l’ancien théâtre de projection. Désormais, les sièges qui s’étendent devant la scène ont perdu leurs spectateurs pour des réunions d’officiers ou de représentants de l’État. Les trois longs-métrages de Shujun Wei ont tous été sélectionnés à Cannes. Cela témoigne d’une maîtrise totale de l’art cinématographique chez ce jeune réalisateur. Voilà un cinéaste qui sait jouer avec les couleurs, les lumières, qui n’abuse jamais des mouvements de caméra mais centre son récit sur l’intensité des dialogues. Le film parvient à rendre visible la psychologie sombre du protagoniste, mais aussi celle de tous ces êtres perdus qui peuplent les rues de Banpo. Only the River Flows est un film brillant, sensible, qui échappe avec brio à l’excès de longueurs dont peut souffrir un certain cinéma chinois. C’est une œuvre passionnante, qui joue avec la mélancolie, le rire et le sarcasme. https://www.avoir-alire.com/only-the-river-flows-shujun-wei-critique-47496

Johann Sence
Johann Sencerated ★ 7/10
August 10, 2025

Ceci n’est pas un polar. D’apparence polar des années 90 fortement repris de Memories of murder (on retrouve d’ailleurs la symbolique de la pluie qui s’infiltre filtre ici partout), le film tend fortement vers une ambiance lynchienne, paranoïaque et cauchemardesque. On se retrouve alors piégé dans un film qui avait tous les atours d’un genre pour finir en critique sociale au travers d’un individu qui semble complètement subir son environnement.

Mary Paz Muro
Mary Paz Murorated ★ 7/10
September 10, 2024

Film intéressant .. par moments confus mais original ..

Gd
Gilles de Laâgerated ★ 9/10
August 19, 2024

Film avec un rythme et une ambiance très prenante mais sans violence exacerbée. Un peu onirique et très bien rythmé et organisé

Tl
Thomas le vaillantrated ★ 5/10
August 15, 2024

De Shujun Wei • 2024 • 1h42 • avec Yilong Zhu, Chloe Maayan, Tianlai Hou, Tong Lin Kai, Yan Hexiang. Dans les années 1990, en Chine. Trois assassinats sont commis dans la petite ville habituellement fort paisible de Banpo, dans le centre du pays. Ma Zhe, le chef de la police criminelle, est chargé de tenter d'élucider cette affaire. Un sac à main abandonné est rapidement découvert au bord de la rivière, tandis que des témoignages de passants désignent plusieurs suspects et brouillent les pistes. Alors que l'enquête piétine, l'inspecteur Ma, totalement dépité, est confronté à la noirceur de l'âme humaine. Alors que sa hiérarchie le presse de trouver un coupable, le policier s'enfonce dans le doute... ▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️ Dans ce polar chinois auréolé d’un beau mystère, tout est peut-être dit dès la première scène. À travers les couloirs d’un immeuble, un gamin déguisé en policier poursuit quelques garnements, les voit disparaître, les cherche, ouvre une porte et se retrouve face au vide… Dans une petite ville de la Chine du sud, le chef de la police criminelle, Ma Zhe, cherche, lui, l’assassin d’une vieille femme. Mais, malgré les suspects, presque trop nombreux, que ce beau gosse en blouson de cuir parvient à identifier, la vérité lui échappe. Et c’est sur un chemin solitaire qu’il s’aventure, doutant de lui-même, tourmenté par une incertitude grandissante : a-t-il été décoré de l’ordre du mérite ou bien a-t-il seulement rêvé cela ? Sa stature et son autorité ne vaudraient-elles pas mieux qu’un déguisement ? La singularité de cet univers met en lumière le talent de Wei Shujun, un jeune réalisateur né en 1991, déjà sélectionné plusieurs fois au Festival de Cannes. Visuellement, Only the River Flows est d’une richesse réjouissante. Réalisme et onirisme poétique s’y mêlent dans l’étrangeté et parfois l’humour, les visions frappantes abondent. Tout le commissariat et son grand patron, amateur de ping-pong, s’installent dans un ancien cinéma dont le vieil écran finira, lorsque les meurtres se seront multipliés, par montrer des images des faits, tournées par une caméra en feu… D’énormes morceaux de viande sont utilisés pour déterminer le type de couteau qui a blessé à mort la première victime. Mais quand, peu après, Ma Zhe s’approche d’un fou désigné comme le coupable, la brutalité laisse place à l’abstraction d’un moment suspendu : le fou regarde flotter un vêtement sur l’eau et le fait couler en posant des pierres dessus. Sur des plans montrant une campagne pluvieuse et désolée résonne l’inattendue Sonate au Clair de lune, de Beethoven. Et, à la sortie du commissariat-cinéma, un cadavre tombe littéralement du ciel, fracassé sur le toit de la voiture de Ma Zhe. Un imaginaire à la “Twin Peaks” Wei Shujun a voulu situer dans les années 1990 et tourner sur pellicule ce thriller fantasque et fantomatique volontiers insaisissable, qui ouvre autant de pistes esthétiques que romanesques. Certaines semblent purement décoratives mais toutes séduisent, comme cette histoire d’un amour interdit entre un professeur de poésie et une ouvrière qui lui laisse un message enregistré sur une cassette de chansons sentimentales. On pense à la série , créée par David Lynch, qui démarra justement en 1990. Un imaginaire fertile crée ici un écran de fumée qui ne masque pas totalement une réalité désespérée. Ainsi, ce coiffeur qui s’accuse du crime, peut-être simplement parce qu’il cache sous son lit une perruque blonde et une robe de femme. Une dimension plus clairement politique prend peu à peu toute son importance à travers le personnage de Ma Zhe et son refus de s’en tenir à la résolution officielle de l’enquête, que son supérieur pongiste considère rapidement bouclée. Après une dispute avec sa femme, Ma Zhe fait disparaître plusieurs pièces du puzzle que celle-ci était en train de finir et le découvre pourtant, un peu plus tard, terminé, accroché au mur. Il faut que l’image soit parfaite. Celle de la police, celle de la victoire du bien sur le mal. Tout est en ordre dans un pays aux ordres. Mais dans le sillage d’un enquêteur en blouson de cuir, le doute s’est immiscé partout. TÉLÉRAMA • Par Frédéric STRAUSS • Publié le 10 juillet 2024.

Krys R
Krys Rrated ★ 6/10
August 14, 2024

???

Trailer

List