
La haine
1995
•
Drame
•
1h38
Kar He a noté 7/10
**Résumé de *La Haine* (1995)** *La Haine*, réalisé par Mathieu Kassovitz, suit une journée dans la vie de trois jeunes hommes vivant dans une banlieue parisienne après une nuit d'émeutes. Vinz (Vincent Cassel), Saïd (Saïd Taghmaoui), et Hubert (Hubert Koundé) sont confrontés à la violence, la désillusion, et la répression policière. Leur quotidien est marqué par le racisme, la pauvreté, et l'aliénation, et le film explore leur détresse et leur quête de sens dans un environnement hostile. **Critique du Film** 1. **Représentation de la Violence et de l'Injustice Sociale** *La Haine* offre une critique percutante de la violence sociale et policière. En mettant en lumière les conditions de vie difficiles des jeunes dans les banlieues, le film expose les frustrations et les tensions qui alimentent les émeutes et la violence. La violence est montrée comme un cycle perpétuel, exacerbée par l'oppression et la répression. 2. **Réalisme et Esthétique** La réalisation en noir et blanc accentue le réalisme et la gravité des thèmes abordés. Cette esthétique renforce la dimension documentaire du film, soulignant l'universalité et la dureté des expériences vécues par les personnages. La mise en scène, avec ses plans longs et ses mouvements de caméra, immerge le spectateur dans l'intensité des émotions et des situations. 3. **Dynamique des Personnages** Les personnages de Vinz, Saïd, et Hubert sont dépeints avec une profondeur et une complexité qui reflètent les différentes facettes de la vie dans les banlieues. Vinz est impulsif et cherche la violence comme moyen d'expression, Saïd est plus enclin à la plaisanterie, tandis qu'Hubert aspire à échapper à la violence et à construire une vie meilleure. Le contraste entre leurs personnalités illustre les diverses réponses aux conditions difficiles auxquelles ils sont confrontés. 4. **Critique de la Société et des Institutions** Le film critique les institutions, notamment la police et les médias, qui jouent un rôle dans la perpétuation de la violence et de la marginalisation. La réaction des forces de l'ordre, souvent brutale et injustifiée, est un reflet de la fracture entre les autorités et les communautés marginalisées. La couverture médiatique est également présentée comme opportuniste et superficielle, contribuant à l'aggravation des tensions sociales. **Conclusion** *La Haine* est une réflexion puissante et incisive sur la violence sociale, l'injustice, et la marginalisation. Par son approche réaliste et sa représentation sincère des défis auxquels sont confrontés les jeunes dans les banlieues, le film reste une œuvre d'une grande pertinence sociale et politique. Il invite à une prise de conscience des problèmes systémiques et des dynamiques de pouvoir qui affectent les communautés défavorisées.
Avis de la communauté
Opinion du public
9.5k avis
8,3/10
4,6/5
Presse4,1/5
Spect.Les spectateurs sont captivés par 'La Haine', louant sa puissante représentation des tensions sociales et la performance intense de Vincent Cassel. Le choix du noir et blanc est très apprécié, ajoutant une dimension esthétique qui renforce le message poignant du film. Les scènes, bien que parfois dures, sont jugées nécessaires pour illustrer la réalité brutale des banlieues. Le film est perçu comme un miroir de la société, toujours pertinent malgré les années.
👍 Esthétique en noir et blanc captivante.
👎 Début peut sembler lent.
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Synopsis
24 heures dans la vie de trois jeunes de banlieue en France au lendemain de violentes émeutes.
Avis et Commentaires
2106 avis# Note : 6.5 / 10 - Le film montre la **violence sociale et policière** dans les banlieues françaises, et comment elle crée un cercle vicieux : la haine appelle la haine. - L’histoire se déroule sur **24 heures**, ce qui donne un sentiment d’urgence et d’enfermement, comme si tout menait inévitablement vers une explosion. - Les trois personnages principaux représentent des **réactions différentes face à la violence** : - **Vinz** : la colère et la vengeance - **Hubert** : le calme, la réflexion, l’envie de s’en sortir - **Saïd** : l’entre-deux, souvent ironique, qui tente d’apaiser - Le film insiste sur le **sentiment d’exclusion** : manque d’avenir, mépris, contrôles policiers humiliants. - Le noir et blanc renforce le côté **réaliste et brutal**, sans embellir la situation. - Le film se distingue par de **beaux plans très travaillés**, malgré son réalisme. Les mouvements de caméra fluides, les plans larges sur la cité et certains plans symboliques (comme le travelling autour des personnages ou les gros plans sur les visages) donnent une vraie force visuelle au film. Le noir et blanc met en valeur les contrastes et rend les images marquantes, presque intemporelles, tout en restant ancrées dans le quotidien. - La phrase clé du film : _« Jusqu’ici tout va bien »_ → ce n’est pas la chute qui compte, mais **l’impact à la fin**. **Résumé :** Le film suit Vinz, Hubert et Saïd pendant une journée et une nuit dans leur cité de banlieue parisienne, au lendemain d’une émeute. Abdel, un jeune du quartier, est hospitalisé dans le coma après une intervention policière. Vinz a récupéré un pistolet perdu par un policier et promet de s’en servir si Abdel meurt. Les trois amis passent la journée dans la cité puis à Paris, où ils vivent plusieurs altercations, notamment avec des policiers et des habitants, avant d’être arrêtés puis relâchés. De retour dans leur quartier au petit matin, ils apprennent qu’Abdel est mort. Peu après, une nouvelle confrontation éclate avec la police. Vinz est abattu accidentellement par un policier lors d’un face-à-face tendu. Le film se termine par une confrontation armée entre Hubert et le policier responsable, tandis qu’un coup de feu retentit sans que l’on sache qui a tiré.
Noté 9/10 par Titouan Quiec "Recommandé par Louka Gourret"
C'est un bon film, le noir et blanc est vraiment sympathique. Problème c que j'ai vu bac nord avant et que le film semble avoir mal vieilli par rapport a aujourd'hui mais il reste super intéressant.
Banger que j'aurais du voir il y a deja un moment. Enfaite vous connaissez cest ma cam ce genre de film humoristique mais fait passer des messages forts qd meme Ici cest la rue cest la police cest l'injustice. Les acteurs rien a redire je comprend pk chaque scene est culte et repris par tous meme techniquement parlant La compo d'image est tres stylé car tjs en 3 dans un reflet, en arriere plan tout est pensé Fin proche de la réalité encore une foism
Dommage pour le choix du noir est blanc, mais très bon film
C’est l’histoire d’une société qui se répète : jusqu’ici, tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien.





