
Conversation secrète
1974
•
Policier / Drame
•
1h53
Avis de la communauté
Opinion du public
129 avis
7,1/10
4,7/5
Presse3,7/5
Spect.Découvrez si vos amis l'ont ajouté
Plus d'infos
Synopsis
Spécialiste de la filature, Harry Caul est engagé pour suivre un couple et enregistrer leur conversation. Une fois sa mission accomplie, Caul écoute la bande sonore. La banalité des propos le surprend. S'agit-il d'un code secret?
Avis et Commentaires
56 avisConversation secrète s’ouvre sur un plan magistral, long et vertigineux, multipliant les points de vue, les zooms et les angles d’observation. Dès cette première séquence, Coppola pose les bases de son film : le regard, l’écoute, la distance, et surtout la difficulté à saisir le réel dans sa totalité. Une ouverture brillante et très plaisante. La mise en place est volontairement mystérieuse, parfois un peu trop étirée, et laisse longtemps le spectateur dans un flou qui peut devenir frustrant. À l’image de son personnage principal, le film prend le risque de maintenir une distance froide avec son public. Gene Hackman incarne un homme secret, presque hermétique, dont on peine à saisir les motivations et les émotions, ce qui rend l’attachement difficile. Ce choix peut clairement rebuter et donner l’impression d’un récit qui se cherche ou qui refuse de livrer des clés. Mais avec le recul, cette opacité peut faire sens : à mesure que le film avance, on comprend que ce mutisme est moins une posture qu’une carapace fragile, appelée à se fissurer sous le poids de la paranoïa. Le casting secondaire est un vrai plaisir, avec le retour de fidèles de Coppola comme John Cazale et Robert Duvall, ainsi qu’un jeune Harrison Ford très convaincant. Le film affiche aussi un véritable attrait pour la technologie, avec une multitude de gadgets d’espionnage qui, pour l’époque, ont quelque chose de fascinant. Cette obsession technique se matérialise notamment dans le décor du laboratoire-hangar, espace froid, presque vide, rendu étonnamment vivant par des détails incongrus comme ces tours en Vespa qui lui donnent une identité unique. Visuellement, le film est d’une maîtrise impressionnante. La photographie est superbe, que ce soit dans les architectures extérieures au fort accent brutaliste ou dans les intérieurs aux compositions très soignées. Coppola multiplie les prises de vue inhabituelles, souvent lointaines ou globales, avec des lumières précises. Les plans sont souvent longs, parfois fixes, et participent à cette atmosphère de contrôle et d’observation constante. La séquence du meurtre à l’hôtel est un sommet du film : une montée de tension portée par un jeu d’acteur précis et une musique stridente puis cette image marquante des toilettes qui débordent de sang, aussi brutale que symbolique et posant un flou sur ce qui relève du réel et ce qui relève du fantasme. Le retournement de situation qui s’ensuit est assez imprévisible et remarquablement amené, donnant au film une profondeur supplémentaire. La fin est assez poétique. Le personnage, désormais rongé par la paranoïa, laisse éclater sa rage en désossant entièrement son appartement à la recherche d’un micro qui n’existe peut-être plus ou qui n’a peut-être jamais existé. Le voir ensuite jouer du saxophone, seul, dans ce décor détruit, sur un rythme jazz mélancolique, est une conclusion forte et ouverte. Un doute subsiste : ce micro qu’il traque n’est-il pas justement cette technologie “harmonica” développée par son concurrent, dissimulée dans le téléphone ? À mes yeux, Conversation secrète a mieux vieilli que Blow Out, pourtant sorti sept ans plus tard. Les deux films sont très proches dans leurs thèmes et leurs registres, mais là où De Palma brille par son côté geek et sa manière de filmer la technologie, Coppola propose une œuvre plus dense, plus sourde, et surtout moins datée.
Lent angoissant flippant personnages déséquilibres .. Amusant de revoir la technologie des années 70.
Très bon film Personnage Paranoïaque Belles prises de vue. Scénario joue sur les apparences trompeuses. Belle scène avec la fille d'un soir qui est vraiment très "collante" pour être honnête. Scène finale impressionnante il détruit tout l'appartement pour trouver un éventuel micro
Recommended by Gabriel Brunier-Coulin Arte la Palme d'or lors du festival de Cannes 1974 Influencé par Blow Up - « trilogie des points de vue »
Palme d'or festival de Cannes 1974
Étrange film - Arte tv





