
Predator : Dark Ages
Pierre Martin rated 7/10
Un format idéal pour réaliser un moyen métrage fan service de l'alien le plus badass : le predator. Il est plus réussi que les 3 suites réalisées suite à la réussite du premier volet et rend bien hommage à l'antagoniste. L'idée d' introduire dans une période Moyenne-Âgeuse est franchement cool et évoque bien l'idée (trop peu travailler jusqu'ici) que l'alien chasse les humains depuis la nuit des temps. Cependant c'est dommage que le combat entre les 2 soit peu entraînant avec une mauvaise prise de vue. Une très bonne réalisation cependant, avec de beaux plans et des acteurs qui font bien le taff, le protagoniste ayant d'ailleurs interprété par un acteur ayant déjà joué un rôle tertiaire dans AVP ainsi que de nombreux rôles de chevalier (Le roi Arthur, Reign of futur). J'ai trouvé ça dommage que le film ne travaille pas plus le personnage femme qui disparaît dans les premières et donne raisons aux remarques mysogines mais bien présentent à l'époque. De même, dans l'un des films Predator déjà sorti, il est évoqué que le predator chasse les humains et revient toujours plus fort chaque année en s'étant adapté à la proie. Il aurait donc pu aller de soi qu'une dizaine de siècles auparavant, le prédateur ne possède pas encore tout son matériel et aurait pu s'inspirer du matériel humain pour créer des armes que l'on retrouve dans les autres films (le Filet, le shuriken volant...). J'ai pourtant bien aimé la fin qui ne laisse pas gagner le protagoniste, chose qui aurait pu paraître pour une facilité scénaristique s'il avait emporté le combat. Ici l'intrigue se termine sur la réconciliation entre le sarrasin et le chevalier qui introduisait le sujet de la croyance avec les démons, le destin et les désirs de dieu qui a amené les 2 hommes à des conflits. La conclusion réconcilie donc les deux survivants en évoquant une entité autre que démoniaque ou divine. En résumé le fan service est assumé mais bien réalisé bien que l'histoire n'est pas forcément trop réfléchie et certains thèmes sont mieux évoqués en un moyen métrage de 30 minutes qu'en un blockbuster de 2h. On peut d'ailleurs se demander si le message précisant que c'est film pour les fans mène à la censure de certaines idées car l'auteur n'a pris aucune prise de risques alors que le format introduit était idéal.